Le désenchanté fut publié en 1950.S'il est inspiré de la chute de Scott Fitzgerald Budd Schulberg nous donne là une oeuvre follement romanesque dans le bon sens,peignant dans un même maelstrom les débuts de la folie de Zelda(ici nommée Jere) et la débandade boursièrede la fin des Roaring Twenties.Dans romanesque il y a roman et quel roman,quelle histoire fabuleuse de champagne et de gueules de bois,de parties dignes de Gatsby et de déchéances tôt venues.
Manley Halliday qui fut il y a presque vingt ans un écrivain adulé se voit contraint à faire le tacheron pour les producteurs d'Hollywood(attention,pas tous incultes).Cornaqué par un jeune espoir du scénario,fauché comme c'est pas permis,retrouvera-t-il le génie,ou simplement le talent,ou encore plus simplement la recette du retour en grâce?
Schulberg traite admirablement d'un univers qu'il connaît bien.De Manhattan à Paris,de Berlin aux Alpes enneigées,zébré de retours au passé parfaitement inclus dans la progresssion qui va vers l'ultime,
Le désenchanté est un très grand livre pas seulement sur l'usine à rêves,mais plus sûrement sur la brûlure d'un talent phénix qui n'en finit pas de ne pas renaître.
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Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.