sentinelle Zen littéraire

Age : 38 Inscrit le : 20 Juil 2007 Messages : 4165 Localisation : Belgique
| Sujet: Cynthia Ozick Jeu 27 Mar 2008 - 13:32 | |
| Cynthia Ozick

Cynthia Ozick, essayiste, critique et romancière américaine, est née le 17 avril 1928 à New York. Elle est un des auteurs les plus connus de la littérature juive américaine et surtout connue pour ses écrits sur la vie des juifs américains. Elle trouve son inspiration dans ses origines, dans la tradition et dans l'histoire juive.
Bibliographie
• 2007 : Les Papiers de Puttermesser • 2005 : Un monde vacillant • 1989 : Le châle • 1987 : Le messie de Stockholm • 1983 : La galaxie cannibale • 1982 : Lévitation • 1971 : Le rabbi paien |
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sentinelle Zen littéraire

Age : 38 Inscrit le : 20 Juil 2007 Messages : 4165 Localisation : Belgique
| Sujet: Un monde vacillant Jeu 27 Mar 2008 - 13:35 | |
| Un monde vacillant

Quatrième de couverture
| Citation: | Rose Meadows a dix-huit ans lorsqu'elle entre au service des Mitwisser, des Juifs berlinois qui ont dû fuir la montée du nazisme et ont échoué dans le Bronx. Dans cette famille sans le sou, irritable à l'excès, chacun semble jouer une partition de soliste incompatible avec celle des autres.
Rudolph Mitwisser, le père, illustre homme de lettres, spécialiste des Karaïtes - une secte juive dissidente du IXe siècle - vit plongé dans ses ivres. Elsa, sa femme, refuse ce nouveau monde et cette nouvelle langue, et semble avoir perdu la raison. Autour d'eux leurs cinq enfants, sous la houlette de l'aînée, l'arrogante et passionnée Anneliese, découvrent l'Amérique, sa brutalité et ses vices.
Nous sommes en 1935, le Bronx n'est alors qu'une vaste étendue sauvage aux confins de la grande ville. Condamnés à vivre en marge du monde et d'eux-mêmes, tous attendent le retour de leur bienfaiteur, James A'Bair. Diable sorti de sa boîte, ce personnage énigmatique et richissime arrive à point pour redistribuer le jeu. Cynthia Ozick raconte le déracinement, l'exil et la folie qui guette, mais aussi le vertige des apparences et la tentation de l'idolâtrie. |
Et bien voilà, tout est dit dans le résumé ! En parcourant les avis des lecteurs sur le web, je fus très étonnée de constater que ce roman faisait partout l'unanimité.
Ce fut tout le contraire en ce qui concerne : j'ai dû batailler ferme pour ne pas l'abandonner à multiples reprises tellement je m'y ennuyais. J'avais l'impression que l'auteur nous répétait inlassablement la même chose à chaque page, impression de tourner en rond autour des mêmes sujets, répétitions dans sa manière de les aborder aussi.
Tout n'est pas mauvais, loin s'en faut ! L'auteur arrive à mettre en place un climat sombre, lourd avec des personnages originaux, chacun barricadé derrière leur propre système de défense afin d'essayer de surmonter à leur manière l'angoisse provoquée par l'exil rendu nécessaire suite à la montée de l'antisémitisme sévissant en Allemagne.
Mais c'est justement là que le bât blesse : j'ai eu du mal à y croire vraiment à cette famille. Il y a un je ne sais quoi d'artificiel chez ses membres, tellement typés dans leur folie.
Le fait que l'auteur traite les difficultés du déracinement par l'intermédiaire de personnages aussi torturés et atypiques que Rudolph Mitwisser, Elsa et leurs cinq enfants a desservi en ce qui me concerne le propos du roman. |
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bertrand-môgendre Sage de la littérature

Age : 53 Inscrit le : 03 Fév 2007 Messages : 1127 Localisation : ici et là
| Sujet: Re: Cynthia Ozick Sam 10 Mai 2008 - 17:24 | |
| un monde vacillant de Cynthia Ozick
Broché: 407 pages Editeur : Editions de l'Olivier (26 août 2005) Collection : OLIV. LIT.ET ISBN-10: 2879294568
Biographie de l'auteur Cynthia Ozick est née dans le Bronx en 1928, de parents russes chassés par les pogroms du début du siècle. Fille spirituelle de Franz Kafka et de Henry James, elle a bâti une œuvre qui interroge l'identité juive, ses traditions et son histoire. À ses recueils de nouvelles (Le Rabbi païen, Lévitation) et ses romans (Le Messie de Stockholm, La Galaxie cannibale, Le Châle) viennent s'ajouter des essais sur la littérature anglo-saxonne et quelques incursions vers le théâtre. Lauréate de la fondation Guggenheim, de l'American Academy and National Institute for Arts et du D'Henry Prize, elle collabore régulièrement au New Yorker et au New York Times.
Mon commentaire. Sous forme de chroniques, Ozick raconte la vie de réfugiés juifs sur le continent américain. À la manière d'Imre Kertèsz, sa forme d'écriture donne aux parenthèses, le souci du perpétuel retour en arrière, pour tenter de ne rien oublier dans les souvenirs parfois confus qui comblent sa mémoire, de peur qu'ils ne s'éteignent à jamais. Elle témoigne de son temps, elle transmet sa vie étonnante. Cette façon d'écrire rend ennuyeux le récit constitué d'une suite de faits rébarbatifs qui ont tendance à m'éloigner de ce monde poussiéreux. Par exemple, la perte d'une enveloppe bleue contenant l'argent gagné par le personnage principal, donne lieu à un chapitre sans intérêt. Des longueurs, de la monotonie dans le ton définissent sûrement cette vie éprouvante en pays étranger. Un témoignage de plus, permettant de ne pas oublier la folie des hommes.(bertrand-môgendre) |
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