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 John O'Hara

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kenavo
Zen Littéraire


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MessageSujet: John O'Hara   Mer 5 Déc 2007 - 12:26



John O'Hara (1905 - 1970) est un écrivain états-unien du début du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux romans et d'une centaine de nouvelles.

Biographie
Ami d'Ernest Hemingway et de Francis Scott Fitzgerald, John O'Hara a écrit de nombreux feuilletons et nouvelles pour le magazine américain The New Yorker. Ses scénarios et ses romans ont été très bien accueillis par la critique au point qu'on le surnomma le "Balzac américain".
L'univers de ses livres tourne autour de tous les problèmes liés à la récession et à la prohibition dans l'Amérique des années 1930. Mais sa vie tumultueuse avec de nombreuses femmes, ses excès de boisson et son passé peu glorieux (il quitta très vite l'école pour gagner sa vie en tant que mécanicien, secrétaire, steward, gardien de parc, camelot, reporter...) le mirent au ban des grands écrivains américains.
La critique n'a pas cessé pour autant de parler de l'enfant prodige de Pottsville. Ces derniers romans (pas tous traduits en français), 10 rue Frédérique, From the terrace, À corps perdu, sont considérés comme des échecs dans sa production romanesque; mais ils décrivent avec une telle acuité la vie quotidienne de l'Amérique puritaine que l'on peut facilement oublier leurs quelques longueurs.
Une des œuvres majeures de John O'Hara est Rendez-vous à Samarra, qu'il publia en 1934 et dont Hemingway disait : « Si vous rêvez d'un roman magnifique, écrit par un auteur qui maîtrise parfaitement son sujet, lisez Rendez-vous à Samarra ». Chef d'œuvre d'une peinture de la bourgeoisie des villes secondaires aux États-Unis, ce roman est d'abord une étude fine et sensible de Julian English qui par des actes de rébellion signe son autodestruction. Citons aussi un roman féminin, Gloria (l'histoire d'une femme qui se dresse contre une façon normale de vivre et met avant tout son indépendance en avant) qui fut adapté au cinéma et incarné par Elizabeth Taylor.
Un écrivain qui s'est battu contre la grande et la moyenne bourgeoisie dans tout ce qu'elle avait d'étriqué et d'hypocrite. Souvent, cependant, sa révolte le mène au même point, celui de non retour.

Source : Wikipedia

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kenavo
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MessageSujet: Re: John O'Hara   Mer 5 Déc 2007 - 12:26

Rendez-vous à Samara

Présentation de l'éditeur
La veille de Noël, à la soirée du club sportif où fréquente l’aristocratie industrielle de Gibbsville, Julian English lance son verre à la figure de Harry Reilly…pour rien, simplement parce que Julian en a assez de la figure de Harry. Et, par ce geste, apparemment dénué de sens, Julian a fixé sans le savoir ce rendez-vous qui ne saurait s’annuler. Il mettra deux jours à s’y rendre, pas plus. Et tout ce qu’il fera, la moindre de ses paroles, au cours de ces 48 heures, le rapprochera de l’inexorable inconnue. C’est en vain qu’il cherche un refuge dans l’amitié de ses copains, l’amour de sa femme, l’alcool…en vain qu’il rend la route et s’évade ; lui-même, avec acharnement, déçoit sa femme et ses amis, leur livre de lui une image ignoble, et fausse ; il rebrousse chemin sans pouvoir s’enfuir et seul l’alcool lui est secourable, l’enveloppant de conscience, de torpeur, pour l’amener, insensibilisé, au ‘rendez-vous’.


Mon avis
Ma découverte d’auteurs américains a commencé avec John Updike – et non pas seulement je veux le citer dans le contexte avec le roman de John O’Hara – mais dans l’édition anglais, c’est aussi lui qui a écrit la préface de ce livre.
Avant de lire d’autres auteurs américains, j’ai toujours cru que John Updike avait inventé le ‘roman des banlieues’ – et naturellement j’en ai découvert d’autres – qui ont à un certain moment ou un autre donné une image à des petites villes ou les faubourgs des grandes villes.
John O’Hara est pour l’instant ma dernière découverte qui en plus est pour l’instant le teneur du titre ‘inventeur’ de ce genre d’histoire !
Rendez-vous à Samara est non pas seulement l’histoire du déclin sociale de John English – mais l’histoire de toute une petite ville en Amérique des années 30 (avec pour fond la récession et la prohibition de ces années).
Un critique littéraire assez connu en Allemagne aime dire ‘Qu’est-ce que ce roman me rapporte ?’ J’ai souvent cette phrase en mémoire quand je lis un livre – parfois c’est seulement pour le plaisir de lire, pour découvrir un nouveau style, pour savourer l’art de créer des superbes dialogues, pour la découverte de caractères intéressants, pour le charme de se trouver dans des situations nouvelles – chez John O’Hara c’est tout cela !

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kenavo
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MessageSujet: Re: John O'Hara   Mer 5 Déc 2007 - 12:27

La fille sur le coffre à bagages (*)

Quatrième de couverture :
Au début des années 30, James Malloy est attaché de presse pour une société de production cinématographique qui le charge d'accompagner Charlotte Sears pendant son séjour à New York. L'affection qui naît entre eux pousse James à faire pression sur Joe Finston, l'agent de Charlotte, pour qu'il renonce à lui faire jouer le rôle d'une femme mûre et lui confie plutôt celui qu'elle convoite dans une comédie musicale. Son argument est de poids. Charlotte est la maîtresse de Thomas Hunterden, un homme d'affaires riche et influent, lié à la pègre.
Mais, de retour d'une réception dans la haute société new-yorkaise, ……
(ici j’interromps l’éditeur – il en dit TOUT)..la vie de tous les trois va changer !


Mon avis
Ce roman est particulier – j’hésite presque de l’appeler ‘roman’ – on pourrait dire que c’est une pièce de théâtre – 85% des 125 pages sont du dialogue ! Mais pas n’importe lequel !
Il arrive à créer avec ses dialogues des scènes et atmosphères – mieux que d’autres auteurs avec beaucoup plus de mots. Et bien qu’on n’est qu’à ‘l’extérieur’ des protagonistes – avec les dialogues on ne nous montre pas leurs pensées et émotions – on ne doute pas un moment des sensations entre les différentes personnes qui sont en train de discuter.
Un roman remarquable qui m’a fait encore plus envie de découvrir d’autres romans de ce auteur (en ce qui concerne ces nouvelles du temps du New Yorker, je ne prévois pas de les lire tous – ils sont rassemblés dans une éditions à 10 volumes !!)


(*) j'aime mieux le titre original: Sermons and Soda-Water!

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Marie
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MessageSujet: Re: John O'Hara   Dim 30 Déc 2007 - 0:21

Merci, Kenavo, c'est noté!
Excuse moi, j'ai du mal à tout lire et avais laissé passer ce fil.. Embarassed

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kenavo
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MessageSujet: Re: John O'Hara   Dim 30 Déc 2007 - 0:25

Marie a écrit:
Merci, Kenavo, c'est noté!
Excuse moi, j'ai du mal à tout lire et avais laissé passer ce fil.. Embarassed
Oh non, Marie - pas besoin de t'excuser! Je n'arrive toujours pas à suivre ici et il y en a encore des tonnes de fil que je n'ai pas même ouverts.. je suis heureuse que tu l'as vu maintenant.. et de toute façon des romans comme John O'Hara les a écrit - ils ont tout leur temps d’attendre.. ils ne vont pas perdre leur validité Very Happy

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Bellonzo
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MessageSujet: Re: John O'Hara   Sam 22 Aoû 2009 - 12:13

O'Hara l'inconnu



Hier totalement inconnu de mes services(c'est à dire de moi) John O'Hara(1905-1970) serait l'alter ego des Dos Passos, Hemingway, Fitzgerald et autres que je révère.Pour une fois seul le hasard m'a fait choisir cet auteur à la bibliothèque locale:il était là en évidence et je l'ai pris après avoir lu le verso.

Une lueur de paradis(Bernard Pascuito Ed.) est un livre bref qui ne s'embarrasse pas de scories.Courte histoire ayant pour cadre Hollywood le roman présente les apparences d'un thriller familial avec père prodigue revoyant ses enfants adultes et discussions qui tournent mal.Le narrateur,scénariste assez besogneux comme le furent tant d'écrivains majeurs dont O'Hara lui-même, se révèle vite impuissant à empêcher la fatalité. Je ne suis pas sûr que cet auteur soit si important.Il est néanmoins un très habile trousseur de ce type d'histoires où la psychologie se réduit à quelques traits et où l'intérêt n'a pas le temps de faiblir.

En piochant je viens d'apprendre qu'O'Hara avait en fait été adapté plusieurs fois avec La Vénus au vison,Du haut de la terrasse,10,rue Frederic ou La blonde et la rousse.Bon sang mais c'est bien sûr!

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kenavo
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MessageSujet: Re: John O'Hara   Sam 22 Aoû 2009 - 15:16

Bellonzo a écrit:
Je ne suis pas sûr que cet auteur soit si important.
c'est certain qu'il était 'important' pour d'autres, notamment des écrivains qui se sont inspirés, qui ont eu plaisir de lire ses livres et dont quelques uns ont puisé pour leurs propres livres..

Par exemple Hemingway que tu cites volontiers, a dit: If you want to read a book by a man who knows exactly what he is writing about and has written it marvelously well, read Appointment in Samarra

si vous voulez lire un livre d'un homme qui sait exactement qu'est-ce qu'il écrit et qui l'a fait merveilleusement bien, lisez Appointment in Samarra
Very Happy

je ne sais pas s'il est important pour toi de lire d'autres livres de lui, mais en tout cas je suis contente de voir ce fil remonter.. Wink

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