
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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| | | Auteur | Message |
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Babelle Zen littéraire

Messages: 3727 Inscription le: 14/02/2007 Localisation: FSB
 | Sujet: Theodore Roszak Lun 7 Juil 2008 - 9:33 | |
| L'Enfant de cristal (éd. Le Cherche midi) Belle lecture estivale avec le personnage de Julia Stein, devenue gérontologue suite aux recherches passionnées dont elle fit preuve durant ses études de médecine. Elle était la seule à maintenir en vie plus longtemps les vieillards du programme d'étude, en les incitant à faire fonctionner leurs capacités intellectuelles ou cérébrales, tout en y trouvant du plaisir. Dans sa clinique, elle décide de prendre en charge un enfant de 7 ans atteint de progéria (la maladie de la vieillesse). Il est maigre, voûté, la peau desséchée, le corps d'un vieillard à la démarche vacillante. Une relation humaine intéressante sans larmoiement, une réflexion sur la vieillesse, notre désir de retenir le temps, notre capacité à ne pas "laisser aller"...  | Citation: | | Né en 1933, Theodore Roszak vit actuellement à San Francisco où il est professeur à l’université de Berkeley. Sociologue, historien et écrivain, il a contribué à populariser le concept de « contre-culture » en 1969 en publiant The making of Counter Culture. |
| Citation: | | Bibliobs> "Avec une habileté rare, Theodore Roszak tient son lecteur en haleine jusqu'à un dénouement éblouissant. L'auteur, qui fut un pape de la contre-culture aux Etats-Unis, s'insurge, à travers cette fable, contre le rationalisme scientifique et contre les valeurs matérialistes qui guident le monde. Aux frontières de la science-fiction, du fantastique, du thriller..." |
_________________ Chaque - Oiseau - A la couleur - De son cri. (poèmes, Malcolm de Chazal)
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|  | | sentinelle Zen littéraire

Messages: 5701 Inscription le: 20/07/2007 Age: 39 Localisation: Belgique
 | Sujet: Re: Theodore Roszak Lun 7 Juil 2008 - 21:23 | |
| J'ai lu de cet auteur La conspiration des ténèbres, livre étonnant et hallucinatoire sur le monde du cinéma et le pouvoir des images. Je compte bien approfondir ma connaissance de cet auteur et lire, outre L'enfant de cristal, Les Mémoires d’Elizabeth Frankenstein. Je repasserai donc sans aucun doute par ici  |
|  | | sentinelle Zen littéraire

Messages: 5701 Inscription le: 20/07/2007 Age: 39 Localisation: Belgique
 | Sujet: Les Mémoires d’Elizabeth Frankenstein de Theodore Roszak Mer 27 Aoû 2008 - 18:17 | |
| Les Mémoires d’Elizabeth Frankenstein  | Citation: | Quatrième de couverture
Recueillie par la baronne Frankenstein, la jeune Elizabeth est introduite dans le monde secret des sorcières et initiée à l'alchimie, aux lois de la nature et à celles du corps humain. De son côté, Victor, fils légitime de la baronne, tournant le dos à cet univers féminin respectueux de la «loi naturelle», est pris du vertige de la science. Il prétend pouvoir créer une vie meilleure, une vie qui ne serait pas née du ventre de la femme mais de la science, nouveau maître du monde. Alors que Victor s'égare dans sa quête et crée un monstre, Elizabeth essaie de trouver sa place en pleine révolution scientifique... voire scientiste. Peu à peu, leur univers se délite jusqu'à leur tragique nuit de noces.
Théodore Roszak nous entraîne dans une folle aventure romanesque, riche en péripéties, mettant en scène une héroïne forte et complexe dans un monde dominé par la raison et l'intellect masculins. Cet émouvant portrait est à la fois un hommage à la féminité, un roman historique haletant et une réflexion passionnée et passionnante sur la science et ses dérives. |
Professeur d'histoire, sociologue de la contre-culture américaine, écologiste, essayiste et romancier, Theodore Roszak fait de son érudition la substance même de ses romans. « Les Mémoires d’Elizabeth Frankenstein », deuxième roman que je lis de cet auteur, ne fait pas exception à la règle.
Qu’il passe du thriller sur le pouvoir des images et la magie noire du cinéma (cf « La Conspiration des ténèbres ») au classique Frankenstein, l’auteur s’interroge avant tout sur les dérives du pouvoir et les forces occultes en présence. En comblant les blancs laissés par Mary Shelley, qui selon l’auteur avait bridé sa féminité en confiant les voix principales de son roman aux personnages masculins, Theodore Roszak se propose de lui rendre hommage en lui octroyant une liberté de ton qui lui aurait manquée à son époque en prenant comme personnage principal Elizabeth Frankenstein, la sœur adoptée et future épouse de Victor Frankenstein, morte assassinée la nuit de ses noces. La voix et la vision d’Elizabeth Frankenstein se feront entendre par l’intermédiaire de son journal intime, mis à disposition de Robert Walton, l’explorateur narrateur déjà présent dans le roman original, après avoir négocié son obtention auprès du dernier membre vivant de la famille Frankenstein.
A travers la parole d’Elizabeth Frankenstein, c’est tout un univers féminin qui s’ouvre à nous : la nature, l’alchimie et le tantrisme, le paganisme, les croyances anciennes et les rites tribaux, les rêveries, le savoir des matrones et les mystères féminins. Ce monde féminin se meut en parallèle, côtoie pour ensuite se faire phagocyter par le développement des sciences et l’importance accrue de la raison chère au siècle des Lumières, prétexte à la transgression des lois de la nature pour mieux la dominer, avec les conséquences que l’on sait.
Lorsque Théodore Roszak met ses connaissances au service de la romance, il n’hésite pas à nous mettre en présence des derniers soubresauts d’un univers féminin agonissant au profit d’un monde masculin éclairé par les sciences. Le tout se lisant comme un ultime hommage à la nature et à la féminité en général en interrogeant le pouvoir des sciences et les transgressions qu’elles génèrent suite à l’aveuglément qu’elles suscitent.
En un mot, j’aime suffisamment l’univers de cet auteur, si singulier et original, emprunt de mystères et de connaissances multiples, offrant un éclairage à ce qui demeure obscur à nos yeux en analysant ce qui se trame sous les apparences trompeuses, que je compte bien lire tous ses romans ! Son érudition me donne l’impression d’en savoir plus après ma lecture tout en me laissant emportée par l’aspect romancé, l’ensemble étant servi par une belle écriture, que demander de plus ? |
|  | | sentinelle Zen littéraire

Messages: 5701 Inscription le: 20/07/2007 Age: 39 Localisation: Belgique
 | Sujet: L'enfant de cristal Mar 11 Aoû 2009 - 19:13 | |
| L'enfant de cristal | Citation: | Julia Stein, une brillante gérontologue, se voit confier un cas exceptionnel, Aaron Lacey, un enfant atteint de progéria. Quand ses parents le lui confient, il présente tous les signes de la vieillesse : petit, voûté, la vue faible, le crâne chauve. Touchée par Aaron, Julia tente tout ce qu'elle peut pour lui venir en aide, quitte à user de méthodes peu conventionnelles. Commencent alors chez Aaron, dont le corps est épuisé, une série de métamorphoses qui vont en faire un être exceptionnel, d'une intelligence rare, d'une sensibilité peu commune, d'un savoir iconoclaste. Après diverses péripéties, Aaron va fuir son entourage et se retrouver au fin fond de la campagne mexicaine, dans l'étrange propriété d'un extravagant docteur DeLeon, dont les travaux sur le vieillissement sont plus que sujets à caution...
Critique d'une société dans laquelle la condition humaine est de plus en plus médicalisée et aux ordres d'une philosophie rationnelle et scientifique, L'Enfant de cristal est aussi une bouleversante réflexion sur le corps, la vieillesse et le temps qui passe. |
J’aime bien en général Theodore Roszak, mais là, j’avoue être restée un peu sur les quais… L’auteur excelle d’habitude dans le mélange des genres mais je trouve qu’il y réussit moins bien avec ce roman, qui penche tout de même un peu trop du côté du mysticisme pour me convaincre totalement.
Et pourtant, ce roman avait tout pour me plaire, les thèmes abordés étant des plus intéressants : la question du temps, de la vieillesse, de la mortalité, de la corporalité. Mais le propos est tellement obscur et ésotérique que nous avons l’impression que l’auteur se métamorphose en une sorte de gourou messianique au discours abscons et hermétique. Un roman entamé donc avec envie et motivation mais qui peu à peu s’essouffle par incompréhensions diverses et théories vaseuses. La critique de la société du paraître et du jeunisme à tous crins est par contre très bien menée. Un roman original mais étrange et assez déroutant au final. _________________ Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout. Victor Hugo
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