
Dans
Alabama Song l’auteur donne une voix à une femme pour nous montrer un aspect d’un côté de sa vie peu connue.
Dans
Pannonica Pauline Guéna donne une voix à 3 femmes qui ont eues à un moment ou un autre à faire avec Pannonica de Koenigswarter.
Donc ici il y a aussi une personne réelle en question, Pannonica a bien vécue – mais apparemment on l’avait un peu oublié.
Et c’est bien fait de Pauline Guéna de redonner vie à une des figures les plus charismatiques du jazz des années 50.
La passion pour le Jazz a amenée la plus jeune fille de Charles Rothchild dans les clubs de Jazz et au cours de quelques années elle est devenue l’amie de beaucoup de musisiens Jazz de cette époque : Lionel Hampton, Art Blakley, Walter Davis, Bud Powell, Coleman Hawkins, Sonny Clark, Charlie Parker, Tommy Flannagan, Thelonius Monk…..
Pas moins d’une vingtaine de chansons que ces musiciens lui ont dédicacées :
Nica, My Dream of Nica, Tonica, Blues for Nica, Thelonica, Nica’s Dream, Nica’s Tempo, Panonica, Nica Steps Out, A Waltz for the Baroness, Here Nica,…..
Tout cela est l’histoire – ce sont les faits.
Maintenant vient le travail de Pauline Guéna – elle prend 3 femes qui ont connues à un certain moment dans leurs vie Pannonica – et sous leurs yeux cette Baronne de Koenigswarter reçoit un hommage à part.
Et si on sait qu’il y a des auteurs qui arrivent à faire chanter les mots (
Christian Gailly en est le maître

), on peut dire que
Pannonica de Pauline Guéna n’est qu’une autre chanson en hommage à cette femme à part – une chanson qui se trouve entre deux couvertures d’un livre.
(Suggestion de combiner : pendant la lecture, écouter un CD de Thelonious Monk avec qui elle a vécu les 8 dernières années de celui-là :) )
(et autre idée : est-ce que vous connaissez le phénomène : un livre vous emporte à d’autres livres ? Vue que Pannonica est issue de la famille Rothchild – cela me donne envie de lire le livre de Pierre Assouline ‘Le Portrait’ qui à pour sujet en fait cette famille ??!!)
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Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion.
Saint Augustin