Vengeance du traducteurUn traducteur (David Grey) se raconte, un peu en même temps que le livre qu'il traduit, s'en mêlent l'auteur traduit (Abel Prote), son assistante sexy (Doris Night), d'autres, puis le traducteur du livre que l'on est en train de lire (et qui l'écrit ?). Après une lutte sans merci pour prendre plus de place dans les pages, le ou les traducteurs deviennent auteur et s'emparent des commandes ! Estrange non ?
Oui, étrange. Amusant aussi le fait de tourner autour d'un texte, des idées de suppressions ou d'ajouts... le début marche assez fort, farfeluteries sur farfeluteries qui tout en nous promenant dans un roman (un peu éclaté) nous fait envisager le texte, la lecture, le rapport au texte... et à la traduction. L'auteur nous glisse quelques équivalences indirectes, c'est pas mal. Et puis l'histoire, le récit se construit, rythme, suspens, curiosité. OK !
A ce moment là, la semaine a recommencé et je suis moins sûr de ce que j'ai lu... j'ai perdu une partie des échos travaillés, explicites mais pas trop à des notions textuelles... me suis lassé peut être des ébats divers et costumés. trouvé le milieu de livre un peu mou dans ma lecture amnésique. Je suis cependant incapable de quantifier ou dater tout ça correctement.
L'univers de coincidences qui n'en sont pas tout à fait et de personnages qui se mélangent à leurs échos respectifs font penser à Paul Auster. ça et les passages "écrivains amateurs de chair fraîche" ne sont pas loin de faire croire que l'on lit un roman américain, faut voir.
Nouveau weekend et regain d'intérêt dans la lecture, la donne change, je revois des échos de l'activité de lecture, Doris, l'assistante n'est certainement pas étrangère à cette activité. Mais il faut que je vous garde du suspens.
Peut-être des défauts, peut-être agaçant ... mmmh... possible, mais je ne suis pas forcément bon public et je pardonne... au final en recollant mes souvenirs je dis : intelligemment construit (ce qui n'est pas si évident) et "racontant" beaucoup de choses sur la langue, les langues et la personnalité d'un texte. Tout en étant divertissement. Et la lecture.
Je crois qu'il a pris le soin d'éviter de tourner trop à vide sur les blagues ou certains traits cherchant toujours à signifier quelque chose, proposer une piste, comme un jeu. Un jeu pour les adeptes de mises en abîme sur la fin avec le livre, dans le livre, dans le livre. Le rapport aux personnages laissent un joli doute même si je n'ai pas retrouvé tout le plaisir de mon début de lecture.
Je connais mal la littérature américaine et des références m'échappent certainement, je me console de références explicite à des auteurs que je n'ai pas encore lus : Nabokov, Jim Harrison, Pascal Astheure ? (ah non celui là je le connais

) et quelques autres.
Joueur et pas inintéressant. Le pire est que je ne crois pas avoir lus de traduction de Brice Matthieussent. Huhu.
A essayer pour les curieux ?
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Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...