44 Scotland StreetEn préface de son livre, l'auteur annonce que l'idée a germé après une rencontre avec Armistead Maupin, l'auteur des
Chroniques de San Francisco. Donc, pour ceux qui connaisent Maupin, pas de surprise de retrouver le même style : un roman "chronique" publié dans un premier temps dans un journal ; des chroniques d'Edimbourg en quelque sorte ; des chapitres courts, des personnages très stérotypés mais qui n'en demeurent pas moins plein de charmes ou qui en manquent cruellement selon ce que veut l'auteur.
Car l'écriture est très efficace et l'ensemble se lit très facilement et m'a beaucoup distrait. Dans le sillage de Pat qui prend sa deuxième année sabatique après une première catastrophique nous allons découvrir les habitants du 44 Scotland Street :
Bruce, le co-locataire de Pat, jeune homme très "beau", très sûr de l'effet qu'il fait sur les autres qui passent beuacoup de temps à s'admirer...
Domenica MacDonald voisine qui a vécu plusieurs vies, qui aime écouter Pat, donner des conseil et la faire profiter de sa vision singulière de la vie...
Irène pollock et son fils Bertie, surdoué, qui dot apprendre à 5 ans à jouer du saxophone, à parler l'Italien et bien d'autres choses encore parce que sa môman sait si bien ce qui est bon pour lui ! Alors, que les autres ne le comprennent pas du tout...
Le tout à l'avenant, les situations cocasses ou graves (mais très peu graves à vrai dire) s'enchaînent et le livre se déroule sans trop de surprise jusqu'à la fin. Un bon petit moment de lecture, idéal pour la période d'été, avec une recherche de qualité de la part de l'auteur qui rythme très bien ses chroniques.
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Le jour où les terriens prendront figure humaine, j'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène.
Hf Thiéfaine