
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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Sophie Sage de la littérature

Messages: 1902 Inscription le: 17/07/2007 Age: 33 Localisation: Tahiti
 | Sujet: Chad Taylor Dim 27 Jan 2008 - 6:22 | |
|  Né en 1964, Chad Taylor a grandi dans la banlieue sud d’Auckland avant d’entrer à l’école des beaux-arts de l’université d’Auckland. Dès 1988, il fait paraître quatre nouvelles dans l’anthologie Other Voices : New Writers and Writing in New Zealand. Par la suite, c’est dans les revues littéraires les plus prestigieuses, Landfall et Sport, que ses nouvelles seront publiées. _ Fin 1993 et début 1994, ses deux premiers romans, Pack of Lies et Heaven, sortent simultanément, et le deuxième sera adapté au cinéma par Scott Reynolds. Chad Taylor tente alors de réaliser à son tour des films mais, après un court-métrage (Funny Little Guy), il revient à l’écriture avec un recueil de nouvelles, The Man Who Wasn’t Feeling Himself (1995). Son style s’affirme avec force dans un troisième roman, Shirker, publié d’abord en Angleterre en 2000. Ce livre, remarqué pour son imagination et sa capacité d’innover dans le genre policier déjanté et surréel, sera traduit en France (Christian Bourgois éditeur), en Allemagne et en Italie. Chad Taylor reçoit en 2001 la bourse Buddle Findlay Sargeson. En 2004, son quatrième livre, Electric, sera lui aussi accueilli avec enthousiasme par les amateurs de roman noir. La revue américaine Entertainment Weekly y verra un cocktail détonnant qui pourrait apparaître comme l’association de Raymond Chandler, d’Anne Rice et de Jean-Paul Sartre. Dans Departure Lounge (Salle d’embarquement), son dernier roman, Chad Taylor met en scène un criminel très nonchalant, dont l’histoire, comme souvent chez lui, va recouper celle d’une femme mystérieusement disparue. Réputé pour sa facilité à subvertir le genre noir, Chad Taylor écrit d’une manière très visuelle qui explique l’intérêt que lui portent les cinéastes. Sa nouvelle Oilskin (1998) a été adaptée pour donner un court-métrage de Josh Richmond en 2005. Œuvres publiées en français Shirker, roman traduit par Anouk Neuhoff, Christian Bourgois éd., 2002. Electric, roman, traduit par Anouk Neuhoff, Christian Bourgois éd., 2004. Salle d’embarquement, roman, traduit par Isabelle Chapman, Christian Bourgois éd., 2006. Ni soleil, ni pluie, nouvelle traduite par Anouk Neuhoff, in Douze écrivains néo-zélandais, Les Belles Etrangères, Sabine Wespieser éd., 2006. (sources: Belles étrangères) Un lien: http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=50604/idR=%22
Dernière édition par le Dim 27 Jan 2008 - 6:26, édité 1 fois |
|  | | Sophie Sage de la littérature

Messages: 1902 Inscription le: 17/07/2007 Age: 33 Localisation: Tahiti
 | Sujet: Re: Chad Taylor Dim 27 Jan 2008 - 6:24 | |
| ELECTRIC:Auckland, en plein mois de février, c'est la canicule (Auckland=hémisphère Sud=saisons inversées). Samuel Usher, récupérateur de données informatiques, est comme les autres: il a chaud. Mais lui, en plus, a vu son histoire d'amour se terminer et a eu un grave accident de voiture quelque temps auparavant dont il peine à se remettre. Il tente de s'en sortir comme il peut et il a trouvé un remède: la drogue. Par le biais de son travail, il fait connaissance avec un couple de mathématiciens, avec qui il devient ami. Leur relation est destructrice puisque tous trois se droguent, toute la journée. Tout casse au moment de la mort tragique d'un des trois. Samuel se perd littéralement,et, tentant de savoir ce qui est arrivé à son ami, se retrouve au milieu de gens pas très clairs. Pas besoin de lire tout le roman pour comprendre que l'ambiance est on ne peut plus glauque et déprimante. Mais la plume de Chad Taylor est intéressante, sans non plus être passionnante et Samuel est, malgré son addiction dévastatrice, sympathique. Je me suis attachée à lui, j'ai compris sa démarche d'enquêteur amateur et j'ai tenté de comprendre ce qui l'avait poussé à se détruire. Mais l'atmosphère pesante dès le départ s'alourdissait au fur et à mesure des pages, devenant presque étouffante par moments. J'aime les romans aux personnages désespérés mais point trop n'en faut. Le portrait d'une Auckland en perdition, peuplée de malfrats et de drogués m'a tout de même semblée un peu trop caricaturale. D'autant qu'Auckland, je commence à bien connaître, et même si, je l'admets, je ne vais pas dans les quartiers chauds, j'ai peine à croire qu'elle soit une ville de dégénérés comme l'a dépeinte Chad Taylor, qui a privilégié les bas-fonds, forçant un peu trop sur le trait. C'est quand même bizarre, cette propension chez les écrivains néo-zélandais et australiens à écrire des romans désespérés et désespérants. |
|  | | domreader Agilité postale

Messages: 982 Inscription le: 19/06/2007 Age: 50 Localisation: Ile de France
 | Sujet: Re: Chad Taylor Dim 27 Jan 2008 - 17:59 | |
| Je ne connais pas Chad Taylor et ses romans hyper noirs....si une de ses livres croisent mon chemin pourquoi pas, c'est un genre que je ne déteste pas. Mais dis-mpi quels sont ces autres auteurs désespérés dont tu parles, tu m'intrigues.... _________________ 'La croissance n'est qu'une appellation politiquement correcte pour désigner la cupidité', Arni Thorarinsson, Le Dresseur d'Insectes, 2007.
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|  | | Sophie Sage de la littérature

Messages: 1902 Inscription le: 17/07/2007 Age: 33 Localisation: Tahiti
 | Sujet: Re: Chad Taylor Lun 28 Jan 2008 - 5:44 | |
| Le roman que je suis en train de lire La petite fille dans le cercle de la lune" de Sia Figiel, qui se passe aux Samoa est du même acabit: noir, sans espoir. Pendant les 30 pages, j'avais déjà eu droit à l'inceste, 3 ou 4 suicides, la violence! Dans L'âme des guerriers d'Alan Duff, pareil: il y parle d'une famille Maori en Nouvelle-Zélande où se côtoient alcoolisme, désespérance, chômage, violence. Voilà, pour le moment les romans qui me viennent à l'esprit; je chercherai dans mes lectures passées et détaillerai davantage. |
|  | | kenavo Zen Littéraire

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 | Sujet: Re: Chad Taylor Mar 28 Avr 2009 - 16:32 | |
| parfois je fais la découverte d'auteurs qui ne semblent pas être 'pour moi'.. mais si je lis ce résumé.. je dois dire - cela me tente pas mal va paraître début mai L'église de John Coltrane| Citation: | Résumé Robert Marling, architecte désabusé qui tue le temps en jouant au poker, hérite de son père une fabuleuse collection de vinyles de jazz et un manuscrit au titre énigmatique, L'Église de John Coltrane... Fuyant ses créanciers, il emménage dans un building désaffecté d'Auckland. Le silence de ce bâtiment labyrinthique est bientôt rompu par l'apparition d'une punkette charmeuse, d'une séduisante galeriste, d'un artiste-peintre égaré et une mystérieuse chanteuse de Shanghai. Comme le manuscrit au contenu mystérieux, ces personnages ont plus d'un secret à révéler... Nous conviant à une exploration du monde sonore de la grande ville moderne, depuis la Nouvelle-Zélande jusqu'à la Chine actuelle, Chad Taylor livre une nouvelle enquête rythmée de secrets imprévisibles. |
_________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | isachap Espoir postal
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 | |  | | kenavo Zen Littéraire

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 | Sujet: Re: Chad Taylor Mer 10 Juin 2009 - 18:37 | |
| Bonsoir isachap.. ce serait gentil si tu nous disais aussi un peu plus sur toi? ICI _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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 | Sujet: chad Taylor et l'église de John Coltrane Mer 10 Juin 2009 - 18:41 | |
| Je suis la traductrice du livre et je me suis dit que c'était intéressant de vous signaler cet article du Temps dont le sérieux m'a impressionnée. |
|  | | kenavo Zen Littéraire

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 | Sujet: chad Taylor et l'église de John Coltrane Mer 10 Juin 2009 - 18:52 | |
| Bien sûr, je lis toujours beaucoup de choses pour accompagner mon travail. Je peux donc parler, sinon de mon travail actuel, du moins de ce qu'il m'amène à lire. Ou des lectures et des livres traduits dans le passé. |
|  | | coline Parfum livresque

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 | Sujet: Re: Chad Taylor Mer 1 Juil 2009 - 18:06 | |
| L'église de John Coltrane| Citation: | Présentation de l'éditeur Robert Marling, architecte désabusé qui tue le temps en jouant au poker, hérite de son père une fabuleuse collection de vinyles de jazz et un manuscrit au titre énigmatique. L'Eglise de John Coltrane... Fuyant ses créanciers. il emménage dans un building désaffecté d'Auckland. Le silence de ce bâtiment labyrinthique est bientôt rompu par l'apparition d'une punkette charmeuse, d'une séduisante galeriste, d'un artiste-peintre égaré et par une mystérieuse chanteuse de Shanghai. Comme le manuscrit au contenu mystérieux, ces personnages ont plus d'un secret à révéler... Nous conviant à une exploration du monde sonore de la grande ville moderne, depuis la Nouvelle-Zélande jusqu'à la Chine actuelle, Chad Taylor livre une nouvelle enquête rythmée de secrets imprévisibles. |
Le commentaire dont Isachap nous a donné le lien, commence par :
Les ambiances interlopes de Raymond Chandler, les rêveries vagabondes de Paul Auster, la musique évanescente d’Haruki Murakami
moi j’avais l’impression de retrouver en quelque sorte un Patrick Modiano néo-zélandais.. En tout cas une écriture et un style qui avait tout pour me ‘tirer’ dans ce livre – et j’en ressors enthousiasmée - mais d'un autre côté aussi triste. C’est dommage de laisser Robert Marling derrière moi.
Chad Taylor nous embarque dans une histoire à plusieurs fils, à plusieurs visages et à plusieurs plans – mais sans embrouiller le flot de l’histoire. Il alterne – comme dans le jazz – mais sans qu’on aurait besoin de savoir plus sur cette musique ni son histoire. Bien que son protagoniste est entouré de disques 33 tours de jazz que son père lui a laissé, qu’il sait énormément de chose sur cette musique – il ne faut pas aimer ou savoir pour pouvoir lire ce roman. Pour moi c’était un petit plus, mais qui ne devrait pas intervenir dans la lecture pour tout autre lecteur.
J’aime ces romans qui s’ouvrent, comme avec un spot-light, sur une scène, sur une personne, suivent quelques jours, semaines, mois, un personnage et son entourage.. et on le quitte.. sans que les problèmes du monde se sont résolus mais on a passé un bon moment en sa compagnie..
Si Chad Taylor écrit des romans de telle sorte – j’en veux, je les veux tous ! J’adore ! Grand coup de cœur..
Extrait :
Il n’y a rien de neuf sous le soleil. En tout, il n’y a que cinq romans… tu savais ça ? Huit notes de musique. Et six, peut-être sept sujets en peinture. Il n’y a jamais rien d’original. Ce n’est jamais qu’une appropriation, un reformatage, un réexamen selon le contexte du moment. Cela n’a aucun sens de chercher la chose qui sera originale.
Il ne fait probablement pas partie de ces cinq romans – mais je l’ai quand même adoré  _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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