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 George Orwell

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Nhoj
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MessageSujet: Re: George Orwell   Dim 22 Mar 2009 - 21:25

Bonsoir,

Je viens d'achever 1984. Ce livre est étonnement actuel. Je trouve que George Orwell développe une leçon de vie grandiose dans cet ouvrage. Quelle mise en garde contre le despotisme le plus sournois !

La descente aux enfers du héros est pénible. J'aurai aimé être à ses côtés pour l'empêcher de faillir de la sorte. Mais sans doute aurions-nous faillis dans cette situation ...
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lyana79
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MessageSujet: Re: George Orwell   Ven 31 Juil 2009 - 10:03

J'ai terminé 1984:

Époustouflant!

Ce livre est mon coup de cœur du mois!
J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt et de plaisir les péripéties de Winston et sa lutte contre le système qui a fini par avoir raison de lui.
Certains passages sont terrifiants et tellement bien décrits que l'on si croirait.
Beaucoup d'imagination, de l'humour et beaucoup de phrases à méditer...
Je conseille vivement cette lecture!
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Lara
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MessageSujet: Re: George Orwell   Ven 31 Juil 2009 - 18:46

En lisant vos commentaires vous m'avez donné envie de relire les passages que j'avais mis de côté et que j'avais aimés.
Tout comme vous j'ai apprécié Orwell. Son big brother était loin d'être une fiction, Orwell dénonçait un totalitarisme qui était actuel ou passé avec c'est sûr une anticipation quant aux moyens techniques utilisés(roman écrit en 1948) Je ne peux plus vous mettre exactement mes sentiments, depuis 3 ans j'ai oublié mais je peux vous mettre des passages très explicatifs à mon avis.

1984

"Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne."

Le passage qui en dit long, je l'ai coupé, en entier il n'aurait pas tenu la page:

Jamais, pour aucune raison au monde, on ne pouvait désirer un accroissement de douleur. De la douleur on ne pouvait désirer qu’une chose, qu’elle s’arrête. Rien au monde n’était aussi pénible qu’une souffrance physique. « Devant la douleur, il n’y a pas de héros, aucun héros », se répéta-t-il, tandis qu’il se tordait sur le parquet, étreignant sans raison son bras gauche estropié.(...)
– Vous êtes un étudiant lent d’esprit, Winston, dit O’Brien gentiment.
– Comment puis-je l’empêcher ? dit-il en pleurnichant. Comment puis-je m’empêcher de voir ce qui est devant mes yeux ? Deux et deux font quatre.
– Parfois, Winston. Parfois ils font cinq. Parfois ils font trois. Parfois ils font tout à la fois. Il faut essayer plus fort. Il n’est pas facile de devenir sensé.
Il étendit Winston sur le lit. L’étreinte se resserra autour de ses membres, mais la vague de souffrance s’était retirée et le tremblement s’était arrêté, le laissant seulement faible et glacé.
O’Brien fit un signe de la tête à l’homme en veste blanche qui était restée immobile pendant qu’il agissait.
L’homme à la veste blanche se baissa et regarda de près les yeux de Winston, lui prit le pouls, appuya l’oreille contre sa poitrine, tapota çà et là, puis fit un signe d’assentiment à O’Brien.
– Encore, dit O’Brien.
La douleur envahit le corps de Winston. L’aiguille devait être à soixante-dix, soixante-quinze. Il avait, cette fois, fermé les yeux. Il savait que les doigts étaient toujours là et qu’il y en avait toujours quatre. Tout ce qui importait, c’était de rester en vie jusqu’à la fin de l’accès. Il ne savait plus s’il pleurait ou non. La souffrance diminua. Il ouvrit les yeux. O’Brien avait tiré le levier en arrière.(...)
– Nous vous avons battu, Winston. Nous vous avons brisé. Vous avez vu ce qu’est votre corps. Votre esprit est dans le même état. Je ne pense pas qu’il puisse rester en vous beaucoup d’orgueil. Vous avez reçu des coups de pied, des coups de fouet et des insultes, vous avez crié de douleur. Vous vous êtes roulé sur le parquet dans votre vomissure et votre sang. Vous avez pleurniché en demandant grâce. Vous avez trahi tout le monde et avoué tout. Pouvez-vous penser à une seule dégradation qui ne vous ait pas été infligée ?
Winston s’était arrêté de pleurer, mais ses yeux étaient encore mouillés. Il les leva vers O’Brien.
– Je n’ai pas trahi Julia, dit-il. O’Brien le regarda pensivement.
– Non, dit-il, non. C’est parfaitement vrai. Vous n’avez pas trahi Julia.
(...)
es rats savaient maintenant ce qui allait venir. L’un d’eux faisait des sauts. L’autre, un grand-père squameux d’égout, était dressé, ses pattes roses sur les barres, et reniflait férocement. Winston pouvait voir les moustaches et les dents jaunes. Une panique folle s’empara encore de lui. Il était aveugle, impuissant, hébété.
– C’était une punition fréquente dans la Chine impériale, dit O’Brien plus didactique que jamais.
Le masque se posait sur son visage. Le fil lui frotta la joue. Puis – non, ce n’était pas un soulagement, c’était seulement un espoir, un tout petit bout d’espoir. Trop tard peut-être, trop tard. Mais il avait soudain compris que, dans le monde entier, il n’y avait qu’une personne sur qui il pût transférer sa punition, un seul corps qu’il pût jeter entre les rats et lui. Il cria frénétiquement, à plusieurs reprises :
– Faites-le à Julia ! Faites-le à Julia ! Pas à moi ! Julia ! Ce que vous lui faites m’est égal. Déchirez-lui le visage. Épluchez-la jusqu’aux os. Pas moi ! Julia ! Pas moi ! (...)
Ils s’assirent côte à côte sur deux chaises de fer, mais pas trop près l’un de l’autre. Il vit qu’elle allait parler. Elle avança de quelques centimètres sa chaussure grossière et écrasa du pied un rameau. Il remarqua que ses pieds semblaient s’être élargis.
– Je vous ai trahi ! dit-elle méchamment.
– Je vous ai trahie, répéta-t-il.
Elle lui jeta un autre rapide regard de dégoût.
– Parfois, dit-elle, ils vous menacent de quelque chose, quelque chose qu’on ne peut supporter, à quoi on ne peut même penser. Alors on dit : « Ne me le faites pas, faites-le à quelqu’un d’autre, faites-le à un tel. » On pourrait peut-être prétendre ensuite que ce n’était qu’une ruse, qu’on ne l’a dit que pour faire cesser la torture et qu’on ne le pensait pas réellement. Mais ce n’est pas vrai. Au moment où ça se passe, on le pense. On se dit qu’il n’y a pas d’autre moyen de se sauver et l’on est absolument prêt à se sauver de cette façon. On veut que la chose arrive à l’autre. On se moque pas mal de ce que l’autre souffre. On ne pense qu’à soi.
– On ne pense qu’à soi, répéta-t-il en écho.
– Après, on n’est plus le même envers l’autre.
– Non, dit-il, on n’est plus le même.
Il n’y avait pas, semblait-il, autre chose à dire. Le vent plaquait contre leurs corps leurs minces combinaisons. Ils furent tout de suite gênés de rester assis là, silencieux. En outre, il faisait trop froid pour demeurer immobile. Elle prétexta vaguement d’avoir à prendre le métro et se leva pour partir."

"2 + 2 = 5" "La liberté, c'est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Lorsque cela est accordé, le reste suit."

Son écriture me fait des fois penser à celle de Camus.
Un autre passage mais cette fois de La ferme des animaux.

Dans la ferme du Manoir, les animaux s'assemblent autour d'un vieux verrat agonisant, Sage l'Ancien, qui les exhorte à la rébellion contre l'homme, leur exploiteur. Ils expulsent M. Jones, le propriétaire, et s'emparent de la ferme. Désormais, ils sont les maîtres. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : "Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux." Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : "Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres."

Après ça que dire de plus.

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Ezechielle
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MessageSujet: Re: George Orwell   Ven 31 Juil 2009 - 19:48

Je n'ai lu que ces deux "romans phares": 1984 et La ferme des animaux. J'en garde un très bon souvenir.

La ferme des animaux devrait être lu en premier, selon moi. En effet, si 1984 montre comment fonctionne le système totalitaire (à un degré encore jamais atteint, fort heureusement, par manque de moyens, ne nous leurrons pas), La ferme des animaux montre comment on y parvient. J'ai particulièrement le parallèle historique qu'on peut faire entre les personnages intervenant dans le roman et les différents acteurs politiques de la Russie des années 20-30. 1984, quant à lui, est un livre intelligent montrant bien les excès du système totalitaire et la constante manipulation qui y règne.

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Lara
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MessageSujet: Re: George Orwell   Ven 31 Juil 2009 - 19:56

Ezechielle a écrit:
J
En effet, si 1984 montre comment fonctionne le système totalitaire (à un degré encore jamais atteint, fort heureusement, par manque de moyens, ne nous leurrons pas), La ferme des animaux montre comment on y parvient. J'ai particulièrement le parallèle historique qu'on peut faire entre les personnages intervenant dans le roman et les différents acteurs politiques de la Russie des années 20-30. 1984, quant à lui, est un livre intelligent montrant bien les excès du système totalitaire et la constante manipulation qui y règne.


Tout à fait, la préface l'explique très bien d'ailleurs, enfin celle que j'ai.

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animal
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MessageSujet: Re: George Orwell   Ven 31 Juil 2009 - 20:20

à (re)lire ton extrait de 1984 Lara, je le trouve en plus de son versant mécanique totalitaire/torture d'un effroyable pessimisme. c'est loin ma lecture de ce livre, prévu de le relire...

je ne sais pas si comme pour la Ferme des animaux je le verrai plus large, moins focalisé sur le totalitarisme soviétique/communiste... ?

ça devrait vous plaire Une Histoire birmane et L'Hommage à la Catalogne (plus touffu à lire pour des raisons historiques), éclairants indépendamments du reste mais aussi sur ce reste, ils ont teinté à posteriori mes impressions de lectures.

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odrey
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MessageSujet: Re: George Orwell   Ven 31 Juil 2009 - 21:11

"1984" est un vieux souvenir de lecture pour moi aussi. mais je sais que ce livre m'avait emballé. Tout comme Animal, je prévois de le relire un de ces quatre.

peut-être qu'avant je ferais comme le conseil Ezechielle, je lirai "la ferme aux animaux."
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Ezechielle
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MessageSujet: Re: George Orwell   Ven 31 Juil 2009 - 22:53

animal a écrit:
je ne sais pas si comme pour la Ferme des animaux je le verrai plus large, moins focalisé sur le totalitarisme soviétique/communiste... ?


Pour moi, la référence à l'URSS est très claire, je détaillerai ça (demain peut-être).

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MessageSujet: Re: George Orwell   Sam 1 Aoû 2009 - 21:25

Comme promis (j'ai attendu parce que je ne me souvenais plus bien des noms des personnages que j'ai dû relire...):

Lors de ma lecture (et ce alors que je n'avais jamais lu de commentaire sur cette oeuvre), je me suis dis qu'Orwell visait clairement l'Urss, et cette analyse peut s'appuyer, selon moi, sur 4 personnages qui ne sont que les reflets de 4 figures historiques de l'Union Soviétique.

1) Sage l'ancien: représente Marx ou Lénine. Personnellement, je pense qu'il représente plutôt Marx. Bien qu'ayant connu les futurs "dirigeants" de la révolte des animaux, il est plus un "prophète" qu'un homme d'action comme l'était Lénine. Quoiqu'il en soit, il joue le rôle de figure phare que nécessite toute dictature communiste (Lénine, Mao, Kim Jong Il, Castro, etc.).

2) Napoléon: représente Staline. Avide de pouvoir, peu scrupuleux: il n'hésitera pas à changer les lois du "parti" (tout comme l'avait fait Staline en URSS). Fait plus marquant: il rejette tout ancien collaborateur en le faisant passer pour un énnemi de toujours, ce qui aboutira au rejet de Boule de Neige qui représente quant à lui Trotski.

3) Boule de Neige: représente Trotski. Il conteste les décisions de Napoléon au nom de la pureté du mouvement et d'une certaine "honnêteté" envers les animaux. Sa chute sera très similaire à celle qu'à connu Trotski: rejeté par celui avec qui il dispute le pouvoir, sa disparition assurera la victoire définitive de ce dernier. Il s'exilera et son image sera volontairement déformée par le "parti" le faisant passer pour un traître, un ennemi de la révolution.

4) Malabar: représente Stakanov. Travaillant toujours plus et de manière obstinée, son courrage est loué par Napoléon lui rend les honneurs.

Les autres personnages peuvent être associés à divers personnages historiques et/ou institutions du l'URSS, mais il représente avant tout le système totalitaire et non un fait historique particulier.

Selon moi, il faut aussi voir dans quel contexte a été publié ce livre: 1945, la guerre est finie (ou sur le point de finir), les nazis sont vaincus (et les impérialistes japonais aussi), l'extrêmisme de droite est donc vaincu. Orwell désire alors avertir d'un danger imminent: le communisme. La critique du totalitarisme est claire, mais pas autant que dans 1984. Son but est plutôt de mettre son récit en parallèle avec l'histoire récente de la Russie et de rappeler quel est le danger.

Ce que je dis là n'est pas tout à fait gratuit. En effet, s'il s'agit de ma lecture, elle se trouve confirmée par Wikipédia et (bien plus fiable) mon professeur de littérature moderne (ce qui me rend très fier de mon analyse).

Je vous conseille de jeter un oeil sur l'article wikipédia dédiés au livre car certains personnages sur lesquels je ne m'attardent pas sont analysés et on y retrouve certains détails auxquels je n'avais pas pensé lors de ma lecture du livre.

Wiki Fr (pour une fois l'article francophone est bien fourni)

Wiki En (je préfère malgré tout l'article anglophone... Very Happy )

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MessageSujet: Re: George Orwell   Sam 1 Aoû 2009 - 21:57

il a été publié en 45 mais écrit pendant la deuxième guerre (et ramé un peu pour la publication). L'essentiel du texte cible l'urss mais j'ai été plutôt troublé par la dynamique d'opposition et de profit qui s'installe avec les fermiers. Bien que wikipedia me renvoie sur la conférence de Téhéran, à la lecture, à la lecture c'est potentiellement "parlant".

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Ezechielle
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MessageSujet: Re: George Orwell   Sam 1 Aoû 2009 - 22:10

Oui, à mon avis, beaucoup de choses qui sont dites à propos de ce livre et des références qu'il est sensé faire sont des phantasmes de lecteurs... pour moi, l'opposition aux fermiers représente l'opposition aux expoitant (capitalistes). Si Orwell les décrit en des termes peu élogieux, c'est qu'il n'oublie probablement pas que toute révolution à un fondement (ici, dégout d'un système économique exploitant). Les mains tendues entre cochons et fermiers à la fin représentent 1) soit l'idée qu'un tel système n'existe pas pour l'idéologie qu'il prétend défendre, mais pour le simple désir de diriger, si bien que ses dirigeants sont nécessairement de paire avec les "capitalistes véreux"; 2) soit le pacte germano-soviétique. Ne sachant pas vraiment quand l'écriture a débuté, il est difficile de se prononcer pour tous les éléments du livre qui peuvent nous faire penser à l'une ou l'autre chose, mais "on ne saura jamais" ai-je envie de dire. Quoiqu'il en soit, pour moi, les références que j'ai citées plus haut sont très claires, souvent reconnues et apparamment, une lettre d'Orwell y ferait allusion (selon l'article wiki Fr où il est tout de même précisé qu'il manque une référence sur ce point, et cette affirmation ne se trouve nulle part dans l'article anglophone... il s'agit peut-être d'un mensonge grossier ou d'une déformation ("a laissé entendre" devenant au bout de la chaîne "a dit et confirmé dans une lettre")).

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George Orwell

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