|
|
| Auteur | Message |
|---|
kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: William Somerset Maugham Dim 28 Déc 2008 - 15:28 | |
|  | Citation: | Biographie Ecrivain cynique dont les oeuvres emplissent les rayons des bibliothèques de chaque sujet britannique, Somerset Maugham est devenu un auteur classique. Déjà, sa vie commence comme dans un roman : une enfance bourgeoise entre un père fréquentant les milieux diplomatiques et une mère qui se meurt de consomption entre les murs de l'hôtel particulier, refuge d'artistes en vogues et de politiciens, les cures sur la côte... jusqu'à ce que tout s'écroule et que le jeune Somerset se retrouve orphelin à 10 ans. Elevé par un pasteur, entre des études de médecine inachevées, il voyage et découvre la liberté sans entrave, y compris celle des moeurs. Revenu à Londres, il rencontre Oscar Wilde, qui lui dicte de suivre sa conduite quels que soient les 'on dit'. Dès 1897, il écrit 'Liza of Lamberth', son premier roman et premier succès. Livres, pièces de théâtre.. ., la littérature de Somerset Maugham est prolixe. Au théâtre, on se bouscule pour aller voir 'Lady Fréderik' en 1907, mais c'est avec 'Mrs Craddock' en 1902 qu'il se fait connaître en Europe. Le goût amer du roman plaît, l'univers austère, les désillusions de ses personnages expient peut-être les démons de chacun. 'Servitude humaine' en 1915 est l'un de ses chefs-d' oeuvre. La marginalité de Gaughin inspire à cet esthète 'L' Envoûté'. Travaillé par son fond d'éducation religieuse, il publie des romans à teneur morale comme 'Le Voile peint'. Critique, il dépeint la férocité du milieu littéraire dans 'La Ronde de l'amour' en 1930, et écrit encore des comédies satiriques pour la scène comme 'Nos chefs' ou 'Services rendus'. Il publie aussi des romans à caractère autobiographique comme 'Le Bilan' et 'Carnet d'un écrivain' en 1948. Il s'exprime encore dans 'Point de vue' et dans 'Seulement pour mon plaisir' en 1962, avant de rendre son dernier soupir trois ans plus tard. Source : Evene.fr |
Pour en plus de detail: wikipedia _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
|
|
 | |
kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: William Somerset Maugham Dim 28 Déc 2008 - 15:28 | |
| Voilà un auteur qui tout au long avec Evelyn Waugh fait partie de mon abc d’auteurs que j’aime et dont on n’avait pas encore de fil. D’après wikipedia.de ses livres étaient couronnés de succès ; on estime qu’il a vendu avant sa mort 10 millions d’exemplaires. Quand même il n’a pas réussi de devenir ce qu’il aspirait : être un auteur brillant. Pour lui Joseph Conrad était à la tête et ce niveau, que Maugham, selon son propre jugement, n’a pas réussi à rejoindre. Il s’est vu « dans la première ligne des auteurs de second ordre », une autoévaluation qui peut être aussi vue en ligne avec sa position sceptique. La plupart des critiques pensent que Maugham a en fait dit trop ; il n’y avait plus rien pour le lecteur à trouver par lui-même. Quelques uns disent que les livres de Maugham sont trop cyniques et distants. En plus on pense que son réalisme exagéré serait un manque de style. Sans conteste est que Maugham possédait à part sa capacité d’observation un instinct infaillible pour raconter une histoire. Dans beaucoup de ses nouvelles ont peut retrouver ce talent. _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
|
|
 | |
kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: William Somerset Maugham Dim 28 Déc 2008 - 15:29 | |
| Il suffit d’une nuit / Up at the Villa| Citation: | Quatrième de couverture Une veuve, douce, jeune, belle, pauvre, des soupirants : un futur vice-roi des Indes, un vraiment mauvais sujet, un beau musicien famélique ; Florence, un suicide - l'auteur du Fil du rasoir ne lésine pas sur les poncifs du roman mondain 1930. Tout son art est d'entremêler avec un métier exemplaire de tels ingrédients et d'entraîner sans souffler le lecteur jusqu'à la dernière page. Du beau travail ! |
J’en ai lu tellement de livres de cet auteur qu’il m’est difficile de choisir quelques uns pour présenter sur ce fil. Surtout que je réalise qu’il y en a beaucoup qui ne sont pas traduits ou plus en impression.
Je dirais que ce roman est un livre tout à fait idéal pour trouver une « entrée » dans l’œuvre de Maugham. Il dépeint ses compatriotes à l’étranger, ce qu’il fait toujours avec un bon grain de cynisme, il y a l’américain qui va venir en aide à notre jeune héroïne britannique et peut être qu’il va se laisser tenter pour trouver un happy end…
Un très bon moment de lecture, d’autant plus porté à l’écran avec Kristin Scott Thomas et Sean Penn. _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
|
|
 | |
kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | |
 | |
kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | |
 | |
coline Parfum livresque

Messages: 20849 Inscription le: 01/02/2007 Localisation: Nord Auvergne
 | |
 | |
Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1772 Inscription le: 22/07/2008 Age: 60 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: William Somerset Maugham Dim 28 Déc 2008 - 19:04 | |
| Bonne idée Kenavo.Redécouvrons W.S.Maugham dont j'ai lu l'essentiel mais il ya si lontemps.J'ai vraiment beaucoup aimé et je vais le relire si possible(voeu pieux souvent émis et jamais exaucé). _________________ Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
|
|
 | |
kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: William Somerset Maugham Dim 28 Déc 2008 - 19:10 | |
| |
|
 | |
coline Parfum livresque

Messages: 20849 Inscription le: 01/02/2007 Localisation: Nord Auvergne
 | Sujet: Re: William Somerset Maugham Dim 28 Déc 2008 - 19:35 | |
| |
|
 | |
Marie Zen littéraire

Messages: 6904 Inscription le: 26/02/2007
 | Sujet: Re: William Somerset Maugham Dim 28 Déc 2008 - 20:02 | |
| Je note La passe dangereuse! Je ne savais pas que Le voile des illusions était une adaptation! _________________ J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible. André Comte-Sponville
|
|
 | |
kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | |
 | |
Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Re: William Somerset Maugham Jeu 18 Juin 2009 - 11:10 | |
| Extrait piqué sur le blog de Loïs de Murphy : The book-bag de Somerset Maugham – Collected Short Stories – Nouvelles Vol 4 (1959) | Citation: |
« Il y a des gens qui lisent pour s’instruire, ce qui est louable et d’autres qui lisent pour le plaisir, ce qui est innocent, mais pas mal d’autres lisent par habitude et je suppose que cela n’est ni louable ni innocent.
Je fais partie de ce groupe déplorable. Au bout d’un moment la conversation m’ennuie, les yeux me fatiguent et mes propres pensées qui, à ce qu’on dit, sont une ressource infaillible de l’homme raisonnable tendent à s’épuiser. Alors je me jette sur mon livre comme le fumeur d’opium sur sa pipe. J’aimerais mieux lire le catalogue des grands magasins ou le guide des chemins de fer que rien du tout et en fait j’ai passé bien des heures délicieuses avec ces deux ouvrages. Il fut un temps où je ne sortais jamais sans une liste de livres de libraires d’occasion dans ma poche. Je ne connaissais pas de lecture plus fruitée. Naturellement lire de cette façon est aussi répréhensible que de se droguer et je suis toujours étonné de l’impertinence des grands lecteurs qui, parce qu’ils sont cela, méprisent les illettrés. Du point de vue de quelle éternité est-il mieux d’avoir lu un millier de livres que d’avoir labouré un millier de sillons ? Acceptons que pour nous la lecture est juste une drogue dont nous ne pouvons nous passer – qui de cette meute ne connaît pas l’agitation qui le prend lorsqu’il a été privé de lire pendant trop longtemps, l’anxiété et l’irritabilité, et le soupir de soulagement que lui tire la vue d’une page imprimée ? – et par conséquent n’en soyons pas plus fiers que les pauvres esclaves de la bouteille ou de l’aiguille hypodermique.
Et comme le toxico qui ne peut se déplacer sans emporter une bonne provision de son baume mortel, je ne m’aventure jamais loin sans assez de matière à lire. Les livres me sont si nécessaires que lorsque dans un train je m’apercevais que quelqu’autre voyageur se trouvait sans un seul, j’étais pris de panique. Mais quand je m’apprête à partir pour un long voyage, le problème est énorme. J’ai appris ma leçon. Une fois, emprisonné pendant des mois par la maladie dans une ville des monts Javanais, j’étais arrivé au bout de tous les livres que j’avais emportés avec moi et, ne connaissant pas le hollandais, étais obligé d’acheter les livres de classe dans lesquels, je suppose, les javanais intelligents puisent leur connaissance du français et de l’allemand. Ainsi je relus, au bout de vingt-cinq ans, le théâtre impassible de Goethe, les fables de la Fontaine et les tragédies du tendre et juste Racine. J’ai la plus grande admiration pour Racine, mais j’avoue que de lire ses pièces l’une après l’autre demande un certain effort de la part d’une personne souffrant de colite. Depuis lors, j’ai pris pour règle de voyager avec le sac à linge sale le plus vaste et de le remplir à ras bord de livres convenant à toutes les circonstances et humeurs possibles. Il pèse une tonne et des porteurs costauds plient sous son poids. Les fonctionnaires des douanes le regardent avec méfiance, mais reculent consternés quand je leur donne ma parole qu’il ne contient rien que des livres. Il a un inconvénient, l’œuvre que je languis tout à coup de lire se trouve toujours au fond du sac et il est impossible de l’attraper sans le vider entièrement par terre... Il faut le renverser sur le côté et puis attraper son fond (en cuir) et, en marchant à reculons, éloigner le sac de son contenu ! » |
_________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
|
|
 | |
Armor-Argoat Agilité postale

Messages: 871 Inscription le: 09/01/2009 Age: 28 Localisation: Bretagne sud
 | Sujet: Re: William Somerset Maugham Jeu 18 Juin 2009 - 20:12 | |
| Traversay vient de conseiller Un gentleman en Asie, et c'est justement le livre que j'avais acheté pour connaître cet auteur, il y a... x années ( avec x très grand devant 1 ) Je vais le ressortir des tréfonds de ma PAL où il est enfoui.  |
|
 | |
kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: William Somerset Maugham Jeu 18 Juin 2009 - 20:37 | |
| Je viens de le commander en anglais  _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
|
|
 | |
Nezumi Zen littéraire

Messages: 7932 Inscription le: 07/02/2007 Age: 39
 | Sujet: Re: William Somerset Maugham Jeu 18 Juin 2009 - 21:46 | |
| Ce qui est bien avec Somerset Maugham c'est qu'il ne se démode pas trop. J'ai étudié quelques unes de ses nouvelles avec mes classes et en général c'est apprécié. _________________ Car ce sont bien de menus accidents qui nous font chérir un livre plutôt qu'un autre. (Roger Caillois)
|
|
 | |
|