Des journées entières dans les arbresquatre nouvelles :
- Des journées entières dans les arbres
- Le boa
- Madame Dodin
- Les chantiers
Assez différentes les unes des autres mais avec en points commun la mort, l'amour (diverses manifestations) et la possession, de soi ou de l'autre. Le rapport au corps. Les journées entières dans les arbres et Madame Dodin surtout donnent une impression très composite, mélange de beauté et de quelque chose qui fait mal d'enfoncé, glissé, sous la peau. L'amour ne reste pas exposé simplement. Beaucoup d'alcool, destructeur.
Une atmosphère symbolico-surréaliste qui se choisit volontiers un mystère mal défini (comme le chantier de la dernière nouvelle). Un ancrage du décor sur des sujets variés allant de la choucroute à la poubelle. Quelques considérations sociales mais réduites.
Il reste un principe desctructif dans l'amour possessif qui apparait par intermittence et passe d'un personnage à un autre. Il se décrit inévitable et conscient avec en son coeur la tendresse qui accompagne cette certitude de blesser ou altérer l'autre.
Il y a des passages un peu froids, mécaniques d'autres moins mais "teigneux" et des passages d'une beauté brute.
La dernière nouvelle Les chantiers est la plus homogène dans le ton, l'histoire d'une rencontre et d'une attente, de l'attente et de l'observation en fait, racontée du point de vue de l'homme. C'est très bien vu (et écrit et décrit) et baigne dans une atmosphère crépusculaire de vacances d'été...
Je déccouvre des mélanges improbables et une complexité partiellement étrange.
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Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...