
| La Ville-Vampire (1875) est le troisième récit « vampiral » (l'adjectif est de Féval lui-même) de cet auteur prolifique. Après avoir d'abord modernisé la figure du vampire, il s'emploie ici à un pastiche de l'écriture de la romancière Ann Radcliff, employant l'astuce d'un récit-cadre où il est question qu'une confidente de l'écrivaine raconte une histoire entendue auprès d'Ann Radcliff elle-même, qui aurait vécu et été inspirée par cette aventure dans sa future œuvre narrative.
|
Paul Féval, pour tout effet de réel, rapporte ces propos qu'on lui aurait confiés afin qu'il les publie sous son nom. L'histoire centrale, qui est la principale, commence de manière assez classique par l'enlèvement d'un futur marié (qui est traîné jusqu'en Illirie... où sinon ? Les vampires sont de l'Est, tout le monde le sait...) par un vampire, dit M.Götzi, possédant des caractéristiques assez inhabituelles. Le tout devant aller (mais non finir encore), vers la destruction dudit vampire, on découvre à l'occasion que cette espèce possède sa cité sur Terre.
[...]
Les lecteurs en recherche de variations inédites autour de la figure du vampire ne pourront pas être déçus.
Poppy Z Brite, la fée de l'absinthe, a peut-être puisé son inextinguible vert dans les lignes de
La Ville-Vampire : le vert, c'est la couleur du vampire, celle où baigne l'aventure et qui donne une esthétique surnaturelle. De la chair et des yeux du vampire, en effet, émane une lueur verte, qui va jusqu'à pousser Féval à écrire qu'il ressemble, dans le noir, à une bouteille verte éclairée de l'intérieur.
D'autres détails incongrus concernent le vampire :
lire l'article complet (senhal pour vampirisme.com)
PS : La collection "Petite Bibliothèque Ombre" dans laquelle est notamment paru ce texte comporte d'autres textes de la même veine, je la trouve très jolie.