
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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| Auteur | Message |
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monilet Sage de la littérature

Messages: 1897 Inscription le: 11/02/2007 Age: 58 Localisation: Île de France
 | Sujet: Re: Romain Gary Dim 30 Nov 2008 - 19:33 | |
| Vieux souvenirs : poas trop aimé L'angoisse du roi salomon, mais beaucoup Les oiseaux vont mourir au Pérou. _________________ (PASSAGE) Toi moi ton amour mon amour notre monde comme de nuages et d'ombre des vaisseaux de beauté
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|  | | menine Main aguerrie

Messages: 457 Inscription le: 26/04/2008 Age: 38 Localisation: dis z'y mieux !
 | Sujet: Re: Romain Gary Dim 30 Nov 2008 - 19:54 | |
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Romain Gary Sam 25 Avr 2009 - 17:58 | |
| Je connais cet auteur à travers les quelques livres que j'ai lu de lui.. à travers le sublime livre de Nancy Huston.. mais je veux continuer, il me fascine trop... Jean-François Hangouët, Romain Gary : A la traversée des frontières | Citation: | Présentation de l'éditeur " Je lisais, au dos de mes bouquins : plusieurs vies bien remplies... aviateur, diplomate, écrivain..." Rien, zéro, des brindilles au vent, et le goût de l'absolu aux lèvres. Toutes mes vies officielles, en quelque sorte, répertoriées, étaient doublées, triplées par bien d'autres, plus secrètes" (Vie et Mort d'Émile Ajar). Dans " la communion avec la joie d'exister " plutôt que dans l'acceptation des " explications définitives " de l'homme ou de la vie, ne se laissant pas enfermer dans une seule image, une seule légende, ni même une seule vie, invitant par une prodigieuse puissance créatrice ses lecteurs à le suivre dans sa " conquête " d'une liberté " hors de l'œuvre ", d'une " liberté vécue ", Romain Gary l'enchanteur, l'auteur des Racines du ciel, de La Promesse de l'aube, ou de La Vie devant soi, est l'un des rares pionniers modernes de l'aventure humaine universelle. Jean-François Hangouët nous accompagne dans sa traversée des frontières. |
_________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Romain Gary Jeu 28 Mai 2009 - 12:42 | |
| pas le dossier, mais quand même pas mal d'attention pour Romain Gary dans le Magazine Littéraire du mois de Juin:  | Citation: | L’Événement Romain Gary 42 Les risques du je, par Pierre Assouline 46 Blasphémer pour dire la Shoah, par Myriam Anissimov 48 Désespérer de son désespoir, par Paul Audi 50 Émile Ajar, la judéité devant soi, par Paul Audi 53 « Il gagnera son procès en appel », entretien avec Bernard-Henri Lévy, par Joseph Macé-Scaron |
_________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | Lara Sage de la littérature

Messages: 1101 Inscription le: 07/04/2009 Age: 16 Localisation: Ain
 | Sujet: Re: Romain Gary Ven 24 Juil 2009 - 11:55 | |
| Je ne le connais pas mais en ai beaucoup entendu parler. J'en ai un de lui: La promesse de l'aube _________________ "Vous pouvez tout faire, penser ou croire, posséder toute la science du monde, si vous n'aimez pas, vous n'êtes rien. " M.S.
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | |  | | Lara Sage de la littérature

Messages: 1101 Inscription le: 07/04/2009 Age: 16 Localisation: Ain
 | |  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | |  | | Marie Zen littéraire

Messages: 6904 Inscription le: 26/02/2007
 | Sujet: Re: Romain Gary Jeu 20 Aoû 2009 - 1:16 | |
| La promesse de l'aubeFolio | Citation: | Instinctivement, sans influence littéraire apparente, je découvris l’humour, cette façon habile et entièrement satisfaisante de désamorcer le réel au moment même où il va vous tomber dessus. L’humour a été pour moi ,tout le long du chemin,un fraternel compagnonnage; je lui dois mes seuls instants véritables de triomphe sur l’adversité. Personne n’est jamais parvenu à m’arracher cette arme,et je la retourne d’autant plus volontiers contre moi-même, qu’à travers le « je » et le « moi », c’est à notre condition profonde que j’en ai.L’humour est une déclaration de dignité une affirmation de la supériorité de l’homme su ce qui lui arrive. Certains de mes « amis »,qui en sont totalement dépourvus, s’attristent de me voir,dans mes écrits,dans mes propos,tourner contre moi-même cette arme essentielle, ils parlent, ces renseignés, de masochisme,de haine de soi-même, ou même, lorsque je mêle à mes jeux libérateurs ceux qui me sont proches, d’exhibitionnisme et de muflerie. Je les plains. La réalité est que « je » n’existe pas,que le « moi » n’est jamais visé,mais seulement franchi lorsque je tourne vers lui mon arme préférée; c’est à la situation humaine que je m’en prends, à travers toutes ses incarnations éphémères, c’est à une condition qui nous fut imposée de l’extérieur, à une loi qui nous fut dictée par des forces obscures comme une quelconque loi de Nuremberg.Dans les rapports humains, ce malentendu fut pour moi une source constate de solitude car, rien ne vous isole plus que de tendre la main fraternelle de l’humour à ceux qui,à cet égard,sont plus manchots que les pingouins.
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Comme je le comprends.. Ayant toujours eu beaucoup de mal avec les gens qui se prennent au sérieux, je ne pouvais qu’être ravie par la lecture de cette autofiction -récit d’une jeunesse dominée, comme toute sa vie, par le personnage de la mère, et quel personnage!
Kenavo en parle un peu avant ,disant ceci:
| Citation: | | Si seulement la moitié de ce que Romain Gary a écrit dans ce roman sur sa mère est vrai, c’est à mon avis un miracle qu’il soit devenu un être humain assez capable de gérer un peu sa vie. |
Oui et non.. C’est de ce paradoxe que Romain Gary tire ce très beau titre, Les promesses de l’aube,et il s'en explique très bien:
| Citation: | Ce fut seulement aux environs de la quarantaine que je commençai à comprendre. Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes.On croit que c’est arrivé.On croit que ça existe ailleurs,que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel,la vie vous fait à l’aube une promesse quelle ne tient jamais.On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin d ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur,ce ne sont plus que des condoléances.On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus,jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d’amour,mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend,vous avez beau vous jeter de tous côtés ,il n’y a plus de puits,il n’y a que des mirages. Vous avez fait, dès les premières lueurs de l’aube,une étude très serrée de l’amour et vous avez sur vous de la documentation..Partout où vous allez,vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez reçu. Je ne dis pas qu’il faille empêcher les mères d’aimer leurs petits.Je dis simplement qu’il vaut mieux que les mères aient encore quelque un d’autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n’aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. |
Quel poids, oui, mais aussi quelle force donnée par cette mère qui réinvente le monde à sa convenance!
C’est la finesse et l’intelligence de l’analyse de cette double influence maternelle dans son parcours, associées à une permanente autodérision ( très travaillée sur le plan écriture, tout se joue dans des petites phrases rajoutées ça et là ,très pince sans rire, ce Romain Gary, mais souvent hilarant) qui font ,pour moi, de ce récit autobiographique des années de jeunesse d’un écrivain, un des textes que je préfère dans son œuvre, et bien sûr celui qui explique le mieux le personnage Gary. Que j'ai envie d'explorer un peu plus. J’ai noté le livre de Nancy Huston, merci Kenavo! _________________ J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible. André Comte-Sponville
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Romain Gary Jeu 20 Aoû 2009 - 9:46 | |
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|  | | swallow Agilité postale

Messages: 677 Inscription le: 06/02/2007
 | Sujet: Re: Romain Gary Ven 21 Aoû 2009 - 8:12 | |
| Je dois dire que tout comme vous, le personnage de Romain Gary m´interesse au plus haut point.
J´avais envie ( comme Marie) d´en savoir plus sur cet homme. J´en suis à ma 3º lecture ( cet été) de son roman "Pour Sganarelle". J´ai appris bien des choses sur cet auteur, que je lis entre les lignes, bien sûr. Car ce n´est pas tant le thème du livre que je traque, mais l´homme. Romain Gary ne se limite pas à ne parler que de littérature dans cet ouvrage, on peut le découvrir entre les lignes, c´est du moins la lecture que je fais. Je ne sais pas ce qui retient le plus l´attention de Nancy Houston. Personnellement, ce n´est pas sa vie qui me fascine, mais sa façon de penser, unique en son genre. Puissante, sauvage, libre. Cela me m´etonne pas qu´on ait dit de lui qu´il etait " un corps étranger dans la littérature française". Sa conception de la liberté (existencielle) et sa hantise du conditionnement vont très loin, l´obligeant à refuser de se laisser enfermer dans une seule identité et à exercer irrespect, profanation, ironie, parodie, etc. Un homme passionnant. Je vous en parle dès que j´ai un petit moment. _________________ "L´homme, par le fait d´être homme, est déjà par rapport à l´âne ou au crabe un animal malade- car la conscience est une maladie." Miguel de Unamuno.
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | |  | | swallow Agilité postale

Messages: 677 Inscription le: 06/02/2007
 | Sujet: Re: Romain Gary Lun 24 Aoû 2009 - 11:02 | |
| A chacun son Gary: Le mien, celui que je prefère est complètement hors du binaire droite/gauche, Blanc/Noir, Dieu/Diable. La liberté lui est si fondamentale que tout ce qui viendrait la troubler se transformerait immédiatement en problème. Sa manière de penser me donne le vertige ( j´adore!). Car il anéantit toute certitude, remettant tout en question, se défaisant à chaque instant de toute opinion admise. Il n´a aucune soumission aux idéologies et autres commandements de l ´époque. C´est d´ailleurs ce qui´il appellerait " cirer les bottes de valeurs en cours". Il est si intelligent, inventif, qu´il réussit à empocher 2 fois le Prix Goncourt ( 1956 " Les racines du ciel", et 1975 " La vie devant soi" , présentée cette fois sous le nom d´Emile Ajar), se jouant des jurés ( qui se prennent tellement au serieux) et de leurs statuts pompeux mais chancelants pour un être de génie comme Gary. Un autre jour, je vous parlerai de ce qu´il entend par " le Western de l´angoisse" ( il a des expressions à lui absolument geniales!) . Ce serait cette peur profonde qui nous ronge tous et nous oblige à adopter mille théories, systèmes, idées et affirmations, véritable " narcose idéologique" que nous plaquons sur cette peur de l´inconnu, cette manie de croire qu´il doit bien toujours avoir une raison cachée à ce que nous ne comprenons pas facilement. C´est là qu´il nous traiterait d"´ eternels rôdeurs autour du puits de la Vérité." Quel talent! _________________ "L´homme, par le fait d´être homme, est déjà par rapport à l´âne ou au crabe un animal malade- car la conscience est une maladie." Miguel de Unamuno.
Dernière édition par swallow le Lun 24 Aoû 2009 - 17:26, édité 1 fois |
|  | | kenavo Zen Littéraire

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 | |  | | swallow Agilité postale

Messages: 677 Inscription le: 06/02/2007
 | Sujet: Le Grec. Ven 28 Aoû 2009 - 10:16 | |
| Du Gary craché: Toutes les fois qu'un imbécile lui demandait "Tu fais quoi dans la vie, le môme?", il savait qu'il était tant de déguerpir, et sans traîner. C'est une drôle de question, d'ailleurs, tu fais quoi dans la vie? Vous l'a-t-on déjà posée? C'est une question qui vous donne la réelle impression que le seul fait de vivre ne suffit pas; elle met la vie en minorité si l'on peut dire, elle la relègue au deuxième rang, comme si ce n'était pas assez d'être vivant, comme s'il fallait encore payer un tribut." (Le Grec) (Le Grec, roman inachevé, paru dans l´Orage, 2005). _________________ "L´homme, par le fait d´être homme, est déjà par rapport à l´âne ou au crabe un animal malade- car la conscience est une maladie." Miguel de Unamuno.
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