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 [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans

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aériale
Zen littéraire


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MessageSujet: [2007-2008] A l\''affiche ou bientôt sur les écrans   Mer 18 Avr 2007 - 10:27

Liste des films cités dans ce fil :(et qui n'ont pas leurs propres fils)

Page 1
Une jeunesse chinoise, Lou Ye
Idiocracy,Mike Judge
Ma fille mon ange,Alexis Durand-Brault
Planète Terreur, Robert Rodriguez
Boulevard de la mort, Quentin Tarantino
Les Simpsons, le film, David Groening
Jackie Brown, Quentin Tarantino
Retour vers le futur, Robert Zemeckis
La petite princesse

Page 2
Caramel,Nadine Labaki
La question humaine,Nicolas Klotz
Le mariage de Tuya, Wang Quan'an
7h58, ce samedi là, Sidney Lumet
La cité des enfants perdus, J.P Jeunet & Carot
A vif, Neil Jordan
Ce que mes yeux ont vu, Laurent de Bartillat

Page 3
Elizabeth, Shekhar Kapur
Elizabeth, l'âge d'or, Shekhar Kapur
Il était une fois, Kevin Lima
Un baiser s'il vous plait !, Emmanuel Mouret

Page 4
Garage, Lenny Abrahamson
John Rambo, Sylvester Stallone

Page 5
Bienvenue chez les ch'tis, Dany Boon

Page 6
Black Sheep, Jonathan King

Page 7
J'ai toujours rêvé d'être un gangster, Samuel Benchetrit

Page 8
27 robes, Anne Fletcher
[rec], Paco Plaza & Jaume Balaguero
Les cerfs-volants de Kaboul, Marc Forster
Ca$h, Eric Besnard
Le grand alibi, Pascal Bonitzer
L'un contre l'autre, Jan Bonny
Soap, Pernille Fischer Christensen
Ezra, Newton I. Aduaka
Sparrow, Johnnie To

Page 9
Diary of the dead, George A. Romero

Page 10
Je suis une légende, Francis Lawrence
Bienvenue au cottage, Paul Andrew Williams
Kung-Fu Panda, Mark Osborne & John Stevenson
Hulk, Louis Leterrier
Wanted, Timur Bekmambetov

Page 11
Lake Tahoe, Fernando Eimbcke
Wall-E, Andrew Stanton
Dorothy, Agnès Merlet

Page 12
Deux soeurs, Kim Jee-woon

Page 13
Le premier jour du reste de ta vie, Zabou Breitman
Back Soon, Solveig Anspach (+ page 38)
Martyrs, Pascal Laugier (+ page 18 )

Page 14
Cherry Blossoms, Doris Dörrie

Page 15
Mirrors, Alexandre Aja
Batman, The Dark Knight, Christopher Nolan
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, Steven Spielberg
Babylon A.D, Matthieu Kassovitz

Page 16
Mamma Mia, Phyllida Lloyd
Jar City, Baltasar Kormakur

Page 17
Un mari de trop, Griffin Dunne
Rumba, Dominique Abel & Fiona Gordon

Page 18
Martyrs, Pascal Laugier (+ page 13)

Page 20
Comme les autres, Vincent Gareng
Des trous dans la tête, Guy Maddin
Vinyan, Fabrice du Weltz
Cliente, Josianne Balasko

Page 21
Afterschool, Antonio Campos
7ème ciel, Andreas Dresen (+ page 29)
Eden Lake, James Watkins

Page 24
Tokyo, Michel Gondry & Leos Carax & Bong Joon-ho

Page 25
Le crime est notre affaire, Pascal Thomas

Page 26
La cité de Dieu, Fernando Meirelles & Katia Lund
La vierge des tueurs, Barbet Schroeder
Moscow Belgium, Christophe Van Rompaey (+ page 37)

Page 28
Mesrine, Jeanf-François Richet

Page 29
7ème ciel, Andreas Dresen (+ page 23)

Page 30
Hellboy 2, les légions d'or maudites, Guillermo del Toro
Quatre nuits avec Anna, Jerzy Skolimovski

Page 32
When night is falling, Patrizia Rozema

Page 34
Vilaine, Jean-Patrick Benes & Allan Mauduit (+page 37)

Page 36
Nocturna, Victor Maldonado & Adria Garcia
Chomsky & Cie, Olivier Azam & Daniel Mermet
James Bond, Quantum of Solace, Marc Forster

Page 37
Vilaine, Jean-Patrick Benes & Allan Mauduit (+ page 34)
Moscow Belgium, Christophe Van Rompaey (+ page 26)

Page 38
Agathe Cléry, Etienne Chatiliez
Back Soon, Solveig Anspach (+ page 13)
Pour elle, Fred Cavayé

Page 39
Caos Calmo, Nanni Moretti
Australia, Baz Luhrmann
Largo Winch, Jérôme Salle

Page 40
Le Bon, la Brute, le Cinglé, Kim Jee-woon


***

Une jeunesse chinoise de Lou Ye -(2h15-)

"Sexe ,Révolte et résignation en Chine": Ce film interdit par Pékin, est un récit d'apprentissage sincère qui mélange romance et tragédie, nostalgie et colère"

Un article en première page du Monde ce matin et largement développé plus loin.

"Une jeunesse chinoise "est une fresque ambitieuse autour d'une étudiante prise dans le tourbillon de ses sentiments, du sexe et des évènements de la placeTiananmen.
Remarqué au dernier festival de Cannes, le film sort en France aujourd'hui .Mais il est banni à Pékin.Et son auiteur, Lou ,4Oans, est interdit de travail en Chine pendant cinq ans.
Dans un entretien ,Sylvain Bursztejn, le producteur dit que le pays " connait la schizophrénie la plus complète": d'un côté 5000 salles devraient ouvrir d'ici à 2010, et des cinéastes sont incités à tourner; de l'autre ,la censure interdit les sujets politiques et les scènes sexuelles ou violentes."

A voir donc pour se faire une opinion, la critique elle est assez élogieuse.:arrow:

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Après tout, la meilleure façon de parler de ce quel'on aime est d'en parler légèrement.
Albert Camus
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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Mer 18 Avr 2007 - 10:43

j'ai plutôt entendu des échos négatifs sur ce film...

chronic'art a écrit:
Mais passé l'exotisme des couloirs bruyants et décatis de l'université, des rengaines rock en mandarin, passé l'étonnement de voir tant de sexe dans un film chinois, et une fois qu'on a détaillé la beauté de Hao Lei, on s'afflige.
Le comble est atteint quand la petite histoire rencontre la grande. En juin 1989, les amoureux transis se cherchent au milieu de la foule chatoyante des étudiants de Tian an men. [...] Pourtant Lou Ye ne s'arrête pas là et va répandre son flot sentimental jusqu'au mur de Berlin. La bande de bons copains traverse l'espace et le temps sur fond insurrectionnel sans jamais déroger à l'autisme de rigueur.


ça m'intrigue tout de même, mais je ne pense pas avoir le temps d'aller le voir
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aériale
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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Mer 18 Avr 2007 - 11:13

Oui, comme toi je suis intriguée, ne serait-ce que par la censure dont il a été victime dans son pays.
Et puis la critique, en général plutôt fine et juste de ce quotidien, m'a convaincue d'y aller:


"Lou Ye recourt aux outils romanesques quand le couple parvient au plus fort de sa crise,la nuit du 4 juin 1989, celle du massacre de Tiananmen. Cet épisode est situé au centre du film et s'il s'était arrété là, on aurait gardé l'impression d'un film brillant et un peu superficiel, qui mêle avec beaucoup d'artifice le particulier et le collectif, l'histoire d'amour et l'histoire tout court. Mais le brio de la première moitié laisse place à un récit plus lent, plus réfléchi (...)

L'ambition du projet laisse une prévisible sensation d'insatisfaction . Cette imperfection n'empêchera pas le film de peser d'un poids certain parceque le mélange de nostalgie et de colère, de romance et de tragédie est porté par un élan ,une sincérité qui font passer les facilités que s'accordent parfois le metteur en scène.(...)"

Thomas Sotinel.
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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Mer 18 Avr 2007 - 12:07

C'est un film que j'ai très envie de voir...

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"Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie."
(Jean Louis Barrault)
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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Mer 25 Avr 2007 - 10:49

Idiocracy


Citation:
Joe Bowers, l'Américain moyen par excellence, est choisi par le Pentagone comme cobaye d'un programme d'hibernation, qui va mal tourner. Il se réveille 500 ans plus tard et découvre que le niveau intellectuel de l'espèce humaine a radicalement baissé et qu'il est l'homme le plus brillant sur la planète..


ça a l'air pas mal je trouve. Mais dans seulement 9 salles (et pas à Paris!! incroyable, pour une fois que ça arrive!), alors surveillez les programmations près de chez vous !
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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Sam 7 Juil 2007 - 9:23

Coline va être contente : nouveau film de Kim Ki-Duk le 8 août dans les salles françaises : Time

"L'histoire" :
Dans l’urgence de Time où le temps est compté, une femme jalouse reproche à son petit ami d’être séduit par d'autres filles et va avoir recours à la chirurgie esthétique pour raviver un désir mort; un homme subit une séparation brutale et essaye de recommencer une relation amoureuse sans succès; une demoiselle tombe amoureuse de l'homme le plus triste du monde qui, égoïstement, n'arrive pas à oublier son précédent grand amour.

Citation:
dans Time, les personnages parlent pour exprimer ce qui ne va pas chez eux ou se laissent mourir d’amour en changeant de visage.[...] Kim filme désormais des vous-et-moi perdus dans des mégapoles grouillantes qui assument pleinement leur désir, leur méchanceté ou leur naïveté, s’agacent du temps qui passe, se révoltent sans arborer des mines passives et n’attendent plus patiemment que l’être aimé revienne.
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coline
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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Sam 7 Juil 2007 - 9:55

Queenie a écrit:
Coline va être contente : nouveau film de Kim Ki-Duk le 8 août dans les salles françaises : Time



:) Je l'attends...
Mais il me faudra peut-être aller jusqu'à Clermont pour le voir!Rolling Eyes
(Vous n'imaginez pas la chance que vous avez de vivre dans des grandes villes...)

En attendant, je vais tout de même aller voir le film de Marjane Satrapi, Persepolis, ce week-end...Wink

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MessageSujet: A l'affiche ou bientôt sur les écrans (vu ou à voir)   Lun 13 Aoû 2007 - 11:34

Cinéma : J'ai vu dernièrement

==========================

Ma fille mon ange un film Québécois

A Québec, Germain Dagenais (Michel Côté), ancien avocat et aujourd'hui conseiller politique avisé, est marié à Jeanne depuis 30 ans. Leur fille unique Nathalie (Karine Vanasse) est partie à contrecoeur étudier le droit à Montréal. Elle y découvre rapidement les folies de la vie nocturne et se fait prendre lentement mais sûrement dans la toile d'un entrepreneur du «divertissement adulte ».
Un soir, à l'insu de sa femme, Germain visite des sites pornographiques sur Internet et découvre l'inimaginable! Nathalie, sa propre fille, annonce qu'elle sera la vedette d'une prestation XXX dans quatre jours !
Cauchemar ! Dévoré par la culpabilité, il part pour Montréal afin d'empêcher Nathalie, son ange, de commettre à ses yeux l'irréparable.

sans être vulgaire ce film
racontent les méfaits du xxx sur le net
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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Ven 17 Aoû 2007 - 8:56

je vais mettre là un truc que je viens de voir au ciné, parce que j'ai la flemme d'alimenter tout un fil sur le réalisateur, mais si quelqu'un veut se lancer (snark ? Animal ?) je le suis.

Je viens d'aller voir Planète Terreur de Robert Rodriguez !

c'est une tuerie ce film, trop drôle, trop classe, avec des cabrioles dans tous les sens, des explosions pour rien, des incohérences énormissimes, des répliques qui veulent rien dire, des personnages qui se la ramènent à donf', du sang qui gicle, des pustules qui explosent, des gueules qui éclatent, des boyaux qui s'extirpent, une mini moto et une jambe mitrailleuse !

Rodriguez reprend l'ambiance des séries b à mort, c'est super drôle et bien rythmé. J'ai éclaté de rire plusieurs fois tellement c'est énooorme.Et en même temps, on se marre et on y croit un peu à cette histoire. C'est en ça que j'ai bien retrouvé l'ambiance de ces films carton pâte. On sait que c'est "tout du faux", c'est kitschissime à mort (tiens Prado, le personnage de Train de nuit pour Lisbonne l'aurait pas été content Wink ), et pourtant on se plonge dans l'action et l'histoire sans complexe.


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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Ven 17 Aoû 2007 - 9:07

hehe, m'a bien plus aussi ce film... aussi sympa que le boulevard de la mort ne l'était pas !

un fil sur le réalisateur... mmmmmh... je ne suis pas un enragé de Rodriguez, du bon et du moins bon...

bien aussi la fausse BA de Machete laugh

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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Ven 17 Aoû 2007 - 9:57

animal a écrit:
hehe, m'a bien plus aussi ce film... aussi sympa que le boulevard de la mort ne l'était pas !

un fil sur le réalisateur... mmmmmh... je ne suis pas un enragé de Rodriguez, du bon et du moins bon...

bien aussi la fausse BA de Machete laugh


j'ai pas été voir le boulevard de la mort, les extraits vus lors des projections dans mon ciné ne m'avaient pas convaincues (et je n'aime pas trop les films de tarantino en général)
par contre, apparemment aux états-unis les films n'étaient pas scindés en deux films, les spectateurs se visionnaient tout d'un coup, avec entre les deux de fausses bandes annonces (comme celle de machete), ça devait être sympa !
mais pour machete, je viens de voir sur allociné qu'il y a un film du même nom dans la filmo de rodriguez qui devrait sortir en 2008 Shocked
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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Ven 17 Aoû 2007 - 10:59

dernier film au cinéma c'était les simpsons ..excelent , toujours dans l'esprit , j'adore ! cheers
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animal
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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Ven 17 Aoû 2007 - 12:29

tarantino celui que j'ai préféré doit être Jackie Brown, le reste je commence à douter très fortement... il est très inspiré par pleiin de trucs mais ça ne suffit pas, loin de là (même à leur rendre hommage...)

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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Ven 17 Aoû 2007 - 20:12

le film fétiche pour moi
Back to the future
Retour vers le futur
que j'ai vu, revu, revu encore, et que je regarderai encore sans problème
je me suis même payé le coffret la trilogie :)

clic

Lorsque Marty McFly retourne en 1955 dans une machine à voyager dans le temps inventée par Emmett "Doc" Brown, sa présence empêche ses parents de se rencontrer. Il devra tout faire pour que leur union ait lieu malgré tout.

Partout où vous irez, à qui que vous demandiez, on vous répondra qu’on aime Retour vers le futur. Pour certains, c’est l'un des films chéris de leur enfance, pour d’autres, un chef-d’œuvre, mais quel que soit le degré d’appréciation, tout le monde semble aimer la trilogie de Robert Zemeckis. La principale qualité du film est son universalité. L'un des principaux points forts de Steven Spielberg, évidemment producteur exécutif ici, cette faculté de toucher le monde entier transpire à travers tout le récit de Zemeckis et Gale. On a beau le retourner dans tous les sens, le scénario de Retour vers le futur (par ailleurs nommé à l’Oscar) est tout bonnement parfait. Un exemple d’écriture qui allie science-fiction et humour au sein d’une aventure improbable. Choisissant comme point de départ le plus fondateur des paradoxes temporels (si je retourne dans le temps tuer mon géniteur, j’empêche ma naissance mais si je ne nais pas, comment puis-je retourner dans le temps tuer mon géniteur?), les scénaristes en exploitent uniquement la base (mettant de côté le problème impossible à résoudre) de manière à tisser une histoire capable de parler à tout un chacun. Avec pour principal protagoniste un lycéen toujours en retard aspirant à la vie de rockstar, Gale et Zemeckis nous présentent un identifiant idéal, d’autant plus qu’il semble avoir une famille on ne peut plus commune, majoritairement composée de losers (sœur-bigoudis, frère caissier de fast-food, mère alcoolique et obèse et père minable). Qui n’a jamais eu honte de ses parents? Qui n’a jamais rêvé les changer, ne serait-ce qu’un tout petit peu? C’est l’occasion offerte au héros par le film.

C’est en tombant sur un vieil album scolaire de son père que Bob Gale s’est demandé s’il aurait été ami avec son propre père, s'ils avaient été ensemble au lycée. Au début du film, on peut entendre Marty citer une phrase de son père avant de dire "Tu m’entends? Je commence à parler comme mon père". En transportant Marty dans le passé, et en le substituant à son père dans le schéma de rencontre de ses parents, l’histoire opère une habile variation autour du complexe d’Œdipe (selon lequel tout fils souhaite tuer son père pour gagner l’amour exclusif de sa mère), faisant de Marty la cible amoureuse de sa mère, au risque non de tuer son père, mais de se tuer lui-même! Il doit donc faire équipe avec son ringard de père afin de conquérir le cœur de Lorraine, mais dans un premier temps, tous ses efforts se soldent immanquablement par un échec. Marty se réapproprie même la nemesis de George, Biff Tannen. Cette tournure des évènements pourrait s’interpréter comme l’incapacité pour tout fils de se démarquer de son géniteur, explorant toujours plus la teneur psychologique du récit et l’écho quelle trouve chez le spectateur. Par exemple, ce voyage dans le temps et le lien particulier qui le force à se nouer d'amitié avec George permettra à Marty de découvrir que son père, tout comme lui, entretenait également des ambitions artistiques (littéraires pour George) et l’une des conséquences de la victoire de George sur Biff sera justement son épanouissement professionnel. D’ailleurs, une scène coupée, située avant le voyage dans le temps, voyait Marty mettre la maquette de son groupe dans une enveloppe avant de décider de ne pas l’envoyer. C’est pourquoi on le voit porter une enveloppe à la fin du film, lorsqu’il se réveille après ce qu’il croit être un "cauchemar". Un cauchemar qui lui aurait néanmoins fait réaliser que, pour ne pas devenir comme son père, il fallait croire en soi et tenter le coup. Malgré l’absence de cette scène, peut-être trop explicite, l’arc scénaristique demeure bien présent et participe à l’identification du spectateur.

HELL VALLEY

Evidemment, l’idée d’une suite s’est immédiatement imposée et, alors qu’on les néglige, sans les qualifier de séquelles vénales, ce sont ces deux chapitres complémentaires qui viendront enrichir l’univers créé par le premier film et transformer Retour vers le futur en saga à travers le temps. Retour vers le futur II est la première partie d’une suite qui en compte deux, avec de nouveaux enjeux: les malheurs apportés par la machine, le complexe "mauviette" et, surtout, la question de la fatalité. Le voyage dans le temps, comme tout progrès technologique, pose des questions éthiques. Si le côté obscur dans lequel Marty glisse un instant (en achetant l’Almanach des Sports) est totalement absent de la première aventure, il est le principal moteur de la suite de l’histoire. En effet, arrivé en 2015 au début du film, Marty achète un magazine relatant toutes les victoires sportives de 1950 à 2000. Sermonné par Doc, il l’abandonnera, mais il sera malheureusement retrouvé par Biff, alors âgé de 77 ans, qui retournera dans le passé afin de se donner l’Almanach à lui-même, plus jeune de 60 ans, afin de faire de lui un homme riche. Cela, nos héros ne le découvrent que lorsqu’ils reviennent en 1985, un présent qui s’avère être différent de celui qu’ils avaient connu. Aujourd’hui, Biff Tannen est un milliardaire marié à Lorraine, George McFly a été assassiné (par Biff) et Doc Brown est à l’asile. Afin de rectifier les choses et d’éviter cet Enfer sur Terre, Doc et Marty doivent retourner dans le passé. En décidant de ramener les personnages une nouvelle fois en 1955, les auteurs vont développer une thématique de la répétition et du double et lier le tout à la question du destin.

DOUBLE BACK







Tout d’abord, il faut revenir un peu en arrière, à l’introduction de ce deuxième épisode, prenant place en 2015. Zemeckis et Gale entament de revisiter les scènes-clé du premier volet avec l’arrivée sur la place de l’Hôtel de Ville, puis la confrontation dans le café (Lou’s Cafe en 1955, Cafe 80 en 2015) qui se termine en poursuite dans la rue (voiture contre chariot transformé en skateboard en 1955, hoverboards en tous genres en 2015). Simple clin d’œil? Non. Ce premier instant "remake" va considérablement approfondir la thématique du premier film. Les histoires de voyage dans le temps sont on ne peut plus adéquates pour aborder le thème du destin, de la fatalité. Déjà, dans le premier tome, le 5 novembre 1955 marquait la date de la rencontre entre Lorraine Baines et George McFly, mais également celle de l’idée du convecteur temporel, survenue à Doc Brown lors de sa chute dans les toilettes ce jour-là. Coïncidence ou date-clé? Le dénouement du film, qui voit Lorraine et George finalement unis malgré l’intervention première de Marty, portait à penser que c’était écrit. D’ailleurs, George ne tente-t-il pas, sur les conseils de Marty, de séduire Lorraine en lui clamant que "le destin m’a réuni à vous" et qu’elle lui avait été "destinée"? En choisissant de reproduire les évènements du précédent opus dans le futur, Zemeckis et Gale nous présentent un exemple de l’Histoire se répétant, comme en réponse à un schéma récidiviste.


BACK IN TIME

Nouvelle coïncidence dans le temps, c’est le 12 novembre 1955, date à laquelle la foudre s’est abattue sur l’horloge de l’Hôtel de Ville (permettant à Marty de repartir en 1985 dans le premier film), que le vieux Biff (de 2015) choisit pour retourner dans le passé afin de se donner l’Almanach à lui-même. Doc s’interrogera même sur ce choix, évoquant la possibilité que la date représente le centre du continuum espace-temps, à moins qu'il ne s’agisse d’une simple coïncidence. En ramenant les protagonistes en 1955, les scénaristes explorent plus avant la complexité de ce volume par le biais d’une mise en abyme. Il y a à présent deux Marty et deux Doc en 1955, un premier duo qui n’est autre que celui du premier film (dont l’objectif et de renvoyer Marty en 1985) et un deuxième duo, celui de Retour vers le futur II (dont l’objectif est de récupérer l’Almanach sans interférer avec le premier duo). Nombre de fois, les deux intrigues vont se téléscoper, perpétuant le thème de la répétition, ou plutôt du double. En effet, par le biais de la révolution technologique des effets spéciaux, on pourra voir à plusieurs reprises le même acteur en deux exemplaires (le vieux Biff face au jeune, le Doc de 1955 et le Doc de 1985, les deux Marty et même Jennifer, la petite amie de Marty, qui tombera nez à nez avec son soi de 2015) voire trois (Michael J. Fox interprétant Marty en 2015 et ses deux enfants, Marty Jr. et Marlene!) dans un même cadre. Outre la réitération de scènes connues, la situation nous permet également d’adopter des points de vues alternatifs sur des moments-clés (Marty et Lorraine dans la voiture, le coup de poing de George, Marty sur scène), explorant l’idée de mise en abyme et de répétition, mais surtout, dans un élan presque expérimental (on pense à la trilogie de Lucas Belvaux), on suit des personnages secondaires dans des scènes qui avaient fait l’œuvre d’ellipses lors du premier film (Biff allant chercher sa voiture au garage). En faisant appel à la connaissance du premier film par le spectateur, Retour vers le futur II noue un lien presque intime avec le public et l'entretiendra à travers la suite, perpétuant la dimension culte de la trilogie.

WILD GUNMAN







Avec une exploitation entière et insoupçonnée du potentiel offert par l’univers du premier film, Retour vers le futur II est sans doute le plus riche de la trilogie. Et ce n’est pas encore fini. En extrapolant à partir de la figure paternelle incarnée par George McFly dans le premier film, courbant l’échine devant l’affront, les scénaristes font de Marty quelqu’un qui ne supporte pas d’être traité de "mauviette" (ou d’autre chose, comme d’avoir "les foies" en 1885), jusque dans le Far West de Retour vers le futur III où les pistes introduites par le chapitre II vont évidemment se conclure. Frappé par la foudre après avoir accompli leur mission, Doc est transporté en 1885 tandis que Marty reste coincé en 1955. Il ira trouver le Doc de 1955 afin qu’il l’aide à rentrer en 1985 mais ils découvrent que le Doc de 1985 a été tué par Buford "Molosse" Tannen en 1885. Marty décide alors de partir sauver son ami et le ramener en 1985. Cependant, en intervenant lors d’une kermesse (réminiscence de la Féerie Dansante des Sirènes du premier film, l’histoire se répétant inlassablement), Marty se réapproprie l’ennemi de Doc, Buford Tannen, tout comme il l’avait fait en 1955 avec Biff (autre réminiscence). C’est donc Marty que Tannen défie en duel. Un duel qui va faire réaliser à Marty qu’à trop être orgueilleux, il peut en perdre la vie. De retour en 1985, il refusera le duel proposé par Needles et évitera ainsi un accident qui aurait gâché sa vie. C’est alors que Jennifer sort de sa poche un fax, rapporté du futur, indiquant le renvoi de Marty après qu’il ait accepté une magouille du même Needles, qui l’avait alors défié. L’inscription sur le fax s’efface. Lorsque Jennifer en demandera l’explication à Doc, celui-ci lui affirmera que l’avenir n’est pas écrit, répondant enfin à la question de la fatalité.

"RONALD REAGAN ! L’ACTEUR ?!"







Revenons au décor choisi par Zemeckis et Gale pour ce troisième chapitre. Il n’est pas innocent dans la mesure où le western implique codes et clichés. C’est à travers la thématique de l’honneur et le stéréotype du duel que les auteurs achèvent l’arc scénaristique du "complexe mauviette". Cela nous amène à l’autre intérêt apporté par l’époque. En bon réalisateur cinéphile qu’il est, Robert Zemeckis se plaît à explorer les genres (Forrest Gump en est un très bon exemple). Retour vers le futur, dont le premier plan est directement inspiré de La Machine à explorer le temps de George Pal et qui contient de nombreuses références à C’était demain de Nicholas Meyer et Safety Last! (classique muet avec Harold Lloyd), se situait au croisement de la science-fiction, de la comédie et du teen movie. Retour vers le futur II préférait s’aventurer dans la veine SF et Retour vers le futur III renvoie aux films de Sergio Leone. Zemeckis rend même directement hommage à deux œuvres du maestro: il y a tout d’abord Pour une poignée de dollars, que Biff regarde lors du 1985 alternatif, avec un Clint Eastwood dont Marty s’approprie le nom et la ruse du gilet pare-balles improvisé; puis Il était une fois dans l’Ouest, auquel Zemeckis subtilise un plan pour le calquer à l’identique (l’arrivée de Marty en ville). Par ailleurs, le film renvoie au contraste entre les westerns américains de John Ford et Howard Hawks et les westerns spaghettis par l’intermédaire des vêtements de Marty, tout d’abord affublé d’une panoplie de cow-boy aux couleurs improbables avant d’être relooké à l’aide d’un poncho dans la plus pure tradition de Blondin. Avec ce film, Zemeckis et Gale évoquent également tout un pan de la littérature fantastique de l’époque, avec de nombreuses références à Jules Verne mais aussi quelques détails matériels (le réfrigérateur créé par Doc, par exemple) avant l’apothéose de la locomotive à voyager dans le temps, marchant à la vapeur, cédant définitivement au monde du steampunk.

OUTATIME







Du Petit théâtre de la science-fiction qu’affectionne George McFly aux romans de Jules Verne, c’est toute la nostalgie de l’auteur qui émane de cette trilogie. C’est cette même nostalgie qui enrobe notre souvenir de la saga Retour vers le futur et qui en fait une œuvre à la fois profonde et divertissante, et finalement intemporelle. Pas une ride en bientôt vingt ans d’existence, malgré la présence de chansons de Huey Lewis et de ZZ Top, d’une DeLorean et d’une doudoune sans manches. A l’heure où l’on aimerait voir Robert Zemeckis revenir vers ses premières amours, la trilogie Retour vers le futur demeure, dans son ensemble composé de trois films, plus que n’importe lequel de ses autres métrages, l’authentique chef-d’œuvre de sa filmographie. Aujourd’hui encore, on n’a pas fait meilleur film sur le voyage dans le temps. De par son habile mélange des genres et sa richesse tant thématique que visuelle, il s’agit là d’un modèle exemplaire d’entertainment intelligent, représentatif de ce qui s’est fait de mieux dans ces années-là et pourtant indémodable, ultime film culte d’une époque et de son auteur.


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Dernière édition par le Mer 22 Aoû 2007 - 16:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans   Mer 22 Aoû 2007 - 16:15

une film jeunesse " La petite princesse" The Little princess

y'a une scène dedans
c'est officiel qu'à chaque fois que je regarde ce film
je pleure, à cette scène.

quand le papa amnésique qui est revenu de guerre
ne reconnaît pas sa fille alors que les policiers
viennent la chercher pour l'emporter au poste .

la petite crie papa....papa c'est moi sarah
alors que les policiers emporte l'enfant avec eux
à l'extérieur de la demeure
on entend le papa crier ...Sarah
l'amnésie avait disparue.

un extrait.
un film à voir


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[2007-2008] A l\'affiche ou bientôt sur les écrans

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