Cool, y'a le temps de voir venir le Walter Hill !
Catastrophe d'hier soir :
Je suis allée à la soirée Hommage à Jean Rollin... Jamais vu un de ses films, réalisateur "culte" parce que français et faisant des films érotico-fantastiques qui ont fait scandale.
La soirée :
Visionnage de son dernier film
La nuit des horloges (avec Ovidie, ancienne actrice porno qui réalise ses propres films maintenant, et qui aurait dû être présente, mais qui n'était pas là... pfff)
Petite rencontre-question avec Jean Rollin (et Ovidie, absente...).
Diffusion de son premier film :
Le viol du vampireça commence tout tranquille, avec un vieux Jean qui nous explique, débonnaire, les galères pour trouver de l'argent pour faire sa
Nuit des horloges, qui remercie des gens de son équipe, qui vante le professionnalisme d'Ovidie...
La Nuit des Horloges. Il fallait l'oser Jean Rollin l'a fait : Faire son propre film-hommage !
Une pauvre meuf, Ovidie qui joue comme une Tartine tombée face contre terre sur un carrelage glissant, aussi expressive que de la gelée, et chantonnant 9/10ème de ses répliques, Ovidie, donc, interprète Isabelle, la nièce d'un réalisateur décédé recemment, elle hérite de sa maison de campagne. Elle est "hantée" par lui, alors qu'elle ne l'a vue que très rarement (un coup elle ne l'a vue qu'une fois dans sa vie, un coup elle s'est souvent promené avec lui dans la forêt... Hum). Elle erre donc plus ou moins sur ses traces : le cimetière du Père Lachaise où il est enterré, sa maison de campagne à Limoges. Et au grès de ses pérégrinations elle a des visions : elle voit des fantômes des personnages créés par Michel Jean, avec qui elle papote de la vie, de la mort, de la création, de la vie après la mort, de "mais où est Michel Jean ? Michel Jean est-il vraiment mort ?". Et elle a aussi des visions des scènes de films de Michel Jean/Jean Rollin.
Ainsi le film est une sorte de montage collage grossier de différents extraits des films de Jean Rollin, avec une partie pseudo psycho-socio-érotico-fantastique.
Dans la bouche des actrices ce n'est qu'encensement du grand, du génial, du merveilleux Michel Jean...
1h30 plus tard, on n'en peut plus de tant de flagornerie, d'onanisme visuel et sonore, de phrases répétées sans arrêt parce que le Jean a dû se trouver géniallissime de les "inventer" (
Ce sont les Morts qui rêvent des Vivants, et non l'inverse, dit au moins 5 fois...)
Le film est plat, prétentieux et moche.
Jean Rollin revient nous causouiller. Mais là, plus de débonnaire qui tienne, le masque est tombé, le péteux nous anecdotise son film, mais je n'entends plus que sa prétention. Monsieur est persuadé d'être un artiste incompris, un artiste maudit. ça fait peur.
Franchement, les extraits de ses vieux films m'ont limite donner envie de rester mater
Le viol du vampire. Mais non... j'en pouvais plus de lui. Alors je suis partie. Tant pis.
Quelle arnaque.
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Shielded from unexpected fury
Frightened survivor in my world too shy to see
Softly I spoke, softly I'm dying
Crushed by your power, by my wilingness to bleed