
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
|
| | |
| Auteur | Message |
|---|
Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1766 Inscription le: 22/07/2008 Age: 60 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Jeu 29 Oct 2009 - 7:43 | |
| Je n'ai pas vu L'éternel retour depuis 45 ans environ.Ca me donne envie,intéressé par l'univers de Cocteau parfois un peu agaçant.Mais tu as raison, Peter Ibbetson,quelle magie! _________________ Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
|
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1753 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Sam 31 Oct 2009 - 23:05 | |
|  Genghis Khan (Henry Levin, 1965). Historiquement fantaisiste mais diablement divertissant. Autour d'Omar Sharif, le casting est hétéroclite : James Mason en émissaire chinois, Françoise Dorléac en princesse mongole (sic). Gengis Khan apparait ici comme un despote éclairé, presque un humaniste, protecteur des droits des femmes. La mise en scène est assurée par un Henry Levin qui a prouvé son efficacité dans le film d'aventures (Voyage au centre de la terre). Un vrai festival de Khan ! _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
|
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1753 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Dim 1 Nov 2009 - 23:19 | |
|  Luke la main froide (Stuart Rosenberg, 1967). Il y a peu à garder de la carrière de Rosenberg si ce n'est Brubaker et La toile d'araignée. Luke la main froide est sa meilleure réalisation, un film de pénitencier qui n'obéit pas aux règles du genre, dans le sens où les scènes spectaculaires (les évasions) ne sont pas montrées au profit du quotidien de ces forçats qui ne cessent d'élaguer le bord des routes. Même chose pour la psychologie des personnages, volontairement absente, le pompon revenant à Luke, incarné par un Paul Newman chiche en paroles et en expressions, si ce n'est un sourire narquois accroché à ses lèvres. Luke reste un personnage énigmatique jusqu'à la fin du film. _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
|
|  | | Queenie Administrateur

Messages: 9975 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Lun 2 Nov 2009 - 10:00 | |
| Luke la main froide est vraiment excellent! Ah ce que c'est beurk quand il avale tous ces œufs... _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
|
|  | | animal Zen littéraire

Messages: 9118 Inscription le: 12/05/2007 Age: 28 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Lun 2 Nov 2009 - 10:14 | |
| bande annonce ! _________________ Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
|
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1753 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Mer 4 Nov 2009 - 23:06 | |
|  Les sensuels (No down payment, Martin Ritt, 1957). Martin Ritt représente, dès la fin des années 50, l'aile libérale du cinéma américain et ses films ont tous une résonance sociale assez forte, quoiqu'il soit capable de tourner aussi bien une adaptation de Le Carré (L'espion qui venait du froid), de Hemingway (Un amour de jeunesse), qu'un pur western (Hombre). Ses meilleures réalisations restent Traître sur commande (la condition des mineurs au XIXème siècle) et Le prête-nom (le maccarthysme). Les sensuels (très mauvais titre français), son deuxième film, s'attaque aux mirages de la société de consommation à travers la vie (à crédit) de 4 jeunes couples installés dans une banlieue résidentielle, où toutes les maisons se ressemblent et où on fraternise lors de soirées barbecue. Sauf qu'on y boit beaucoup trop, que les hommes ne pensent qu'à se jeter sur la femme du voisin etc. Un peu surdramatisé, le film est néanmoins un témoignage édifiant sur les ravages du mythe du rêve américain de la réussite sociale. Avec une interprétation aux petits oignons, à commencer par celle de Joanne Woodward (oui, madame Paul Newman). _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
|
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1753 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Ven 6 Nov 2009 - 19:49 | |
|  Les ordres (Michel Brault, 1974). En octobre 1970, suite à l'enlèvement du député libéral Pierre Laporte par le Front de Libération du Québec, le gouvernement fédéral canadien, appréhendant une insurrection dans la province francophone, décide d'appliquer la Loi des mesures de guerre. Plusieurs centaines de personnes sont alors appréhendées sans acte d'accusation. Le film illustre le sort de cinq d'entre elles. Michel Brault, un des créateurs du cinéma-vérité, filme façon docu-fiction, avec les comédiens qui interviennent face caméra pour expliquer les sentiments des personnages qu'ils incarnent, avec une sobriété qui glace le sang. Quand une démocratie dérape et soumet à l'arbitraire des citoyens sans recours possible, on est plus que proche d'une dictature. Un film choquant (au bon sens du terme), dans le fond et la forme, dont le sujet est plus que jamais d'actualité, ici ou ailleurs. _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
Dernière édition par traversay le Ven 6 Nov 2009 - 22:57, édité 1 fois |
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1753 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Ven 6 Nov 2009 - 22:24 | |
|  Détective du bon Dieu (Father Brown, Robert Hamer 1954). Robert Hamer aurait pu, aurait dû, être le grand cinéaste britannique de l'après-guerre. Hélas, ses projets sans cesse rejetés ont dilué son ambition dans le whisky (à moins que ce ne soit le contraire). Restent, outre l'indispensable Noblesse oblige, une poignée de films noirs remarquables (L'araignée et la mouche, Il pleut toujours le dimanche, The long memory). Détective du bon Dieu n'est pas du même tonneau. Une plaisante adaptation de Chesterton où Alec Guinness distille sa suave ironie dans une aventure hautement amorale. Quant à la délicieuse Joan Greenwood (et sa "husky voice" si sexy), elle n'a droit qu'à un rôle minuscule. Damned ! _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
|
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1753 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Dim 8 Nov 2009 - 22:47 | |
| Le monde lui appartient (The world in his arms, Raoul Walsh, 1952).  En 1850, l'Alaska est un territoire russe. A San Francisco, Jonathan Clark, un marin aventurier, tombe amoureux de la comtesse Marina Selanova qui fuit un mariage arrangé avec le vil prince Semyon. Elle cherche un bateau qui la mènera à Sitka en Alaska. Du Raoul comme on l'aime, viril mais correct. Un film d'aventures avec son lot de bagarres, de chastes baisers (Gregory Impeck et Ann Blyth), de faux méchants (Anthony Quinn) et de vrais salauds (les russes). Ces derniers -le film est tourné en pleine guerre froide- sont habillés pour l'hiver. Walsh a fait mieux mais on ne s'ennuie pas une seule seconde. _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
|
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1753 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Lun 9 Nov 2009 - 20:32 | |
| Du courage pour chaque jour (Kazdy den odvahu, Evals Schorm, 1964).  Jaroslav Lukas, un jeune ouvrier, travaille dans une grande usine de constructions mécaniques. Quelques années auparavant, il est devenu rapidement et facilement un militant politique influent. Après le congrès qui dénonce le culte de la personnalité, il ne sait plus où il en est et perd ses repères politiques et privés. Son amour pour Véra, une jeune décoratrice, s'en ressentira. Un des films symboles de la grande époque du cinéma tchécoslovaque (1960-1970), annonciateur du printemps de Prague. Evald Schorm, un des réalisateurs phares de l'époque, surtout pour ses documentaires, abandonnera le cinéma après 68. Du courage pour chaque jour est une chronique amère, sociale, un peu décousue, qui rappelle les belles heures du Free cinema britannique, en particulier les premiers films de Tony Richardson. _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
|
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1753 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Lun 9 Nov 2009 - 22:54 | |
| Passion fatale (The great sinner, Robert Siodmak, 1949).  Une adaptation du Joueur de Dostoïevski à Hollywood ? On pouvait craindre le pire, d'autant que la MGM a mis les grands moyens, en particulier pour les décors. Si le film est une telle réussite (malgré quelques raccourcis et une intrigue romantique un tantinet appuyée quoique morbide), il le doit à plusieurs facteurs. 1. Robert Siodmak est un cinéaste talentueux qui n'a pas oublié ses origines européennes (allemandes). 2. C'est un spécialiste du film noir qui vient de signer quelques oeuvres majeures : Les tueurs, La proie, Pour toi, j'ai tué. 3. Gregory Peck et Ava Gardner sont remarquables et les seconds rôles ne sont pas que des faire-valoir. Et, au final, le film donne furieusement envie de relire le livre. Si ce n'est pas un gage de qualité, ça !  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
|
|  | | Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1766 Inscription le: 22/07/2008 Age: 60 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Mar 10 Nov 2009 - 20:01 | |
| Voilà ce que j'en écrivais quand je l'ai vu.Pas très éloigné de ce que tu en dis. Le joueur Hollywood adapte Dostoievski et ...c'est pas si mal...Robert Siodmak à qui France 3 consacre un cycle au Cinéma de minuit,enfin de 1h30,met en scène en 49 d'après Le joueur une sorte de mélo assez flamboyant avec deux stars naissantes,Gregory Peck et Ava Gardner, Passion fatale dont le titre original me paraît plus explicite( The great sinner) sur la notion de faute et de rédemption,chères à Dostoievski.Certes il n'est pas question que le cinéma puisse un jour égaler les tourments du Prince Michkine,des Karamazov,cela va de soi.Faut-il donc laisser l'âme russe en guerre et paix chez les géants Fedor,Leon,Ivan?Je ne le pense pas.Ils sont solides et se remettront y compris des ratages totaux,nombreux,.Robert Siodmak a fort bien recréé le Wiesbaden du siècle dernier,cette ville de cure cosmopolite.Et le héros,écrivain prénommé Fedor,s'il possède le côté un peu lisse de Gregory Peck,apparaît pourtant assez ambigu dans sa déchéance annoncée.Siodmak,qui quitta l'Amérique pour l'Allemagne à deux ans avant de quitter l'Allemagne pour l'Amérique via la France a tout de la Mitteleuropa et saura dans ses films noirs conjuguer les affres existentiels du Vieux Monde et l'efficacité du polar à l'américaine.On lui doit l'une des rares bonnes adaptations d'Hemingway( Les tueurs). Au moins quelques scènes me paraissent assez réussies dans The great sinner.La mort à la table de jeu de la grand-mère Ethel Barrymore,et les scènes chez l'usurière,immanquablement dostoievskiennes,ainsi que le retour rêvé du professeur français après son suicide.C'est un bon film,pas si formaté(un peu quand même).Pas réellement enthousiasmant,intéressant.Ce n'est déjà pas si mal. _________________ Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
Dernière édition par Bellonzo le Mer 11 Nov 2009 - 7:50, édité 1 fois |
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1753 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Mar 10 Nov 2009 - 22:38 | |
| Le vieil homme et la mer (The old man and the sea, John Sturges, 1958). Je serais curieux de savoir ce que pense maître Bellonzo de cette adaptation du roman de Hemingaway que je n'avais pas vue avant aujourd'hui. Technicolor clinquant, effets spéciaux très datés et, surtout, une voix off omniprésente au point qu'on a l'impression qu'il s'agit d'une lecture illustrée du livre. A part un morceau de bravoure (l'attaque des requins), je trouve que Sturges noie un peu le poisson et ne donne jamais d'ampleur au film. Qui repose entièrement sur les épaules de Spencer Tracy, formidable, cela va sans dire mais cela ne suffit pas à créer une oeuvre potable.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
|
|  | | Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1766 Inscription le: 22/07/2008 Age: 60 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Mer 11 Nov 2009 - 7:57 | |
| Maître Bellonzo te remercie de cette promotion mais n'a jamais vu ce film.Spencer Tracy a eu tant de beaux rôles.J'avais aimé le livre mais j'avais 18 ans et Hem était alors une superstar.Je sais seulement n'avoir jamais lu une critique positive sur ce film.Espadon alors!(Cette boutade est particulièrement mauvaise,j'en conviens)  _________________ Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
|
|  | | traversay Sage de la littérature

Messages: 1753 Inscription le: 03/06/2009 Age: 51 Localisation: Vers l'aine, rein beau.
 | Sujet: Re: Le cinéma de traversay Mer 11 Nov 2009 - 18:19 | |
|  La mission du commandant Lex (Springfield rifle, André de Toth, 1952). Surnommé le quatrième borgne de Hollywood (après Ford, Walsh, Lang), de Toth n'a pas la réputation des trois autres. Il est pourtant le réalisateurs d'excellents films d'action, jamais simplistes et mis en scène avec un talent sûr. La mission du commandant Lex bénéficie d'un excellent scénario, dans le contexte de la guerre civile, et de la présence d'un Gary Cooper convaincant (comme d'habitude). Une histoire plus complexe qu'il y parait, traitée sans grandiloquence ni manichéisme. Excellent. Une fille de province (The country girl, George Seaton, 1954). Adaptation réussie de la pièce de Clifford Odets, qui décrit les coulisses théâtrales, avec quelques ajouts musicaux pour étoffer le rôle de Bing Crosby. Les quelques lourdeurs psychologiques et la mise en scène insipide de Seaton sont gommées par une interprétation quatre étoiles. Crosby et Holden sont impeccables mais que dire de Grace Kelly, vieillie, enlaidie, qui à 25 ans, joue à la perfection un rôle dense et ambigüe avec la classe d'une Bette Davis. Elle obtint avec ce film un Oscar très méritée. Quelques mois plus tard, elle rencontrait un certain prince lors du tournage de La main au collet sur la Côte d'Azur. On connait la suite.  _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
|
|  | | |
| Page 12 sur 14 | Aller à la page : 1 ... 7 ... 11, 12, 13, 14  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|