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 Le cinéma de traversay

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traversay
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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Dim 2 Aoû 2009 - 13:47

A bout portant (The killers, Don Siegel, 1964).
Le film impressionna à sa sortie pour sa violence extrême. Reste aujourd'hui une série B nerveuse mais sans le charme des films noirs (c'est un vague remake des Tueurs de Siodmak). L'interprétation est de tout première ordre : Cassavetes, Dickinson, Marvin et... un certain Ronald Reagan, dont ce fut le dernier rôle.


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Alan Patrick Herbert
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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Dim 2 Aoû 2009 - 13:51

J' ai beaucoup apprécié ce film, dont le début est effectivement saissant
de violence froide...

C' était une nouvelle adaptation d' une nouvelle de Hemingway.
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traversay
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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Dim 2 Aoû 2009 - 21:38



Deux femmes (John Ford, 1933).
Un des innombrables chefs d'oeuvre de Ford, un de ses films les plus humanistes également. L'histoire d'une mère possessive de l'Arkansas qui préfère "voir son fils mourir plutôt que dans les bras d'une autre femme." Ce fils qu'elle envoie à la guerre en Europe et qui y trouve la mort. Souffrance, prise de conscience, repentir, demande de pardon devant sa tombe en France (une scène sobre et bouleversante). Seul John Ford est capable de réaliser un mélodrame aussi noir (oui, on pleure à chaudes larmes) avec des scènes de pure comédie à l'intérieur. Sur le thème de la perte d'un fils pendant la première guerre mondiale, je ne vois qu'un autre film aussi fort : L'homme que j'ai tué de Lubitsch. Un autre chef d'oeuvre.

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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Mar 4 Aoû 2009 - 19:36



Le démon de la chair (The strange woman, Edgar G. Ulmer, 1946).
Un mélodrame très, très appuyé avec une méchante héroïne très, très libidineuse. Et un dénouement très, très moralisateur. Mais comme c'est la très, très belle Hedy Lamarr qui a le rôle principal, on est très, très indulgent.

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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Jeu 6 Aoû 2009 - 15:43



Que le meilleur l'emporte (The best man, Franklin Schaffner, 1964).
Adapté par Gore Vidal de sa propre pièce. Une bataille sans merci entre deux hommes pour l'investiture de leur parti avant les élections présidentielles. Un tableau réaliste, impitoyable et...moderne, des coulisses de la politique aux Etats-Unis. Le film est dominé par la stature de Henry Fonda, dont le personnage est visiblement inspiré par Kennedy. Dialogues brillants, rythme soutenu : un des meilleurs films de Franklin Schaffner (Papillon, La planète des singes, Patton...).

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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Dim 9 Aoû 2009 - 21:22



Ne m'envoyez pas de fleurs (Send me no flowers, Norman Jewison, 1964).
Vaudeville hollywoodien sur le thème de l'hypocondrie qui chasse sur les terres de Blake Edwards, voire de Billy Wilder. La chose est charmante, grâce au duo RocK Hudson/Doris Day mais ne révolutionne pas le cinématographe. On n'en demandait pas tant.

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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Lun 10 Aoû 2009 - 16:05



Amants et fils (Sons and lovers, Jack Cardiff, 1960).
Mort à 95 ans en avril dernier, Jack Cardiff est surtout réputé comme directeur de la photographie (Le narcisse noir, African queen, Les amants du capricorne, La comtesse aux pieds nus...). Sa carrière de réalisateur est bien moins riche avec une petite dizaine de films à son actif dont cet Amants et fils constitue le point d'orgue. Adaptation fidèle et pudique du roman de D.H Lawrence, tourné dans un scope noir et blanc de toute beauté, le film touche par sa sensibilité et son intelligence de narration. Il y manque un petit quelque chose (le génie des grands cinéastes ?) pour s'élever au rang de chef d'oeuvre.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Lun 10 Aoû 2009 - 17:39

je floode un peu ton fil, mais je voulais te dire que j'aime bien ton nouvel avatar - si tu venais le présenter sur le fil des avatars? Very Happy

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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Mar 11 Aoû 2009 - 17:59

Madeleine, zéro de conduite (Vittorio de Sica, 1940).
Avant de devenir un des acteurs majeurs du néo-réalisme italien avec Sciuscia et Le voleur de bicyclette, de Sica a dirigé une poignée de films dans l'Italie mussolinienne, des bluettes certes mais qui ne sont pas dépourvus d'humour comme cette Madeleine dont l'action se déroule dans un collège de jeunes filles. Dans le même genre et de la même époque voir aussi Mademoiselle Vendredi.

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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Mar 18 Aoû 2009 - 10:33

Barravento (Glauber Rocha, 1962).
Premier film de Rocha, figure majeure du "Cinema Novo", mort à 42 ans. D'emblée, le réalisateur se place du côté des pauvres et des opprimés, en l'occurrence les pêcheurs de la région de Salvador de Bahia. Un aspect documentaire domine jusqu'aux cérémonies de Candomblé, impressionnantes. Le montage est parfois abrupt, faute de moyens, mais la photo en noir et blanc est magnifique. Accompagnés par le rythme obsédant des tambours, les corps entrent en transe et les Dieux se révoltent. Proche du néo-réalisme italien, le film évoque parfois le Stromboli de Rossellini.

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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Mar 18 Aoû 2009 - 10:40



Les séquéstrés d'Altona (Vittorio de Sica, 1962).
Adaptation sage mais plutôt convaincante de Sartre. Les mots de l'ecrivain n'ont pas perdu de leur puissance en ces temps où la question de la culpabilité du peuple allemand vis à vis du nazisme resurgit. Dérangeant, ambigü, un peu convenu sur la forme, le film de de Sica reste passionnant avec une Sophia Loren qui montre qu'elle pouvait être autre chose qu'une poupée de chair.

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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Ven 21 Aoû 2009 - 23:50



Le temps du châtiment (The young savages, 1961).
Le meilleur de la filmographie de Frankenheimer se situe entre 1960 et 65 avec, entre autres, Le prisonnier d'Alcatraz et Sept jours en mai. Issu de la télévision, comme Lumet ou Arthur Penn, Frankenheimer a privilégié au début de sa carrière les sujets sociaux ou politiques avant de progressivement se laisser absorber par le système et devenir plus conventionnel. Le temps du châtiment s'attaque à la guerre des gangs dans Harlem, italiens contre portoricains, avec un procureur au milieu, joué par un Burt Lancaster impressionnant. Le film est daté, mais diablement efficace dans sa construction rythmée façon morceau de jazz. Ses explications psychologiques de la délinquance juvénile restent scolaires reflétant une époque où le cinéma américain s'intéressait de près à la violence urbaine (à partir de Graine de violence et La fureur de vivre). Le temps du châtiment peut être aussi pris comme un contrepoint "sérieux" à West side story. Bref, du cinéma solide et engagé, dans ses limites hollywoodiennes.

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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Lun 31 Aoû 2009 - 21:40

Planqué malgré lui (When Willie comes marching home, John Ford, 1950)
Dans un registre que Ford a rarement abordé, une comédie agréable mais pas mémorable sur un soldat qui n'arrive jamais à aller au front et qui devient un héros auprès de la Résistance française, à l'insu de son plein gré. Sur un thème voisin, Héros d'occasion de Preston Sturges est autrement plus corrosif.



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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Mar 1 Sep 2009 - 19:14

J'ai raté mon enregistrement de Madeleine,zéro de conduite.Dommage car je suis assez curieux de ces films rares.

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Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
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MessageSujet: Re: Le cinéma de traversay   Mar 1 Sep 2009 - 19:18

Bellonzo a écrit:
J'ai raté mon enregistrement de Madeleine,zéro de conduite.Dommage car je suis assez curieux de ces films rares.


Mince, je n'ai pas gardé l'enregistrement. Quelqu'un d'autre, peut-être ?

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