Tachiguishi retsudende Mamoru Oshii : Ghost in the shell, Avalon, Patlabor...
et musique de Kenji Kawai, ça ne fait pas de mal.
Bizarrerie. Oshii il a la cote comme réalisateur d'animé ou approchant extra fini, tout léché, tout propre et pas bête. Et il faut ça pour avoir pondu ce Tachiguishi retsuden. c'est plus un exposé qu'un film. Le prétexte commercial si on veut est peut être la technique bizarre qui mélange animation et prise de vue, ça ressemble à des collages animéa, étrange, aucune image non retouchée. Prétexte pas gratuit car visuellement c'est troublant et cohérent avec le propos...
Exposé sur des arnaqueurs de gargottes de restauration rapide au fil des décennies d'après-guerre (un ou deux portraits par décennie). Au japon. Images bricolées et grandes théories (ça blabalte un max) plus ou moins décalées. Images d'époque ou en yant l'air, puis un jeu qui se dessine sur l'imagerie du retour sur le passé (c'est dingue ça !), images granuleuses aux tons nuancés, contre jours, dessins d'illustrations, reprises de photos, livres... tout se mélange naturellement aux années évoquées. Une histoire sociale de reconstruction à partir d'un thème en marge, mis farce mis sérieux. Les images épongent... mais à lire les sous titres permanents on en profite pas assez. A revoir en vf pitet.
Les décennies et mutations de la restauration rapide nouilles puis burgers, origanisation... changement des techniques pour éviter de payer l'addition, personnages marginaux qui reflètent leur époque par l'envers. très étrange.
Un réalisateur qui se paye cette presque blague malgré tout très sérieuse et reprenant ses obsessions (histoire, politique et des trucs dans l'image)...
huhu et
wahou...
Le truc incroyable c'est qu'on pense à d'autres films (qu'on peut voir grâce aux parfumés par exemple)... oui des films qui ont un but pour un témoignage sur l'après, le changement (si si ça n'a rien à voir mais quand même Rossellini si on veut, entre autres).
C'est très statique et ça parle énormément au travers des 50's, 60's, 70's... on approche un état d'esprit. ça semble un peu répétitif aussi dans les textures (on peut penser au joli Avalon en passant)... on ramasse quelques défauts du réalisateur... qui est bigrement bon et intéressant tout de même. Très bizarre et concept marquant et surprenant. (casé un film pareil c'est fou).

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On profite pleinement de la liberté de l'animation et de la technique choisie pour une déconstruction du décor et un rapport pas innocent au détail de l'image et aux éléments qui la compose (avions... )... pour l'ordre d'idée je citerai Dogville.
bande annonce de la galerie de portraits !plus un petit trip sur la bouffe, c'est dans le sujet et ça ne gâte rien.

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Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...