kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Ignacio Aldecoa Dim 18 Oct 2009 - 13:32 | |
|  Ignacio Aldecoa (1925-1969) appartient à ce que l’on a appelé la generation littéraire espagnole “del medio siglo” (“de la mi-siècle”), où il figure aux côtés de Rafael Sánchez Ferlosio, Jesús Fernández Santos, Carmen Martín Gaite, Alfonso Sastre, Luis Martín Santos ou Juan Goytisolo, auteurs qui ont en commun de s’être formés dans les premières années du franquisme triomphant et de s’être ensuite opposés, avec leur plume et de l’intérieur du pays, à l’oppression du régime. Bohème et militante, cette génération s’essaiera dans les années 1950 au néoréalisme ou « réalisme social », tenu pendant quelque temps pour le meilleur moyen de rendre compte du malaise existentiel et politique qu’elle ressent. (source : la postface du livre Entre le ciel et la mer) _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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 | Sujet: Re: Ignacio Aldecoa Dim 18 Oct 2009 - 13:34 | |
| Entre le ciel et la mer| Citation: | Présentation de l'éditeur Le moment est crucial. À l'espoir se mêle la crainte, avant l'action. Et l'on reste en suspens, touché de manière inattendue par l'histoire de ce "cancre", inspirée de la vie de l'auteur. Ou par celle du jeune Pedro, l'apprenti pêcheur. Celle de Toni, immobile au fond de la boutique de son père, qui surprend une sinistre conversation avec un fantôme du passé. Ou encore celle de Young Sànchez, le boxeur poids plume, à la veille de livrer son premier vrai combat. Ce sont, en tout, sept drames sensibles, comme autant d'instantanés poignants où un geste, un regard suffisent à dire l'instant fragile du basculement de l'insouciance à la gravité. Lorsque, confronté au monde des adultes, l'enfant est mis face à des responsabilités, des choix, face à son destin, entre le ciel et la mer. |
J’ai fait connaissance de cet auteur il y a un moment. Gran Sol : « roman choral très ambitieux, consacré au quotidien d’un bateau de pêche au large de Terre-Neuve » et c’était un plaisir de le retrouver dans cette forme courte qu’il maitrise vraiment à merveille.
Outre l’importance de son œuvre romanesque, Ignacio Aldecoa est reconnu comme l’un des grands maîtres du récit court en Espagne. Composées pour la plupart durant les années 1950, ses nouvelles offrent un panorama émouvant de ce qu’était le pays à cette période. Il n’est pas facile – ni agréable – de se replacer dans ces années-là : la guerre civile, avec son lot d’exactions, toujours présente mais innommable ; la répression féroce des mœurs par le national-catholicisme régnant ; le manque de perspectives dans un pays appauvrie, recroquevillé sur lui-même et allant à contre-courant des espoirs suscités par la fin de la Seconde Guerre mondiale ; l’économie rurale à l’agonie et les débuts d’une timide industrialisation…Tel est le contexte dans lequel Aldecoa place sa galerie de personnages, puisés dans tous les milieux sociaux, avec un intérêt initial plus marqué pour les couches les plus défavorisées.
Karine Louesdon et José M. Ruiz-Funes Torres (postface du livre Entre le ciel et la mer) _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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