Eça de Queirós, ou Queiroz, les deux graphies sont correctes, naquit en 1845, au Portugal. Celui-là et autres détails sur son œuvre et biographie, se trouvent dans la Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/E%C3%A7a_de_queiroz), en français, et aussi une photo de lui. Et dans le texte de Arabella que je n'avais encore vu. A quoi bon ré-inventer la roue ? Puisque les carrosses marchent bien avec celles qui y sont ?
Cependant je ne surestimerais pas l’influence de Flaubert sur Eça, dit comme on le dit dans la Wiki, si la personne n’a jamais lu ni l’un ni l’autre, ça fait l’un peu simplet mimétisme.
Je n’approche Eça de Flaubert que pour donner une vague idée du premier au lecteur de langue française.
Eça fut un de plus importants écrivains de langue portugaise, un absolument incontournable. Son œuvre, malgré sa mort prématurée, fut abondante et d’une grande qualité, permanente. Il n’y a de faiblesse, point d’écrit méprisable, de roman mal achevé. Chaque livre nous dévoile le Portugal, l’Europe, les hommes de son siècle et le siècle lui-même.
L’ambassadeur, l’homme qui tant voyagea, écrivit une œuvre portugaise, avant tout. Si ancrée dans son pays, dans ses multiples visages, dans ses incohérences, qu’elle devint universelle, la vraie universalité de l’art ne résidant jamais loin d'une prégnante vraisemblance et celle-ci ne se présentant jamais si l’auteur ne suit le vieux principe : il ne faut jamais parler de ce qu’on ignore.
Dans la liste d’œuvres qui nous présente la Wiki, je recommande 202 Champs-Elysées, tout en soulignant que le titre en portugais n’est nullement pas 202 Campos Elísios, mais « La ville et la montagne ». Même car les adresses en portugais s’écrivent différemment, nom de la rue et ensuite le numéro de la maison. Et j’ajoute le roman qui lui valut presque l’excomunion, La relique. Et je tiens a dire qu’il y a une bonne raison de vous mettre tous à l’étude du portugais, car « A correspondência de Fradique Mendes » ne rencontra traducteur ni maison d’édition en France.