Koyaanisqatsi est un film réalisé par Godfrey Reggio en 1983, musique de Philip Glass, images de Ron Fricke, produit par Francis Ford Coppola.
Le film ne raconte pas d’histoire, pas plus qu’il ne constitue un documentaire à proprement parler. Il propose simplement des images où l’on joue sur les échelles d’espace et de temps pour montrer au spectateur le monde où il vit sous un angle différent, et l’inviter lui-même à conclure dans le sens qu’il jugera bon. On peut considérer ce film par moments comme une description enthousiaste de la technologie, parfois au contraire comme une vive critique de celle-ci. Le réalisateur admet avoir voulu montrer ce qu’il nomme la beauté de la bête (allusion sans doute ( ? ) à celle de l’Apocalypse)propose comme introduction l'
article de wikipedia
Un film muet, en couleur et en musique. Qui cachera mal ses années 80 mais ce n'est pas le sujet. Pour donner un nom au sujet du film je choisirai
Civilisation. Après un début hallucinant d'images de désert puis tout simplement de grandes étendues et de mers de nuages on passe à la vie humaine, moderne, agglomérée, vide et rapide mais... "civilisationnelle".
Pour faire tenir le gros 1h20 du film les images sont efficaces, ce qu'elles montrent ne peut pas toujours être immédiatement deviné, paysage, paysage, mais de quoi ? habité, naturel, synthétique, quelle échelle ? Le dvd est pas terrible mais les images gardent leurs qualités de conception : perspective, jeu sur la vitesse, la ou les lumières... avec la musique répétitive (qui agresse un peu à l'occaz mais envoute le plus souvent) ça nous collent devant et nous colle un spectacle étrange et fascinant dans la cervelle, beau et un peu inquiétant... spectacle de civilisation dans lequel l'homme est rendu à son monde, sa terre, son univers mais aussi à lui même.
Prophétie d'apocalypse et/où autre chose... à voir...

Le choix des mutations de paysages naturels et les paysages urbains sont pour certains fabuleux, immeubles vides et délabrées ou illuminés de l'intérieur et parcourus des reflets du soleil ou par la lune... ça doit bien chatouiller quelque chose de bien simple et primitif en nous. Des regards de gens lambda pourront rester en mémoire eux aussi.
extrait de qualité moisie (mais ça a quelque chose de fatalement beau)

Cette vision fait suite au fil consacré à Home de
YAB (comme on dit pour pas s'embêter) et, plus pour pointer les qualités de ce film que les défauts de Home, la comparaison entre les deux est utile. Civilisation, donc nous avec : c'est un des principaux manques et une des principales évidences de Home qui n'en parle pas. Parler de l'Homme et de la Planète et de changement sans parler de civilisation forcément en mutation... et les images : la Perspective, le temps, le mouvement et le détail... et les regards peut être, osons les ajouter, avec une poignée d'incertitudes.
Diffus mais marquant de Koyaanisqatsi. (et pas moche).

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Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...