Sin nombre.
Un vrai chouette moment de cinéma. J'ai suivi l'histoire, j'étais accrochée aux pas de ce Casper.
Les acteurs sont pile poil comme il faut, les décors sont ahurissants : les rues toutes pourrites, le superbe cimetière, les trains tout en ferraille et en grincement...
Fukunaga se permet quelques plans sur le paysage assez bluffants.
J'aime ce genre de film qui raconte une histoire lourde, pleine de tensions, avec un univers pas facile, tout en parvenant à garder plein de légèreté, d'humanité et d'espoir.
(ça me rappelle
Maria pleine de grâce, évidemment pour le comparatif amérique latine, clandestin, des jeunes qui veulent y croire, et plein d'emmerdes autour)
ça ne m'a pas gênée la love story, parce que d'abord, elle se fait pas. Willy en veut pas, et je ne crois pas qu'il tombe amoureux de Sayra, c'est juste qu'il l'aide, ce qu'il n'a pas pu avec sa copine.
Et Sayra, j'arrive pas trop trop à comprendre pourquoi elle craque sur lui (je trouve qu'il nous en manque un peu sur son background d'ailleurs), mais c'est crédible.
Le petit gamin qui joue Smiley, qui intègre le gang de Mara, et s'en prend plein la gueule. Son regard, son corps, ses postures... ça en pète... comme on a envie de le choper et de l'enlever direct de ce merdier... mais il tue, il poursuit, il joue les durs (la scène avec ses petits copains qu'il "menace" pour s'amuser avec un flingue est ... très parlante), il apprend à encaisser...
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Shielded from unexpected fury
Frightened survivor in my world too shy to see
Softly I spoke, softly I'm dying
Crushed by your power, by my wilingness to bleed