(le vaste sujet qui fait peur que voilà...)
en espérant ne pas être trop mélangé dans mon expression je vais commencer par m'accrocher à "l'élite technicienne" de Chatperlipopette qui exprime certainement une part de réalité. Je vais y aller d'une impression générale manquant forcément de recul pour cause de jeunesse... une impression liée à la science/technique et à son expression que nous sommes "globalement arrivés", certes la recherche continue mais si on regarde par dessus notre épaule, nous "avons tout"... les avancés sont lointaines puisque difficilement expliquables et souvent horriblement simplifiées (exemple : génétique = Lego... ).
D'un côté nous avons donc tout (ce qui n'est malheureusement pas vrai pour tout le monde) et par là dessus le court terme est fascinant : images de réussites instantanées, du cran, une "prise de risque" et tout est fait... donc pourquoi apprendre ? ... les choses à portée (ou mise à portée mais je resterai naïf et éviterai cette ambigüité) sont compréhensibles avec peu ou en donne l'impression (les JT c'est pas fatigant tous les jours et ce n'est pas le pire). Du coup "l'école c'est chiant et ça sert à rien".
Une conséquence en est (avis personnel) qu'une partie de valeurs ou principes de fond (qui n'apporte pas de profit immédiat va-t-on dire) est dégradée voir méprisée voir tournée en dérision, à l'extrême le "la lecture c'est pour les pd" mais avant il y a beaucoup d'étapes... une "culture" exclusivement de consommation (même si il doit bien rester quelque chose)...
quand au rôle de l'école et les débouchés qui suivent... c'est compliqué, d'un côté c'est "vous pouvez faire ci ou ça" et de l'autre il n'y a pas toujours de travail derrière, pour l'université : tout le monde ne peut pas finir prof d'eps ou d'autre chose... nombreux sont les biologistes dans l'informatique... l'animal parmi eux... il y a des lacunes mais c'est un domaine où c'est possible... les autres aussi peut être ?
en écho au premier paragraphe, je reproche à la Science (telle qu'elle aime se présenter... souvent ?) de se vouloir élitiste par rapport aux branches "littéraires" au sens scolaire (pour ma part je pense que l'inverse est sans doute plus vrai et l'intérêt "intellectuel" de la science demande d'aller en chercher le fond). J'ai été surpris et un peu déçu par le manque de recul exprimée pendant mes études de bio (surtout pour la génétique dite fondamentale : "on cherche mais on a tout compris"... et une autre anecdote spécifique plus tard (j'enrage encore

)
tentative de résumé : science omniprésente (et mauvais rapport à elle même) + profit à court terme (le pire étant que ce ne sont pas des choses indépendantes) = pas bon pour l'éducation (et dans l'ensemble)
ps : je suis moi même progéniture d'enseignants

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Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...