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 Le joli mois de "mai"

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Babelle
Zen littéraire


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MessageSujet: Le joli mois de "mai"   Mar 8 Avr 2008 - 19:27

En ce 40ème anniversaire de mai 68, les librairies fleurissent leurs devantures.
Et côté image, France 2 nous aide à nous y retrouver ce soir en diffusant le documentaire de Patrick Rotman :
mai 68.
Rotman a passé 18 mois à visionner des kilomètres d'archives, avec Marie-Hélène Barbéris (documentaliste) et David Korn-Brzoza (monteur).
Il nous offre un printemps que nous n'avions encore jamais vu sous cet angle :
Citation:
"La couleur, il a fallu aller la chercher là où elle était : aux Etats-Unis, puisque seules les télés américaines tournaient à l'époque en 16 millimètres couleur.
C'est donc dans les fonds des grands networks (CBS, NBC, ABC), de l'agence Reuter, mais aussi des archives nationales, le Nara (National Archives and Records Administration) et de l'armée que l'équipe de Patrick Rotman est partie « à la pêche au filet ».
De recherches en visionnages, la pêche a fini à l'épuisette. Par exemple, ce train qui roule au ralenti en ramenant de New York à Washington le cercueil de Robert Kennedy (assassiné le 5 juin 1968) :
« J'avais lu une ligne dans un journal de l'époque qui faisait mention de ce voyage, avec le peuple américain massé le long des voies et lui rendant hommage... Marie-Hélène Barbéris a fini par dénicher le document. » Dans 68, la séquence, accompagnée par le chant de Bob Dylan, est d'un lyrisme poignant. A 30 000 euros de droits pour la minute de Dylan, c'était bien le moins ! " (Wikio).

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Dernière édition par Babelle le Mar 8 Avr 2008 - 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Mar 8 Avr 2008 - 19:44

Réédition au Seuil (points) des 2 volumes de Génération (Les Années de rêve. Les Années de poudre), que l'auteur avait co écrit avec Hervé Hamon à l'occasion des 20 ans de 68.
Citation:
Le "pavé"contait comme un roman l'épopée gauchiste qui prenait sa source dans les mouvements issus de 68 (avec une indulgence particulière pour un petit groupuscule festif qui s'était baptisé VLR, Vive la révolution).

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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Mar 15 Avr 2008 - 19:05


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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Mar 15 Avr 2008 - 19:13


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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Mer 16 Avr 2008 - 9:12

Mai 68 c'était d'abord un esprit , un vent de revanche, une liberté nouvelle, une silence contenu qui explosait partout.
Citation:

Nous qui n'avions jamais pris réellement notre parti du travail, qui ne voulions pas vraiment les choses que nous achetions, nous nous reconnaissions dans les étudiants à peine plus agés que nous balançant des pavés sur les CRS. Ils renvoyaient au pouvoir, à notre place, aux années de censure et de répression, le matage violent des manifestaoions contre la guerre en Algérie, les ratonnades, La religieuse interdite et les DS noires des officiels. Ils nous vengaient de toute la contention de notre adolescence, du silence respectueux dans les amphis, de la honte à recevoir des garçons en cachette, dans les chambres de la cité. C'est en soi-même, dans les désirs brimés, les abattements de la soumission, que résidait l'adhésion aux soirs flambants de Paris. On rgrettait de ne pas avoir connu tout cela plus tôt mais on sre trouvait chanceux que ça nous arrive en début de carrière.
Brusquement le 1936 des récits familiaux devenait réel.


Et puis une façon de s'exprimer, de couper avec le vieux monde, d'exister différemment. "1968 était la première année du monde" comme le dit Annie Ernaux...
Citation:

On voyait et on entendait ce qu'on n'avait jamais vu ni entendu depuis qu'on était né, ni cru possible. Des lieux dont l'usage obéissait à des règles admises depuis toujours, où n'étaient autorisés à pénétrer que des populations déterminées, universités, usines, théatres, s'ouvraient à n'importe qui et l'on y faisait tout, sauf ce pour quoi ils avaient été prévus, discuter, manger, dormir, s'aimer. Il n'y avait plus d'espaces institutionnels et sacrés. Les profs et les élèves, les jeunes et les vieux, les cadres et les ouvriers se parlaient, les hiérarchies et les distances se dissolvaient miraculeusement dans la parole.[...]Des voix vibrantes disaient les choses brutalement, se coupaient sans excuse. Les visages exprimaient la colère, le mépris, la jouissance. La liberté des attitudes, l'énergie des corps crevaient l'écran . Si c'était la révolution , elle était là, éclatante, dans l'expansion et le relâchement des corps, assis n''importe où. Quand de Gaulle réapparu a parlé de "chienlit" d'une bouche tordue de dégoût, sans savoir le sens on a perçu tout le dédain aristocratique que lui inspirait la révolte, réduite à un mot qui charriait l'excrément et la copulation, le grouillement animal et l'échappée d'instincts.


Les Années -Annie Ernaux -( p 103/104)

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Après tout, la meilleure façon de parler de ce quel'on aime est d'en parler légèrement.
Albert Camus
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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Mer 16 Avr 2008 - 18:46

Je n'ai pas lu Les Années, mais j'aime bien Annie Ernaux, car ses "auto fictions" comportent toujours des petits témoignages familiaux en rapport avec la société qu'elle traverse...

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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Mer 16 Avr 2008 - 18:56

Voici la partie du documentaire de Rotman qui m'a particulièrement émue (14ème congrès extraordinaire, le baiser de la mort, le désespoir d'une population entière : PRAGUES : cliquez ici
D'autres extraits, cliquez là

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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Sam 19 Avr 2008 - 16:16

Mon bilan c´est qu´en 68 on etait tous pro-chinois et nous voilà maintenant tous contre avec les J.O.
Enfin, á l´époque on connaissait les têtes et les noms des dirigeants de ce pays. Aujourd´hui non.
Heureusement qu´il y aura toujours le muguet. ( Mais pas en Espagne, grrr sourire ).

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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Sam 19 Avr 2008 - 18:29

Trouvé sur BibliObs.com :Mai 68... en une phrase

Par Gilles Leroy, Michel Onfray, Philippe Delerm, François Bégaudeau...
C'est l'exercice de style auxquels ont accepté de se livrer, pour BibliObs, une quinzaine d'écrivains contemporains.

«Un événement parfaitement inutile et splendide, comme l'éclosion d'une fleur dans un pays et une époque d'hiver trop prolongé, de retenues et d'entraves, de froid, où se seront mêlés, croisés, d'une part une expression de la vie condensée dans la pureté théorique (volontiers ascétique), et d'autre part une sensualité et une soif de jouir encore épargnées par le consumérisme; bref, un geste gratuit.»
(Bernard Comment)

«La révolte à tout prix, même candide et innocente comme celle des étudiants slovènes qui en mai 68 scandaient: "Un camion n'est pas un bonbon..." pour exiger une déviation des poids lourds qui passaient devant leur fac.»
(Brina Svit)

«Si tu ne t'occupes pas de politique, c'est la politique qui s'occupera de toi.»
(Raphaël Enthoven)

«Mai 68, pour moi, c'est ma mère, grande figure du féminisme (!), qui était paniquée de plus pouvoir aller chez son coiffeur le jeudi à cause de la pénurie d'essence et donc de ne plus plaire à son mari»
(Alix Girod de l'Ain)

«Un grand bond en avant : 8m90, Bob Beamon, JO de Mexico».
(François Bégaudeau)

«J'avais 6 ans et j'étais cloué au lit avec les oreillons que j'ai refilés à mon père, qui a donc eu vraiment les boules de louper les événements dans l'usine qui l'employait.»
(Francis Mizio)

«Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, pour chaque partie du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » (article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793).

Ou (en style slogan écrit sur les murs - mais a-t-on besoin de métaphore?):

«Ne mangez plus de viande, mangez le boucher!»
(Gérard Mordillat)

«Un père de famille se déshabillant dans le hall de la gare de Milan. Théorème Pier Paolo Pasolini.»
(Célia Houdart)

«T'as vingt ans, tu seras avocat, mais Jimi passe par là, il te sort du rail, un p'tit rail de coke, shit et manifs waouh ! baise baises ! mais déjà le disco, ton premier boulot, le clone de maman, l'épouse pas ! concubine ! la baise pas souvent c'est ta meilleure copine, la mère de tes enfants, qui ont déjà vingt ans, finissent la prépa, votent Nicolas ! et toi Bayrou François, mais ton cœur à Ségo, et la musique folklo, cithare et balafon, ça sent bon le savon, ça pue pas le vomi, pardon dirty Jimi, Nicolas est gentil, comme les poésies, de Carla jolie, tout ça tout mimi, bobo comme un bibi, bibi mai 68.»
(Bessora)

«Mai 68, c'est une réserve de slogans toujours frais à la disposition de la grande distribution.»
(Anna Rozen)

«Ce fut un grand moment de déchristianisation»
(Michel Onfray)

«Une brise de liberté sur une robe d'été, un désordre sympathique, l'illusion que tout est permis, les vacances à Paris, rien qui marche, une douce parenthèse, comment n'en être pas nostalgique puisque c'était notre jeunesse en un temps où elle pouvait encore se permettre le luxe d'une certaine insouciance?»
(Pierre Assouline)

«Merde à celui qui te liera»
(Arnaud Viviant)

«Si des gens de ma génération ont été aussi tristes en juillet 82, c'est parce que France-Allemagne a été l'enterrement des rêves de mai 68».
(Philippe Delerm)

«Si j'oublie la légère angoisse mêlée d'excitation éprouvée chaque soir à voir revenir ma mère de la Cité de l'Air où elle travaillait sous les ordres d'un commandant pilote de l'aviation nommé Serin, l'attente un peu fiévreuse du moment où elle aurait posé notre futur dîner sur la table pour enfin, défaisant son chignon, massant ses pieds endoloris par les talons aiguilles, se mettre à relater les derniers progrès des rumeurs que les militaires échangeaient dans les couloirs du ministère et dont ils tenaient le reste du monde soigneusement éloigné, ne livrant que des broutilles d'information aux petits civils (ainsi les aviateurs galonnés appelaient-ils ma mère « notre jolie petite civile » avec une émotion perlée insupportable à mon oedipe irrésolu, oubliant, les ingrats, que la jolie sténo ne faisait pas qu'enregistrer leurs célestes propos adressés aux gradés supérieurs ou aux commissions financières mais qu'elle en corrigeait souvent la syntaxe, sans parler des brouillons de lettres qu'ils lui passaient à taper et dont l'orthographe était tout bonnement honteuse, disait la dactylo), des miettes de rumeurs, donc, quand ce n'étaient pas des leurres, de fausses pistes censées l'égarer, elle, la si sexy et civile ingénue qui, mobilisant toutes les forces de sa trempe romanesque soigneusement planquée aux patrons, parviendrait à reconstituer les mots manquants et les indices masqués pour m'annoncer par exemple que dans la nuit les blindés et les chars arriveraient de toutes les bases proches de Paris, se réuniraient en un long cortège sur la nationale 20 quelque part entre La Croix de Berny et La Vache Noire avant de se présenter, cérémonieux et mutiques sous les toiles de camouflage, devant la porte d'Orléans, c'est-à-dire devant nous, pile sous nos fenêtres, ou plutôt notre fenêtre puisque notre chambre de bonne n'en comptait qu'une - mais j'eus beau guetter à la rambarde, tout ce qui arriva fut un coup de fil au milieu de la nuit pour annoncer que le grand-oncle Lucien était mort à Granville, là-bas, dans le Cotentin, et tout ce qui occupa la journée du lendemain et les suivantes fut la question de savoir comment rapatrier d'urgence son corps dans le caveau familial du cimetière Parisien alors que tous les ambulanciers étaient en grève et la chaleur menaçante - , si j'oublie cette énorme déception, au réveil, que la soldatesque et ses tambours aient fait faux bond à mes rêves de grand badaboum et que les arbres ne soient pas tombés sur les Maréchaux comme ils l'étaient sur Saint-Michel , je crois que ce fut un mois de mai piquant, jovial et pour tout dire captivant car je vis pour la première fois un mort, je fus en vacances d'été un mois plus tôt, nous quittâmes la mansarde de la porte d'Orléans pour un F3 de soixante mètres carrés dans une tour HLM flambant neuve, je quittai mon école communale de briques rouges en parant de mille splendeurs ce qui serait en septembre un collège de briques sales à Bagneux , et, ce faisant, je quittai mon enfance avec de grandes espérances, sans savoir que j'allais être malheureux comme les pierres et les pavés que personne ne jette, que très vite , trop vite, j'apprendrais l'amour, la trahison, la solitude et ferais l'expérience d'être un objet de haine comme d'indifférence, que je voudrais mourir à onze ans, puis à quatorze, puis à dix-sept, je quittai tout cela ce certain mois de mai avec la certitude de grandir, sans en connaître encore le prix à payer ni la tardive récompense.»
(Gilles Leroy)

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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Sam 19 Avr 2008 - 18:33


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Marie
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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Sam 19 Avr 2008 - 18:37

Ca me donne envie de lire autre chose de Gilles Leroy!
Qui est Anna Rozen?
Citation:
Mai 68, c'est une réserve de slogans toujours frais à la disposition de la grande distribution.»

Que pourrait faire la grande distribution, du " Sous les pavés ,la plage", qui, je ne sais pourquoi, m'a toujours fait rêver?

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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Sam 19 Avr 2008 - 18:42

Marie a écrit:
Ca me donne envie de lire autre chose de Gilles Leroy!
Qui est Anna Rozen?
Citation:
Mai 68, c'est une réserve de slogans toujours frais à la disposition de la grande distribution.»

Que pourrait faire la grande distribution, du " Sous les pavés ,la plage", qui, je ne sais pourquoi, m'a toujours fait rêver?


Je ne sais pas qui est Anna Rozen et quelques autres auteurs de cette liste...Je vais chercher...
"Sous les pavés, la plage" c'était une des plus belles oui...

Quelques affiches?










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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Sam 19 Avr 2008 - 18:49

c'est marrant quand même, pour des raisons d'éducation certainement (mon père était monarchiste à l'époque sourire ), je n'ai jamais vraiment compris ou chercher "mai 68", je n'ai même pas eu une fantastique image, humainement parlant, de personne s'en gargarisant... je me rends très difficilement compte du changement. pourtant il y a bien du y en avoir, et petit à petit, je me demande... ce qui a changé et pas changé. je me dis qu'il doit y avoir pas mal de trucs mélangés.

(allez-y, continuez !)

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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Sam 19 Avr 2008 - 18:52

Les slogans:

Il est interdit d'interdire
Dessous les pavés, c'est la plage !
Soyez réalistes, demandez l'impossible !
Désirer la réalité, c'est bien ! Réaliser ses désirs, c'est mieux !
La chienlit, c'est lui ! L'anarchie, c'est je !
Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs.
Mettez un flic sous votre moteur.
Ici, on spontane.
Le rêve est réalité
L'imagination prend le pouvoir.
Plus jamais Claudel !
Ne vous emmerdez plus ! Emmerdez les autres !
Le mandarin est en vous
J'ai quelque chose à dire, mais je ne sais pas quoi.
Ouvrons les portes des asiles, des prisons et autres facultés.
Nous sommes des rats (peut-être) et nous mordons les enragés.
Une révolution qui demande que l'on se sacrifie pour elle est une révolution à papa
Laissons la peur des rouges aux bêtes à cornes !
Il n'y aura plus désormais que deux catégories d'hommes : les veaux et les révolutionnaires. En cas de mariage, ça fera des réveaulutionaires.
Les armes de la crique passent la critique des armes
J'emmerde la société et elle me le rend bien !
Ne prenez plus l'ascenseur ! Prenez le pouvoir !
Le respect se perd, n'allez pas le chercher !
Le pouvoir est au bout du fusil. (Est-ce que le fusil est au bout du pouvoir ?)
L'humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier capitaliste sera pendu avec les tripes du dernier gauchiste.

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MessageSujet: Re: Le joli mois de "mai"   Sam 19 Avr 2008 - 18:54

Marie a écrit:
" Sous les pavés ,la plage" m'a toujours fait rêver?


Celui-ci aussi: Soyez réalistes, demandez l'impossible !

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Le joli mois de "mai"

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