Bon les contribuables en colères contre les privilégiés étant partis, on peut recentrer le fil sur l'idée de Babelle, le malaise au travail.
Parce que, chez France Télécom où ailleurs, le malaise est perceptible : que trouve-t-on ? Des salariés à qui on demande toujours plus pour être de plus en plus compétitifs face aux pays qui travaillent tellement mieux et plus que les Français. Cette fameuse culture du chiffre si importante.
Or, compétitifs tant qu'il n'y aura pas d'harmonisation mondiale sur les salaires, et le minimas sociaux (je rêve là) on ne le sera jamais.
Compétitif, tant qu'on se dévalorisera systématiquement face aux autres pays, européens ou autres, on ne le sera pas !
On travaille
tellement moins que les Allemands (un exemple parmi d'autres).
Quand on va en Allemagne, ceux des parfumés à qui c'est arrivé ne pourront pas me détromper, les travailleurs ont leur retraite bien plus tard, ils ont moins de congés....... Et quand on travaille avec eux, après 17h00, il n'y a quasiment plus personne dans leur bureau. Idem en Ukraine. Alors, je ne parle que des milieux de la finance et des affaires mais c'est une réalité : leurs journées sont mieux organisées que les notres.
ENsuite, pour expliquer le mal être, j'avais lu, mais je n'arrive plus à retrouver la source, qu'une proportion signifiante, voire énorme des français n'avaient pas choisis leur métier par goût, ils le subissaient. Ca, j'avoue que c'est terrible, et quand ça part en vrille, il ne doit plus y avoir grand chose à quoi s'accrocher !
Parce que, n'en déplaise à Troll and co, on ne chosisit pas d'être fonctionnaire, mais on choisit un métier, enseignant dans mon cas. ET la passion du métier, malgré des mises à mal, des découragements, des moments de lassitude aide à tenir.
Quand il n'y a pas cette passion, quand on agite devant vous des objectifs intenables, quand s'accumulent les cadences infenales, les brimades, les frustations et les humiliations par de vagues sous-chefs qui croient détenir le pouvoir, je pense que le désespoir peut amener à des extrémités.
Jeune, pendant 5/6 ans, j'ai vécu comme ça, dans des boîtes sordides avec des sous-chefs sordides et hautains. Sauf que (c'est mon côté rebelle

) je n'ai jamais accepté aucun compromis ni soumission. Et j'envoyais tout ballader (y compris le sous chef à la moindre humiliation).
Mais je savais ce que je voulais, pas de charge, de famille, pas trop d'attache. Ajoutez ça sur moi à l'époque et je crois que je n'aurais pas été loin du désespoir.
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Le jour où les terriens prendront figure humaine, j'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène.
Hf Thiéfaine