PinocchioEn préambule, l'auteur nous précise que l'histoire
"est très librement adaptée du roman éponyme de Carlo Collodi.En effet, dans cet album, Pinocchio est un androïde et Jiminy un cafard SDF ! Mais néanmoins, l'auteur respecte la trame qui est globalement la même que dans le célèbre roman de Collodi ; mais il modernise l'histoire, la revisite en y apportant sa tocuhe personnelle, faite d'humour noir, grinçant, de désespoir et de tristresse, mais aussi d'humanité. L'humanité que, bizarrement, on voit poindre dans les grands yeux vides de l'androïde. L'auteur lance des fils dans tous les sens, des histoires se déroulent lui donnant l'occasion d'employer autant de techniques différents. Puis, ces fils se nouent, forment le coeur du roman. L'oeil acerbe de Winshluss donne un ton macabre aux aventures de Pinnochio, aventures toutes plus épouvantables les unes que les autres. Monstruosité, apocalypse, violence, cynisme sont donc au programme de ce conte moderne particulièrement corrosif.
Mais toujours, le petit androïde atone semble plein d'humanité (ou c'est moi qui aie à tout pris voulu la percevoir cette humanité !)
Sous la plume de l'auteur, la laideur semble devenir belle et porteuse d'esthétisme. Car c'est souvent sale et méchant ! Les sous-histoires nous font rencontrer les personnages du Pinnochio original ; et d'autres personnage : ainsi, Les charmants petits animaux de la forêt y assistent au viol d'une Blanche Neige d'aujourd'hui par une bande de nains SM. Et ils ont l'air très contrarié que la scène soit interrompue par la police...
La baleine n'est autre que le résultat de la négligence "pollutrice" de l'homme.... Bref, c'est un super moment de lecture que je conseille à tous !
Un lien pour voir quelques planches :
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Le jour où les terriens prendront figure humaine, j'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène.
Hf Thiéfaine