OrangeLe graphisme m’a attrapée : travail à la palette graphique, traits à l’arrache, écrasés, effacés, fondus, qui nous traînent du flou à la précision.
Puis l’histoire : Orange, une jeune adolescente, est en équilibre sur le rebord du toit d’un immeuble. Elle a écrit une dernière lettre pour expliquer son futur geste. Mais ça bouge prés d’elle, Dashu est là. Dashu est un jeune homme, à la dérive, la bouteille lui tient lieu de compagnie…
Connexion ou clash entre les deux êtres…
L’adolescence, la sombre, celle qui doute, celle qui pose des questions sans réponse, celle du dégoût des réponses qui arrivent malgré tout… Cette espèce de tunnel étriqué et terne où le corps hurle et aspire à se fondre dans l’espace.
Extraits :
« Si seulement ce monde, si seulement cette adolescence pouvaient être pour de faux, ce serait génial. On pourrait briser notre coquille et dire en rigolant que ça va, que ce n’est qu’un jeu, qu’on n’a jamais été vivant… »« Mais à part transgresser les règles, qu’est-ce qui peut me prouver que je suis bien vivante ? »Extraits de l'interview de Benjamin:
La vie est comme une histoire drôle. Au début on ne comprend rien, puis, par un éclair d’intelligence, on comprend tout. Aujourd’hui avec tout ce que j’ai vécu, je suis vraiment épuisé, mais je me rends compte que je n’ai encore rien compris.
Ceux qui aiment la littérature à l’eau de rose vont être déçus. Ceux qui attendent une belle histoire d’amour vont cracher leur sang. Je suis désolé, je n’arrive pas à mentir. Il y a toujours un moment où je me trahis, et c’est l’envie de meurtre.

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Définir, c'est limiter. (O.Wilde)