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 Alaa El Aswany

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aériale
Zen littéraire


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MessageSujet: Alaa El Aswany   Ven 16 Fév 2007 - 10:53

L'immeuble Yacoubian - Alaa El Aswany

Roman incroyable que celui-là ,qui déjà parvient à déjouer la censure dans son pays , pour nous livrer une étude sans concession , au travers du quotidien de ces habitants , de la réalité sociale égyptienne... :!:
On les suit pas à pas (quelquefois avec un peu de confusion ,c'est vrai !)
et chacun nous ouvre la porte de ses aspirations ,de ses espoirs ,ses rêves déçus ou ses perversions cachées . On comprend comment la corruption peut déjouer les règles , pourquoi le fanatisme peut germer dans l'esprit d'un jeune en mal de vivre , et comment toute la deliquescence d'un état gangréné engendre la révolte aveugle ...

C'est parfois plein de nostalgie ,par la voix du vieil aristo , touchant souvent , lorsque certains usent encore de leur "honneur"au milieu de cet avilissement ,ou de la corruption . Mais il en ressort un profond malaise .
Car il n'y a pas de solutions . Rolling Eyes
C'est un constat implacable qui nous glace à la fin du livre .
Impressionnant !
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Sophie
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MessageSujet: Re: Alaa El Aswany   Mer 29 Aoû 2007 - 1:49

Ca y est, je viens de le terminer.
C'est un livre que j'ai apprécié mais qui m'a fait peur: la religion est très présente et les islamistes ou extrémistes apparaissent fréquemment.
Les femmes ne sont pas à la fête en Egpyte: voile, prostitution, soumission.
La corruption est reine, la torture est monnaie courante.
Bref la vie en Egypte dans les années 90 (peut-être encore aujourd'hui?) n'avait rien de fascinant.
Le lecteur le ressent très bien et à force, comme l'écrit Aériale, le malaise s'installe. C'est bien d'un côté car ce roman a le mérite de nous mettre les choses en face mais de l'autre côté, c'est dur, cynique et sans espoir.Sauf la fin, qui heureusement, donne une touche de gaieté à l'ensemble.

Un bon roman, dérangeant, bien écrit mais pas un coup de coeur.
Par contre, en voir l'adaptation me plairait assez.
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Steven
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MessageSujet: Re: Alaa El Aswany   Ven 23 Nov 2007 - 22:55

En fait le fil existe dèjà !
Je viens de finir L'immeuble Yacoubian et je l'assimile doucement. L'auteur nous plonge en plein coeur du Caire, dans le quotidien des habitants d'un immeuble de luxe des années 30... Mais la révolution de Nasser est passé par là et dans ce superbe immeuble vestige d'une splendeur révolue, nous cotoyons ses habitants : ceux des magnifiques appartements et ceux, sur la terrasse, des cabanes en fer qui servaient autrefois à entasser les produits alimentaires et les animaux.
Nous rencontrons tout un peuple en marche qui a ses aspirations, ses envies de grandeurs ou/et ses rêves brisés et ses échecs passés. Alaa El Aswany jette un regard sans concession sur cette société qui est corrompue, où l'argent et les appuis politiques ouvrent toutes les portes, où les femmes doivent "servir" dans tous les sens des termes. Les mots d'Alaa El Aswany m'ont fait vivre pleinement ce monde et accédé à une société que j'imaginais autrement. Dans la quatrième de couverture il est décrit comme le
Citation:
digne héritier d'un Zola, d'un Dostoiëvski ou d'un Mahfouz

Ce côté-là du roman, l'hisoire de chacun des personnages, leurs destins, leurs chemins qui se croisent et s'éloignent est parfaitement réussie à mes yeux. J'ai particulièrement aimé le vieil aristocrate Zaki perdu dans ses souvenirs qui semblaient être le plus pervers et le plus corrompu de tous et qui se découvrent être le plus humain et le plus bon en définivement, offrant respectabilité et bonheur à la pauvre Boussaïna. Hatem m'a beaucoup touché... Ce personnage de journaliste homosexuel à la recherche d'une relation stable, prêt à tout pour cela...
Mais une présence m'a perturbé, rendu perplexe : c'est la présence de Dieu. Présence lourde, trop lourde. Entendons nous bien, je ne suis pas pratiquant et ne connais rien (ou très peu) aux religions. J'ai lu l'ancien et le nouveau testament comme j'ai lu L'illiade d'Homère. J'ai lu beaucoup sur la religion Copte qui semble être l'origine commune de beaucoup de religions. Mais dans ce livre (est-ce une caractéristique de l'Islam ?) Dieu revient sans arrêt... Aussi bien pour se féliciter d'avoir gagné une élection achetée à grand coup de pots de vin....
Citation:
C'est à dire que si je paie cette somme je suis sûr d'être élu, avec la permission de Dieu.

... que pour justifier un vol, un viol ou un avortement de force.
Par la volonté de Dieu... je m'interroge ? Est-ce une formule toute faite ou les gens qui l'emploient croient vraiment à ce qu'ils disent (ou essayent de se convaincre d'y croire !)

Et puis, l'épisode du Djihad et du recrutement d'un nouveau guerrier pour l'action islamique est très "vrai". Et dérangeant.
Bref, j'ai un sentiment particulier en sortant de ce roman et beaucoup d'interrogations !

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Dernière édition par le Sam 24 Nov 2007 - 7:36, édité 1 fois
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Sophie
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MessageSujet: Re: Alaa El Aswany   Sam 24 Nov 2007 - 1:42

Steven: j'ai eu exactement le même sentiment que toi au sortir de ma lecture. Peu à peu, j'y ai réfléchi et après quelques semaines, je me rends compte que j'ai beaucoup aimé cette lecture.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Alaa El Aswany   Lun 26 Nov 2007 - 13:47

Ma lecture de ce livre date déjà de presque 2 ans. A ce moment là c’était un vrai coup de cœur pour moi et j’ai suggéré la lecture à tout le monde autour de moi Wink
Avant de lire le texte de Steven, j’aurai dit que le sujet de la religion n’était pas trop prononcé. Mais quand j’ai vu le ‘avec la permission de Dieu’ cela m’est naturellement revenu et je réalise que la lecture est parfois sélective.
Je me suis concentrée sur ses personnages, son fil de l’histoire, sa langue – et je prenais le pays, la religion et surtout la politique comme le fond de cette histoire.
Je trouvais courageux qu’il soit arrivé à détromper la censure dans son pays – on n’est pas habitué à des textes pareilles venant de ces pays.
Dans les rencontres lors du festival à Saint-Malo (2006) je pouvais constater que derrière ce livre on trouve un auteur cultivé, informé et soucieux de l’image que son pays a chez les gens de l’ouest.
Les études qu’il a dû faire pour son gagne-pain journalier (il est en fait dentiste), il les a fait en Amérique – à Chicago. Dont le titre et je crois bien aussi un peu l’histoire de son deuxième roman.

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Alaa El Aswany   Dim 6 Jan 2008 - 21:27

J'ai fini la lecture de l'Immeuble Yacoubian hier.

Comme certains ce sont les nombreuses références à Dieu qui m'ont interpellée. Mais que ces appels à Dieu soient faits par des voleurs, escrocs, pervers, politiciens véreux n'est pas à lier uniquement à l'Egypte ; les voyous de toute religion, de tout pays utilisent ces appels en "protection" avant et après (remerciement) leurs délits.

Les personnages et les lieux sont décrits précisément.

La construction des parties ne m'a pas gênée, j'ai bien suivi ces nombreux personnages, même si parfois j'oubliais les noms, car leurs actions et paroles me les rendaient reconnaissables.

l'histoire de cet immeuble est lié à l'histoire du pays.

Je pense aussi que la langue est riche en mots.

Le cheminement du jeune Taha jusqu'à son endoctrinement par les Islamistes extrêmistes est réaliste et c'est celà qui m'a le plus effrayée.

Et évidemment, la condition Féminine catastrophique et celle des Homosexuels m'ont touchée.

En résumé, j'ai apprécié ce livre.
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Steven
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MessageSujet: Re: Alaa El Aswany   Dim 6 Jan 2008 - 22:27

Citation:
Le cheminement du jeune Taha jusqu'à son endoctrinement par les Islamistes extrêmistes est réaliste et c'est celà qui m'a le plus effrayée.


Au-delà de la condition fémine effroyable c'est vraiment cet aspect du roman (tellement bien décrit, si vraisemblable) qui m'a le plus effaré. D'autant plus que Tara est un étudiant, lettré, intelligent... et que dans ce que je m'imaginais les "recrues" des extrémistes (quels que soient les pays et les religions) venaient plutôt des couches pauvrement instruites des populations.

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Arabella
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MessageSujet: Re: Alaa El Aswany   Sam 19 Jan 2008 - 14:59

Je viens moi aussi de finir ce roman, et ce fût une bien intéressante lecture. Mais j'ai tendance à voir ce livre plus comme un témoignage, reflet d'une société à une certaine époque, et c'est très important qu'un Egyptien ait pu écrire un livre comme celui-ci, qui décrit la corruption, la décompostion de la société égyptienne, les dérives de la religion, qui devient quelque chose de completement instrumentalisé, au service de personnes désirant le pouvoir.

Mais en même temps il y a des choses très shématiques, voir caricaturales dans tout ça, et je n'ai pas été emballée par l'écriture qui vise à l'efficacité plus qu'à des mérites littéraires.

Néanmoins avec ses insuffisances c'est un livre à lire, car il ouvre une vraie refléxion.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Alaa El Aswany   Mer 14 Jan 2009 - 16:12

En février il y aura du nouveau:




J'aurais voulu être égyptien

Citation:
Editeur
Après "Chicago" (2007), l'auteur de "L'Immeuble Yacoubian" revient au cœur du Caire et des contradictions d'une société en crise avec un recueil de nouvelles pétillantes où l'intelligence aiguë des situations le dispute à l'humanité et à la drôlerie de son regard attentif, qui pour être perçant et percutant, n'en demeure pas moins amoureux.

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MessageSujet: Re: Alaa El Aswany   Lun 9 Mar 2009 - 17:02

Le cabinet de curiosités d'Alaa El Aswany

par Tristan Savin
Lire, mars 2009


L'écrivain égyptien, auteur de L'immeuble Yacoubian et de Chicago, revient avec un truculent recueil de nouvelles longtemps censurées. Lire l'a rencontré en exclusivité dans son bureau du Caire.

Le docteur El Aswany reçoit dans son cabinet dentaire de Garden City, quartier résidentiel du Caire où se côtoient ambassades et hôtels de luxe, à deux pas du Nil. Le fils du grand avocat Abbas El Aswany est né ici même, en 1957. «Dessiné par les Belges, en 1904, Garden City était réservé aux palais de la noblesse et aux sièges des grandes entreprises. Dans ma jeunesse, le quartier était synonyme d'élégance. Mais ce que j'aime n'existe plus...», déplore l'auteur de L'immeuble Yacoubian en évoquant la disparition progressive des jardins, l'extension de la misère, de la corruption et des interdits religieux. Il a toujours vécu dans le même immeuble et son appartement voisine avec le cabinet. «Je n'y travaille pas. Il y a trop de livres et tout juste la place pour ma femme et nos deux filles...»

La rue El Diwan a longtemps été celle des employés de Garden City. L'intérêt d'Alaa El Aswany pour les petites gens vient peut-être de là. On trouve de nombreux hôpitaux dans le périmètre. Faut-il y voir son goût pour la médecine? «J'ai toujours voulu être écrivain. Mais mon père voulait que je fasse un métier sérieux. Je ne regrette pas, bien au contraire: être dentiste me permet de rester indépendant.»

Curieusement, son bureau d'écrivain est installé dans son cabinet... face au fauteuil où ses patients passent à la roulette - et lui racontent leurs soucis quotidiens. «J'ai écrit tous mes livres ici», dit-il en désignant la table de marbre où trône un ordinateur portable, au milieu des cendriers et des bibelots. «J'essaye tout ce qui est nouveau, je dois cela à mon éducation scientifique. Avec l'ordinateur, plus besoin de déchirer les brouillons, je revois chaque chapitre en fonction des suivants, je révise les passages de nombreuses fois, ça donne un texte homogène.» A portée de main, un radio-cassette: «Je ne peux pas écrire sans musique. Mais j'écoute seulement Edith Piaf et Oum Kalthoum.»

Son cabinet est à l'image des histoires racontées dans ses livres: murs rongés par l'humidité, revues populaires, objets kitsch, fenêtres grandes ouvertes sur les clameurs de la ville. Il s'est entouré de cadeaux de lecteurs, de souvenirs de voyages, de tableaux de ses amis artistes, témoignages d'admiration et preuves d'amitié. El Aswany aime les gens et cela se sent, à ses manières autant que dans son écriture. Pour lui, «la littérature est une forme d'amour de l'humanité».

Ses objets fétiches? Les trois tasses de café et les cigarettes qu'il apporte chaque matin, à 6 heures, pour se mettre au travail. Pourquoi trois tasses? «Comme ça je n'ai pas besoin de me relever pour refaire du café. Et je laisse mon téléphone mobile dans mon appartement. Je ne dois pas être distrait. Il faut atteindre une grande concentration pour écrire un roman.» Pour la même raison, il a demandé à ses assistants d'entrer dans son bureau sans frapper...

Le diplômé de médecine de la faculté de l'Illinois applique la rigueur scientifique à sa méthode de travail: «Je fais des recherches documentaires. Je m'imbibe d'une atmosphère. J'ai désormais de la patience, j'attends, comme un pêcheur. Quant aux histoires courtes, elles tombent comme des pommes.» Son secret d'écrivain populaire? S'attacher au réalisme des détails. Pour l'une des nouvelles du recueil qui vient de paraître, le docteur s'est rendu chez un prothésiste en se faisant passer pour un client. «Je ne pouvais pas parler d'un garçon amputé sans avoir vu de près une jambe en plastique...»

Parmi ses nombreux projets: un livre sur Alexandrie, un autre sur les femmes de prisonniers, un roman historique consacré à Al Andalous... Mais El Aswany n'écrira pas de suite à L'immeuble Yacoubian, malgré les ponts d'or proposés par les éditeurs: «Nous ne sommes pas à Hollywood!»

L'immeuble en question, désormais fameux dans le monde entier, se trouve à vingt minutes d'ici en voiture. L'écrivain n'y retourne plus. «A la publication du roman, j'y étais accueilli comme Napoléon Bonaparte. Mais après la sortie du film, on m'a réclamé dix millions de livres égyptiennes. J'avais, paraît-il, utilisé une marque commerciale!» Défendu par l'Union des écrivains, El Aswany a remporté en première instance les cinq procès intentés contre lui. Le comble, pour celui qui ne cesse de dénoncer la corruption: grâce au succès du livre, le prix des appartements de l'immeuble a augmenté. Il préfère en rire. Ses mésaventures alimentent son oeuvre.

Dans la préface de J'aurais voulu être égyptien, il raconte avoir essuyé trois re-fus de publication des nouvelles écrites avant L'immeuble Yacoubian. Longtemps jugées «anti-égyptiennes» par les autori-tés, elles viennent enfin de paraître au Caire. Celle qui donne son nom au recueil traduit en français est une novela - ou court roman - inspirée par un artiste inca-pable de s'adapter à la société. Une fois de plus, El Aswany excelle dans l'art du portrait, qu'il décrive une vieille actrice, un écolier obèse ou des révolutionnaires nostalgiques. L'auteur de Chicago, admirateur de Dostoïevski, parvient à rendre chacune de ses histoires universelle. «Je dois écrire avec mon coeur. Si l'écriture n'est pas vivante, j'arrête.» Il a fait sienne la phrase de son éditeur italien: «Il y a deux genres: les romans morts et les romans vivants.»

Voilà pourquoi l'écrivain égyptien le plus populaire depuis Naguib Mahfouz tient à garder le contact avec sa clientèle. Malgré le succès, le bon docteur prodigue encore ses soins deux jours par semaine: «Quand les gens ont mal aux dents, ils ont besoin d'un dentiste, pas d'un écrivain.»



source: IcI

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MessageSujet: Re: Alaa El Aswany   Lun 8 Juin 2009 - 18:55

Dentiste au Caire, Alaa El Aswany s’est fait connaître par un merveilleux roman choral L’immeuble Yacoubian, fidèlement adapté à l’écran. Après l’excellent Chicago, qui évoquait les égyptiens exilés, il nous revient avec J’aurais voulu être égyptien, un livre composé de 10 nouvelles, dont une de 100 pages. Autant dire d’emblée que l’ecrivain cairote est meilleur dans le roman car il est un auteur qui aime à installer ses personnages et à créer un environnement social autour d’eux. Néanmoins, ces nouvelles sont loin d’être négligeables dans le sens où on y retrouve cette volonté d’être le chroniqueur attendri des petites gens d’Egypte, tout en fustigeant avec la plus grande véhémence les dérives de ses dirigeants, la corruption et les extrémismes de toutes sortes qui menacent l’équilibre du pays. En cela, il n’est pas si loin du cinéaste Youssef Chahine, autre grand égyptien, s’il en est.

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Alan Patrick Herbert
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sousmarin
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MessageSujet: Chicago   Lun 13 Juil 2009 - 13:09

Chicago :

Le récit nous balade entre différents personnages, égyptiens majoritairement mais pas seulement, au sein d’un département de l’université de la métropole de l’ouest américain…qui porte un nom d’origine indienne ; algonquin pour être plus précis.
Cette balade est agréable mais pas franchement gaie, seul 2 personnages s’en tireront avec un avenir et les « méchants » triompheront…

Bien sûr, les personnages sont plutôt caricaturaux et l’écriture n’est pas transcendante même si elle reste de qualité correcte mais ce qui frappe ici est une sorte d’inéluctable destin qui frappe les gens « biens », broyés par des systèmes qui prônent tous une morale en se gardant bien de l’appliquer. Un livre qui fait réfléchir.

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Alaa El Aswany

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