traversay Sage de la littérature

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 | Sujet: Shashi Deshpande [Inde] Ven 17 Juil 2009 - 0:15 | |
|  | Citation: | | Digne héritière du célèbre écrivain indien Shriranga, Shashi Deshpande reçoit une éducation protestante tout en étant nourrie de littérature anglaise, plus particulièrement par la prose de Jane Austen. Après avoir étudié l'économie à Bombay, être sortie diplômée en droit et en littérature, elle devient mère au foyer, suit son époux médecin en Angleterre et s'ennuie ferme dans un pays inconnu. C'est sur la suggestion de son mari que Shashi Deshpande devient journaliste au Onlooker. Là, elle écrit ses premières nouvelles et, en 1980, elle récolte enfin les fruits de sa patience avec la publication de son premier roman, 'La Nuit retient ses fantômes'. Shashi Deshpande réitère l'exploit littéraire deux ans plus tard avec 'That long Silence', pour lequel elle reçoit le Shahitya Akademi de la langue anglaise. Mettant son écriture au service de la condition féminine en Inde, Sahashi Deshpande est devenue une figure importante de la littérature. Elle publie encore 'Small Remedies', 'Moving On', Matter of Time' et 'The Binding Vine' en 2002. En 2007, elle est en France à l'occasion du Salon du livre pour faire connaître son oeuvre résolument engagée. |

| Citation: | Un père anatomiste passionné par le corps, ses lois organiques, ses mystères et ses plaisirs. Une mère écrivain, confite dans des histoires d’amour parfaites et romantiques, jusqu’à la dernière, d’une violence terrible, avant que s’installe le silence. Un oncle qui se joue de la vie et de la mort au sein du gang de Bombay dont il est le chef clandestin. Une sœur trop aimée, un cousin trop aimant, et une jeune femme, Manjari, qui tente de démêler les fils du passé et du présent pour comprendre les liens d’amour, de désir et de révolte qui unissent tous ces êtres.
Comme souvent chez Shashi Deshpande, c’est la maison familiale qui est au cœur de l’histoire. La maison où Manjari découvre le journal laissé par son père après sa mort, la maison menacée par des intrus qui veulent l’en chasser, la maison gardienne de tous les secrets. Après la pluie est une quête tissée de liens et d’échos où le désir de déchiffrer le sens de ce qui a été permet d’ouvrir enfin la porte sur l’espace libre et infini de la mer, sur l’horizon offert du choix.
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A l'instar de ses confrères indiens, Shashi Deshpande est une conteuse hors pair, experte dans l'art de révéler des informations parcellaires qui ne trouveront leur explication entière qu'en toute fin de son roman. Cependant, à la différence des autres grandes oeuvres de la littérature indienne, Après la pluie est un livre où l'intimité et les sentiments, exacerbés, tiennent une place bien plus grande. Une maison y tient le rôle principal, plus incarnée encore que les personnages qui y vivent ou y meurent. La mort, justement, est au coeur du récit, pour les souvenirs qu'elle entraîne et, bien davantage, pour les remords de ceux qui restent avec leur incapacité à éviter le naufrage. Tous les caractères de Deshpande boitent du côté de leur âme, à commencer par son héroïne, femme au bord de la quarantaine et de la crise de nerfs. Amère, déboussolée, comme en vacance d'elle même. Le roman est splendide, universel par ses thèmes et cet insoutenable pesanteur de l'être. _________________ Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Alan Patrick Herbert
Dernière édition par traversay le Ven 17 Juil 2009 - 6:45, édité 2 fois |
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 | Sujet: Re: Shashi Deshpande [Inde] Ven 17 Juil 2009 - 1:43 | |
| J'ai lu du même auteur La nuit retient ses fantômes. A la mort de sa mère, une femme médecin revient auprès de son père dans le village de son enfance ; en apparence elle a tout pour être heureuse : un beau métier, un mari, deux enfants... Mais en réalité c'est une femme sur le point de se briser, hantée par son passé ; le désamour d'une mère, la culpabilité de la mort d'un frère... Et cette terreur qui l'habite à la pensée des nuits à venir... Les quelques jours passés auprès de son père silencieux et de l'étudiant qu'il héberge seront l"occasion de faire face à ses démons, au risque de se perdre... J'aurais du mal à en parler mieux car ma lecture est un peu lointaine, mais c'est un livre très fort et dérangeant, que j'ai refermé avec un sentiment de malaise et dont je garde des images marquantes. | traversay a écrit: | | La mort, justement, est au coeur du récit, pour les souvenirs qu'elle entraîne et, bien davantage, pour les remords qu'elle de ceux qui restent avec leur incapacité à éviter le naufrage. Tous les caractères de Deshpande boitent du côté de leur âme, à commencer son héroïne, femme au bord de la quarantaine et de la crise de nerfs. Amère, déboussolée, comme en vacance d'elle même. |
Je rejoins tout à fait traversay sur ces thèmes qui semblent être au coeur de l'oeuvre de Sashi Deshpande, je n'aurais pu mieux dire. Cette partie du commentaire pourrait parfaitement s'appliquer à l'ouvrage que j'ai lu bien que ce ne soit pas le même que traversay. |
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