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 Georges Rodenbach [Belgique]

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Marko
Zen littéraire


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MessageSujet: Georges Rodenbach [Belgique]   Mar 5 Mai 2009 - 17:42

Georges Rodenbach (1855-1898)


Citation:
Georges Rodenbach est un poète symboliste belge né le 16 juillet 1855 à Tournai. Issu d'une famille bourgeoise d'origine allemande, il passe son enfance à Gand où sa famille s'installe en 1855. Il fait de brillantes études au collège Sainte-Barbe, où il se lie avec Émile Verhaeren, et à la faculté de droit de l'université de Gand, puis à Paris avant de s'installer à Bruxelles, où il devient le collaborateur de l'avocat Edmond Picard.

En 1877, il publie son premier recueil de vers, "Le Foyer et les Champs". En 1878, il effectue un premier séjour dans la Ville lumière où il fréquente assidument le cercle des Hydropathes. Il y nouera ses premières relations parisiennes : Catulle Mendès, François Coppée, Maurice Barrès ...

Délaissant le barreau en 1881, il se consacre à la littérature et collabore à La Flandre libérale et au premier numéro de La Jeune Belgique. Il publie "La Mer élégante". En 1886, La Jeunesse blanche lui vaut la célébrité non seulement en Belgique mais aussi en France.

Impétueux animateur de la revue La Jeune Belgique, il parvient à organiser en Belgique une tournée de l'écrivain Villiers de l'Isle-Adam. Par des conférences, il y introduit également la pensée pessimiste de Schopenhauer, qui va imprégner une grande partie de son œuvre.

Correspondant du Journal de Bruxelles, il s'installe définitivement à Paris en 1888, où son roman "Bruges-la-Morte" (1892), publié sous forme de feuilleton dans les colonnes du Figaro du 4 au 14 février et en volume en juin, chez Flammarion, chef-d'œuvre du symbolisme, remporte un très grand succès. Cet ouvrage, dont le personnage central est la ville de Bruges elle-même, contribue grandement à la renommée de la cité flamande.

Il convient de mettre en parallèle l'œuvre de Rodenbach avec celle du peintre symboliste belge Fernand Khnopff qui, à la même époque, participe aux Salons Rose+Croix de Sâr Péladan. Khnopff conçoit le dessin-frontispice de Bruges-la-Morte.

Rodenbach se lie avec Stéphane Mallarmé, Alphonse Daudet, Auguste Rodin, qu'il défend avec passion dans le Figaro. Marcel Proust lui voue une grande admiration. Il épouse Anna-Maria Urbain. Il collabore au Figaro où il publie Agonies de villes, série de portraits consacrés notamment à Bruges, Saint-Malo et Gand.

En 1894, il est le premier auteur belge à voir une de ses œuvres, "Le Voile", mise au répertoire de la Comédie-Française. Il impose dans le rôle principal la jeune Marguerite Moreno.

En 1896, il publie "Les Vies encloses", recueil de poèmes inspiré par l'occultisme (Novalis) et le romantisme allemands. Bien que malade depuis de longues années, il publie un autre chef-d'œuvre, également situé à Bruges,"Le Carillonneur" (1897), qui relate avec réalisme les débats qui animent la ville autour des partisans du projet Bruges-port-de-mer ou Zeebrugge et les défenseurs d\'une ville d'art destinée à l'élite de l'humanité.

Le 12 août 1898, il publie, dans Le Figaro, un article sur Arthur Rimbaud .
Il meurt à 43 ans d'une typhlite le jour de Noël 1898. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise. Le monument funéraire montre le poète sortant du tombeau, une rose à la main. Une croix templière est gravée dans la partie inférieure du tombeau.


J’ajouterai à ce résumé biographique que son célèbre roman Bruges la morte a été adapté au cinéma à 2 reprises en 1977 et 1981 et aussi en bande dessinée. Il a surtout été immortalisé par l’opéra d’Erich Wolfgang Korngold : Die Tote Stadt (La ville morte) dont le livret est tiré de la propre adaptation scénique du roman, Le mirage, par Rodenbach. Une production sera donnée à Bastille la saison prochaine.


Enfin on ne peut pas ne pas penser à Bruges la morte quand on voit Vertigo d’Hitchcock qui en reprend plusieurs thématiques.


Vertigo d'Hitchcock et étude de femmes de Khnopff.


Bruges- la-morte


Ce roman symboliste est conçu comme une sorte de récit-photo, l’histoire proprement dite étant accompagnée de photographies de Bruges qui ne se veulent pas seulement illustratives mais qui sont sensées créer des interférences et des échos, renforçant l’atmosphère onirique (procédé que je n'ai pas trouvé vraiment convainquant ou nécessaire).


Fernand Khnopff a conçu ses dessins à partir de ces photos:




L’histoire est celle d’Hugues Viane dont la femme est décédée depuis cinq ans et qui est venu se retirer à Bruges qu’il considère comme le lieu le plus en harmonie avec son esprit mélancolique et inconsolable.

Citation:
Voilà cinq ans qu'il vivait ainsi, depuis qu'il était venu se fixer à Bruges, au lendemain de la mort de sa femme. Cinq ans déjà ! Et il se répétait à lui-même : « Veuf ! Être veuf ! Je suis le veuf ! » Mot irrémédiable et bref! d'une seule syllabe, sans écho. Mot impair et qui désigne bien l'être dépareillé.
Pour lui, la séparation avait été terrible : il avait connu l'amour dans le luxe, les loisirs, le voyage, les pays neufs renouvelant l'idylle. Non seulement le délice paisible d'une vie conjugale exemplaire, mais la passion intacte, la fièvre continuée, le baiser à peine assagi, l'accord des âmes, distantes et jointes pourtant, comme les quais parallèles d'un canal qui mêle leurs deux reflets.



Toute la magie du roman réside d’ailleurs dans cette fusion entre l’esprit de cet homme et l’atmosphère de la ville qui semblent ne faire qu’un.

Citation:
C'est pour cela qu'il avait choisi Bruges, Bruges, d'où la mer s'était retirée, comme un grand bonheur aussi.
Ç'avait été déjà un phénomène de ressemblance, et parce que sa pensée serait à l'unisson avec la plus grande des Villes Grises.
Mélancolie de ce gris des rues de Bruges où tous les jours ont l'air de la Toussaint ! Ce gris comme fait avec le blanc des coiffes de religieuses et le noir des soutanes de prêtres, d'un passage incessant ici et contagieux. Mystère de ce gris, d'un demi-deuil éternel !
Car de partout les façades, au long des rues, se nuancent à l'infini : les unes sont d'un badigeon vert pâle ou de briques fanées rejointoyées de blanc ; mais, tout à côté, d'autres sont noires, fusains sévères, eaux-fortes brûlées dont les encres y remédient, compensent les tons voisins un peu clairs ; et, de l'ensemble, c'est quand même du gris qui émane, flotte, se propage a au fil des murs alignés comme des quais.
Le chant des cloches aussi b s'imaginerait plutôt noir ; or, ouaté, fondu dans l'espace, il arrive en une rumeur également grise qui traîne, ricoche,
ondule sur l'eau des canaux.
Et cette eau elle-même, malgré tant de reflets : coins de ciel bleu, tuiles des toits, d neige des cygnes voguant, verdure des peupliers du bord, s'unifie en chemins de silence incolores.
II y a là, par un miracle du climat, une pénétration réciproque, on ne sait quelle chimie de l'atmosphère qui neutralise les couleurs trop vives, les ramène à une unité de songe, à un amalgame de somnolence plutôt grise.


Hugues rencontre un jour dans la rue une jeune femme, Jane, qui lui apparaît comme le double parfait de son épouse défunte. Il la suit, la rencontre et devient son amant. Elle est danseuse à l’opéra et répète « Robert le diable » de Meyerbeer. De manière obsessionnelle, il n’ a de cesse que de la voir revêtir les habits de sa femme, adopter ses manières. Mais Jane ne correspond jamais à l’image qu’il a conservé et la tension monte.

Parallèlement sa servante Barbe, très croyante et superstitieuse, inquiète des caprices de Jane et sensible à la rumeur publique qui voit d’un mauvais œil cette relation entre un veuf et une danseuse, met en garde Hugues et souhaite quitter son service. S’en suit une escalade mystique hallucinante où la ville, au cours de la procession du "Saint-Sang", semble devenir une sorte de « sur moi » menaçant qui conduit Hugues aux pires extrémités…
Citation:

Hugues se replia sur lui-même, silencieux, navré, jetant son âme pour ainsi dire à la houle de cette musique en remous par les rues, pour qu'elle l'emportât loin de lui-même. Ce fut ensuite le clergé, les moines de tous les ordres qui s'avancèrent : dominicains, rédemptoristes, franciscains, carmes ; puis les séminaristes, en rochets plissés, déchiffrant des antiphonaires ; puis encore les prêtres de chaque paroisse dans leur rouge appareil d'enfants de choeur : vicaires, curés, chanoines, en chasubles, en dalmatiques brodées, rayonnantes comme des jardins de pierreries.
Alors s'entendit le cliquetis des encensoirs. La fumée bleue roula des volutes plus proches ; toutes les clochettes s'unirent en un grésil plus sonore, qui cuivra l'air.
L'évêque parut, mitre en tête, sous un dais, portant la châsse - une petite cathédrale en or, surmontée d'une coupole où, parmi mille camées, diamants, émeraudes, améthystes, émaux, topazes, perles fines, songe l'unique rubis possédé du Saint-Sang.
Hugues, gagné par l'impression mystique, par la ferveur de tous ces visages, par la foi de cette immense foule massée dans les rues, sous ses fenêtres, plus loin, partout, jusqu'au bout de la ville en prière, s'inclina aussi quand il vit, aux approches du Reliquaire, tout le peuple tomber à genoux, se plier sous la rafale des cantiques.


Le roman a une certaine force qui tient davantage au style qu’au récit lui-même, assez convenu et prévisible. Il y a surtout une atmosphère mystérieuse et morbide que Korngold a un peu édulcorée dans son opéra en donnant une fin moins sombre. Le final étant présenté comme un rêve dont il ne lui reste plus qu’à émerger en acceptant que Jane ne sera jamais le double de sa femme.

Je recommande ce livre aux amateurs d'atmosphères symbolistes et de contes fantastiques "fin de siècle" (le XIXe). Il y a de beaux passages et on sent vraiment respirer Bruges et ses canaux.

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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Mar 5 Mai 2009 - 18:01

Superbe commentaire!...
Il me fait très envie ce livre...

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Arabella
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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Mar 5 Mai 2009 - 18:27

Oui, ta présentation fait envie Marko, et comme l'opéra de Korngold fait partie des ceux que je devrais voir l'an prochain, ce serait le moment de lire le roman....

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Si la raison dominait sur la terre, il ne s'y passerait rien. (Fontenelle)
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Marko
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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Mar 5 Mai 2009 - 21:10

Arabella a écrit:
Oui, ta présentation fait envie Marko, et comme l'opéra de Korngold fait partie des ceux que je devrais voir l'an prochain, ce serait le moment de lire le roman....


C'est très exactement ce qui m'a motivé à le lire aussi. Et connaissant de mieux en mieux Bruges, j'en ai apprécié d'autant plus les descriptions. La mise en scène de la production de Bastille a l'air assez féérique et contemporaine (je suppose que tu as déjà vu la présentation sur le DVD qui annonce la saison 2009/2010).

Pour revenir au livre, je n'ai pas évoqué l'influence de Rodenbach sur Maeterlinck qui aimait beaucoup Bruges la morte. La fameuse chevelure de Mélisande (Pelleas et Mélisande a été écrit la même année que Bruges la morte) semble une réminiscence de la natte de cheveux de l'épouse défunte qu'Hugues Viane conserve religieusement et qui semble investie d'une aura maléfique en même temps qu'elle a une fonction érotique presque fétichiste (idem pour le chignon de Kim Novak dans Vertigo).

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kenavo
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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Mar 5 Mai 2009 - 21:57

Cela fait tout drôle de voir ce fil.. un livre que j'ai lu... il y a des années.. en allemand - c'était encore la phase où je lisais même les auteurs francophones en allemand Wink
Si je lis ta -sublime- présentation je suis consciente que j'ai loupé pas mal de chose pendant ma lecture.. faudrait relire - et cette fois en français


mais comme vous me connaissez - moi j'adore aussi les 'suites' que d'autres artistes donnent parfois à une oeuvre existante
La collection L'un et l'autre de Gallimard est ainsi une de mes caves d'Alibabar Very Happy
et naturellement il y en a aussi une 'nouvelle version' du roman de Rodenbach:


Sylvie Doizelet, L'amour même
je mets le résumé en spoiler - à mon avis il s'adresse surtout à quelqu'un qui a lu déjà Bruges-la-morte
Spoiler:
 

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Arabella
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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Mer 6 Mai 2009 - 7:21

Merci Kenavo. bisous

Un mythe qui semble riche, mais je crois que j'aimerais pour commencer lire le livre d'origine.

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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Mer 6 Mai 2009 - 8:57

kenavo a écrit:

mais comme vous me connaissez - moi j'adore aussi les 'suites' que d'autres artistes donnent parfois à une oeuvre existante
La collection L'un et l'autre de Gallimard est ainsi une de mes caves d'Alibabar Very Happy
et naturellement il y en a aussi une 'nouvelle version' du roman de Rodenbach:


Sylvie Doizelet, L'amour même


Je suis curieux de lire ça! Elle fait comme Korngold mais je pense que cela n'a pas forcément beaucoup de sens que de vouloir faire vivre Jane. Elle n'est finalement qu'un fantasme, elle n'a pas nécessairement d'existence concrète. Et sa disparition est peut-être au contraire une libération qui peut laisser envisager que le narrateur est en train faire le deuil de sa femme. Je vois Jane comme une sorte de fantôme de l'épouse défunte ou une projection "holographique" de l'esprit du narrateur qui a besoin de la faire revivre mentalement pour mieux la faire disparaître.

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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Mer 6 Mai 2009 - 9:23

Marko a écrit:
Je suis curieux de lire ça!
Very Happy
j'ai repris hier soir mon livre de Bruges-la-morte (en version française pour l'instant pas en stock chez mes libraires) je me suis dit que ce n'est peut être pas une bonne idée de se faire une telle lecture sombre à ce moment.. mais c'est plutôt agréable Very Happy
je vais revenir sur ce fil après lecture

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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Mer 6 Mai 2009 - 9:26

kenavo a écrit:
Marko a écrit:
Je suis curieux de lire ça!
Very Happy
j'ai repris hier soir mon livre de Bruges-la-morte (en version française pour l'instant pas en stock chez mes libraires) je me suis dit que ce n'est peut être pas une bonne idée de se faire une telle lecture sombre à ce moment.. mais c'est plutôt agréable Very Happy
je vais revenir sur ce fil après lecture

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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Lun 11 Mai 2009 - 7:58

Superbe commentaire Marko ! Et merci pour les superbes dessins de Fernand Khnopff, qui a fait l'objet à Bruxelles d'une rétrospective que je n'ai évidemment pas ratée Very Happy
Bon maintenant faudrait que je lise aussi Georges Rodenbach, afin qu'il ne reste pas indéfiniment dans ma mémoire comme essentiellement le nom de la rue de ma meilleur amie de mon adolescence Razz

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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Lun 11 Mai 2009 - 10:20

J'avais aussi vu cette belle rétrospective dont il me reste le volumineux catalogue. On devrait faire un fil Khnopff (quel nom! laugh )

Des infos sur l'opéra Die Tote Stadt qui passe à Paris en Octobre:

Site de l'opéra de Paris

La scénographie qu'on voit en arrière plan donne assez bien l'atmosphère de frénésie mystique quasiment onirique qui s'empare de la ville à la fin du roman.

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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Lun 11 Mai 2009 - 21:14

Portrait (pastel) de Georges Rodenbach par Lucien Lévy-Dhurmer (1896). Musée d'Orsay.

Rodenbach est devant Bruges.

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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Jeu 4 Juin 2009 - 19:51

Bruges-la-Morte

Je crois que sans conteste, Marko a parfaitement résumé ce court livre. Je pense que les fameuses photos sur lesquelles insiste l'auteur de la préface ne sont pas vraiment essenielles pour la lecture du livre. Le récit est peu original, est je dirais que pour un récit symboliste, j'ai trouvé cela un peu trop sage et raisonnable, et les choses sont trop dites et pas assez suggéré. Les évocations de Bruges sont les meilleurs moment du roman, les mots de l'auteur étant infiniment plus évocateurs que les images des photos.

Ce ne fut pas une lecture désagréable, mais pas vraiment marquante non plus. Je comprends que cette thématique ait pu inspirer d'auteurs créateurs, parce qu'elle est riche, mais en même temps pas complètement exploitée à mon sens par Rodenbach.

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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Lun 8 Juin 2009 - 19:21

Les réservations à l'opéra de Paris pour La Ville Morte (comme pour Wozzeck) sont ouvertes à partir du 29 juin...

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MessageSujet: Re: Georges Rodenbach [Belgique]   Lun 8 Juin 2009 - 20:10

Pour moi ce sera le 24 octobre joie

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Georges Rodenbach [Belgique]

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