Parfum de livres…parfum d’ailleurs

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 Pascal Mercier

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Marie-Laure
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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Dim 30 Déc 2007 - 21:20

Je ne veux surtout pas avoir de l'air de vouloir casser l'ambiance ...mais pour ce qui est de Train de nuit pour Lisbonne, je ne me suis arrêtée qu'à la perspective... jypeurien

J'ai connu Madredeus, mon CD est d'ailleurs prêté. Qui connaît ? drunken
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coline
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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Dim 30 Déc 2007 - 21:39

marielaure a écrit:
Je ne veux surtout pas avoir de l'air de vouloir casser l'ambiance ...mais pour ce qui est de Train de nuit pour Lisbonne, je ne me suis arrêtée qu'à la perspective... jypeurien



Tu veux dire "A la perspective de le lire?..."

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"Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie."
(Jean Louis Barrault)
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Marie-Laure
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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Dim 30 Déc 2007 - 21:49

Je voulais dire qu'il ne m'a pas du tout plu...imossible de le finir d'ailleurs, alors que j'étais très très pressée de le lire. :silent:
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coline
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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Dim 30 Déc 2007 - 21:59

marielaure a écrit:
Je voulais dire qu'il ne m'a pas du tout plu...imossible de le finir d'ailleurs, alors que j'étais très très pressée de le lire. :silent:


Qu'est-ce que tu n'as pas aimé Marie Laure?
(Le mieux étant que tu nous fasses un petit commentaire sur le fil Pascal Mercier)

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Marie-Laure
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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Dim 30 Déc 2007 - 22:04

Je ne suis pas aussi douée que vous pour parler des livres... jypeurien
J'ai trouvé ce livre beaucoup trop mou, lent et ce "je" tout le temps qui me gène.
J'avais vraiment l'impression de mettre un temps fou avant de tourner une page. Crying or Very sad
Pourtant je n'aime pas du tout abandonner un livre avant la fin, mais celui-là, impossible.
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bix229
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MessageSujet: Pascal Mercier   Lun 7 Jan 2008 - 0:15

Mon premier livre lu en 2OO8 est Train de nuit pour Lisbonne.

Je ne vais pas rajouter mes propres commentaires -positifs- à tous les autres, mais seulement insister sur un point qui semble avoir géné Albane, la lenteur.
C'est effectivement une histoire dont le rythme narratif est -volontairement- lent, car le projet est de remonter le temps à contre courant, en démélant au passage des histoires compliquées et dont chaque personne interrogée détient une parcelle.
Il s'agit comme on l'a dit d'une quete, et aussi d'une enquete, menée par le professeur Gregorius à propos d'un auteur portugais mort depuis plus de 30 ans, Amadeu de Prado.
C'est donc en interrogeant toutes les pesonnes encore vivantes qui l'ont connu, et en lisant en meme temps le seul livre écrit par Prado, que Gregorius parvient à renouer tous les fils d'une vie, à lui donner cohérence
et clarté.
L'enjeu de cette enquète, c'est désormais la façon dont désormais lui, Gregorius, va vivre sa propre vie, quelle qu'elle soit et quelle qu'en soit la durée...
La frontière entre tard et trop tard est mince, peut etre invisible, mais elle existe... Gregorius le sait désormais et il a déjà fait le nécéssaire pour ne pas etre déclaré coupable pour avoir trop peu osé.

"La vie n'est pas ce que nous vivons, elle est ce que nous imaginons vivre."bonjour
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Sophie
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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Lun 7 Jan 2008 - 0:20

Pour les fans, Train de nuit de Lisbonne sort en édition 10/18 en février; je vous dis ça parce que je vais m l'acheter. C'est un livre que je veux avoir avec moi, pour pouvoir le relire de temps en temps.
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Le Bibliomane
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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Mar 8 Jan 2008 - 15:12

"Train de nuit pour Lisbonne"

Certains ouvrages – pour je ne sais quelles raisons – ne bénéficient pas des faveurs accordées par le Barnum médiatique à certains auteurs (je ne citerais personne) dont les qualités d'écriture – plus que discutables – ne font pas obstacle à une surenchère de superlatifs (souvent peu mérités) ainsi qu'à une diffusion pléthorique qui n'a pour finalité que d'appâter le chaland et lui donner à croire que la qualité littéraire se justifie par le nombre d'exemplaires vendus ou par la fréquence des interventions de tel ou tel auteur sur les chaînes de télévision.
Alors que certains scribouillards se trouvent propulsés en tête des ventes et ne cessent de parader afin de masquer le néant qui caractérise leurs productions, d'autres auteurs restent confinés dans l'ombre, leurs ouvrages n'ayant pas eu l'heur de séduire certains critiques littéraires devenus en l'espace de quelques années d'adroits conseillers en marketing.
C'est par le biais de ce phénomène que le très beau roman de Pascal Mercier : « Train de nuit pour Lisbonne » est resté méconnu du grand public et n'a pas bénéficié de la distinction que sa grande qualité lui aurait value. Relégué au rayon de la littérature « confidentielle », ce livre a heureusement été remarqué et vanté par certains chroniqueurs de la blogosphère tels que Jean-Louis Kuffer ainsi que par « Parfums de livres »
C'est d'ailleurs par l'entremise de notre forum et plus particulièrement à deux de ses fidèles et talentueuses intervenantes (un petit coucou à Marie et Coline) que cet ouvrage m'est arrivé entre les mains. Je les en remercie infiniment.
Mais – me direz-vous – qu'est-ce-que c'est que ce « Train de nuit pour Lisbonne » ?
Tout d'abord – et pour procéder par élimination – si vous aimez la littérature où l'action prime sur l'intime, si vous aimez les rebondissements en cascade, les émotions fortes, l'exotisme, les scènes torrides, le suspense agrémenté de quelques passages sanguinolents, je vous recommande de ne pas aller plus loin dans la lecture de cette chronique. Vous ne trouverez rien de cela dans le livre de Pascal Mercier. « Train de nuit pour Lisbonne » est un roman intimiste, un récit qui ne peut se lire que lentement, sans précipitation, et où se mêlent adroitement philosophie, histoire, littérature et introspection.
« C'est bien joli, me direz-vous en réprimant poliment un baîllement incoercible, mais ça parle de quoi, ce livre ? ». J'y arrive.

Raimund Gregorius est professeur de langues anciennes dans un lycée de Berne. Âgé de cinquante-sept ans, cet homme vit ancré dans son petit monde d'habitudes qui le tient éloigné de toute fantaisie et de tout écart de conduite. Doté d'une grande érudition, ses collègues lui ont attribué comme surnom « le papyrus ». À huit heures moins le quart, tous les matins, impertubablement, il se rend au lycée et emprunte pour cela le pont de Kirchenfeld qui surplombe l'Aar. Ce jour-là, sous une pluie battante, il aperçoit au milieu du pont une femme qui se penche dangereusement sur le parapet. Veut-elle se suicider ? Gregorius se précipite. La femme lui explique qu'elle ne souaitait pas mettre fin à ses jours mais tentait seulement de rattraper au dernier moment une lettre qu'elle avait auparavant décidé de jeter dans la rivière. La conversation s'engage et Gregorius, intrigué par l'accent de cette femme va lui demander quelle est sa langue maternelle :

« Português », avait-elle répondu.
Le o, que de façon surprenante elle prononçait comme un ou, la claire intonation montante et étrangement étouffée du ê et le doux ch final, se fondirent en une mélodie qui résonna beaucoup plus longuement que dans la réalité et qu'il aurait voulu entendre tout le long du jour. »


Fasciné par la mélodie de cette langue portugaise, Gregorius va se rendre dans une librairie espagnole où il va dénicher par hasard un ouvrage d'un auteur inconnu, Amadeu de Prado, intitulé Um ourives das palavras, « Un orfèvre des mots »
S'étant muni d'un manuel d'apprentissage de la langue portugaise, Gregorius va peu à peu découvrir l'ouvrage d'Amadeu de Prado, un texte qui va l'envoûter à tel point qu'il négligera de se rendre au lycée pour y dispenser ses cours et qui le poussera à prendre une décision qui lui aurait paru incroyable quelques jours plus tôt : prendre le premier train de nuit pour Lisbonne.
Pour Gregorius, plus rien n'importe d'autre que de retrouver les traces d'Amadeu de Prado, mort depuis une trentaine d'années, qui fut médecin, poète, passionné de littérature et opposant du régime dictatorial de Salazar.
Arrivé à Lisbonne, Gregorius va partir à la recherche de ceux qui ont connu de près ou de loin Amadeu de Prado. Sa quête lui permettra de rencontrer divers personnages ayant côtoyé celui-ci, de revenir sur les lieux où Prado a vécu, écrit et souffert. Peu à peu va se dessiner le portrait complexe de cet homme, fils de bonne famille, adolescent génial boulimique de littérature et de philosophie, devenu médecin et résistant à l'oppression instaurée par la dictature.
Mais ce voyage que va effectuer Gregorius sera aussi un voyage intérieur, voyage qu'il va accomplir au fil des pages de l'ouvrage de Prado, ouvrage que le libraire Simões – qu'il va être amené à rencontrer – , qualifiera de cette manière :

« Savez-vous l'impression que me donne ce livre incroyable ? [...] C'est comme si Marcel Proust avait écrit les Essais de Michel de Montaigne. »

C'est ainsi que, suivant la quête de Gregorius, le lecteur va découvrir le contenu du livre d'Amadeu de Prado mais aussi, suite aux rencontres que le professeur va faire dans la capitale portugaise, certains écrits – des lettres pour la plupart – que l'auteur de Um ourives das palavras adressa à ses proches au cours des vicissitudes de son existence. La prose de Prado ne manquera pas de bouleverser les certitudes de Gregorius sur les questions existentielles de la vie, de la mort, de la révolte contre toutes les formes d'oppression, de la perception de l'altérité ainsi que de la conscience de soi. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Pascal Mercier – en préambule à son ouvrage – cite cet extrait du Livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa :

« Chacun de nous est plusieurs à soi tout seul, est nombreux, est une prolifération de soi-mêmes. C'est pourquoi l'être qui dédaigne l'air ambiant n'est pas le même que celui qui le savoure ou qui en souffre. Il y a des gens d'espèces bien différentes dans la vaste colonie de notre être, qui pensent et sentent différemment. »

Que dire, une fois refermé ce livre, si ce n'est que l'on se prend à rêver qu' Amadeu de Prado a réellement existé et qu'un jour, peut-être, à l'instar de Gregorius nous tiendrons dans nos mains un exemplaire de Um ourives das palavras. Mais il faut bien se rendre à l'évidence, Prado n'est, helas!, qu'un personnage de fiction. Toutefois, il existe bel et bien dans notre monde sensible un orfèvre des mots : il se nomme Pascal Mercier.

En février prochain les éditions 10/18, crées par le regretté Christian Bourgois, publieront « Train de nuit pour Lisbonne » en édition de poche. Si par hasard vous entrez dans une librairie, contournez le rayon des best-sellers et approchez-vous des rayonnages délaissés par la majorité des clients. Là, coincé entre d'autres ouvrages, vous trouverez sûrement un exemplaire du « Train de nuit pour Lisbonne ». Prenez place dans le compartiment de votre choix et attendez le sifflet du chef de gare. Bon voyage et bonne lecture !

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sousmarin
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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Mar 8 Jan 2008 - 17:18

Je ne te félicite pas, Le Bibliomane, pour cette critique nonnon …maintenant je vais être obligé de résister au désir d’aller au Portugal à la bibliothèque demander "Um ourives das palavras" …et suivant le livre fourni, le bibliothécaire risque sa vie ( conciliabule imaginez qu’il me sorte un Marc Levy ou un Guillaume Musso affraid ).

bonjour

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Marie
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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Mar 8 Jan 2008 - 18:10

Les critiques du Bibliomane, le retour bravo bravo bravo

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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Mar 8 Jan 2008 - 18:40

sousmarin a écrit:
( conciliabule imaginez qu’il me sorte un Marc Levy ou un Guillaume Musso affraid ).


Dans ce cas, on pourrait peut-être réhabiliter la vieille tradition de l' Auto Da Fe

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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Mar 8 Jan 2008 - 18:42

Le Bibliomane a écrit:
Tout d'abord – et pour procéder par élimination – si vous aimez la littérature où l'action prime sur l'intime, si vous aimez les rebondissements en cascade, les émotions fortes, l'exotisme, les scènes torrides, le suspense agrémenté de quelques passages sanguinolents, je vous recommande de ne pas aller plus loin dans la lecture de cette chronique. Vous ne trouverez rien de cela dans le livre de Pascal Mercier. « Train de nuit pour Lisbonne » est un roman intimiste, un récit qui ne peut se lire que lentement, sans précipitation, et où se mêlent adroitement philosophie, histoire, littérature et introspection.


Je ne sais si ce livre est pour moi...Ce n'est ni que je raffole des situations rocambolesques, des rebondissements, de l'action à tout prix, mais l'émotion importe plus pour moi...Introspection ? J'ai bien peur que cette lenteur finisse par avoir raison de moi jemetate
Pourtant à la suite de ton commentaire Biblio, on a bien envie de prendre place dans le compartiment nous aussi...j'en connais une qui va jubiler Laughing

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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Mar 8 Jan 2008 - 18:57

aériale a écrit:
Je ne sais si ce livre est pour moi...Ce n'est ni que je raffole des situations rocambolesques, des rebondissements, de l'action à tout prix, mais l'émotion importe plus pour moi...Introspection ? J'ai bien peur que cette lenteur finisse par avoir raison de moi jemetate
Pourtant à la suite de ton commentaire Biblio, on a bien envie de prendre place dans le compartiment nous aussi...j'en connais une qui va jubiler Laughing


Aériale, ce livre n'est pas que lenteur et introspection. Son originalité est de mêler justement le propos très philosophique de Prado à la quête de soi-même qu'entreprend Gregorius, et à la véritable enquête que ce dernier mène pour retrouver Amadeu de Prado...

Je suis contente Bibliomane que tu aies aimé ce roman et époustouflée une fois de plus par la densité et la qualité de ton commentaire!bravo

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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Dim 3 Fév 2008 - 19:54

Train de nuit:
"Quand Amadeus lit un livre, disait un autre professeur, il n´en reste plus une seule lettre. Il avale non seulement le sens, mais aussi l´encre d´imprimerie"
"C´etait ainsi, les textes semblaient disparaître intégralement en lui et ce qui restait ensuite sur les rayonnages, ce n´étaient plus que des enveloppes vides
" .IIe partie," La rencontre", Chapitre 18.

Je comprends bien cette manière carnivore de lire d´Amadeus. Des fois, j´ai tant intégré le roman à ma vie propre, que je peux à peine vous en parler. J´en oublie le détail du récit.

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coline
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MessageSujet: Re: Pascal Mercier   Ven 7 Mar 2008 - 18:15

Sophie l'avait annoncé: Train de Nuit pour Lisbonne en Poche!cheers

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Pascal Mercier

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