
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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| Auteur | Message |
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kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Jeu 21 Aoû 2008 - 17:06 | |
| C'est drôle.. un livre que j'ai aimé du début à la fin, qui m'a enthousiasmé.. et dont je n'aurais jamais pu m'imaginer qu'il trouve des lecteurs/lectrices qui n'éprouvent pas la même chose... mais c'est bien, c'est même très bien - parce que tout comme dans la discussion sur le fil de Arundhati Roy – commençant ICI – on peut souvent juger des livres autrement qu'après des commentaires différents, et dans ce contexte, j'aime surtout cette phrase de eXPie – | eXPie a écrit: | | J'aime bien les gens qui ne sont pas du même avis que moi : ça permet de repenser différemment à ce qu'on a lu. Ne lire que des critiques positives ne fait pas vraiment avancer le schmilblick, par contre lire des critiques construites et argumentées qui ne vont pas dans le sens de ce qu'on avait pensé d'abord, ça permet de se remettre en cause, et donc d'avancer. |
Et donc je repense aussi à ma propre lecture du livre de Pascal Mercier. Mais contrairement à vous je retrouve tous mes bons moments.. les bonnes idées que j’avais.. et j’aurais envie de le relire tout de suite
mais ne dites pas que 'mon' Gregorius sert à rien... rien de rien.. vous êtes trop cruelles  Vous ne connaissez pas une de ces personnes qui sont un peu perdues dans la vie.. qui ont ratés la plupart des opportunités que la vie leurs offrait - ou qui ont tout simplement renoncés de leur propre gré.. mais il faut de tout pour faire un monde.. et il faut aussi avoir des Gregorius  Mais naturellement il nous en faut encore plus de Prado :heart: _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | sousmarin Zen littéraire

Messages: 3055 Inscription le: 31/01/2007 Age: 45 Localisation: Sarthe
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Jeu 21 Aoû 2008 - 18:17 | |
| | Epi a écrit: | J'ai justement trouvé cette opposition Gregorius/Prado trop facile, finalement ce sont les mêmes sauf que l'un s'est affirmé ou commence à s'affirmer beaucoup plus tard et grâce à l'autre. Trop basique à mon goût. Et contrairement à toi Aériale, Prado ne me plaît pas du tout, du tout | Pour ma part, je ne trouve pas qu’ils soient opposés mais plutôt les 2 faces d’une même médaille…le côté humain (Gregorius), imprévisible, malgré sa personnalité qui nous le montre comme l’humain le plus prévisible qui soit, et bourrés de défauts puis le côté Prado, intellectuel et amoureux parfait…forcément parfait puisque mort…mais leurs quêtes se ressemblent étrangement…
| Epi a écrit: | C'est drôle comme on peut voir les choses très différemment. Pour moi, c'est l'histoire qui est indigeste, c'est pour ça que je parlais d'essai plutôt. Ou un livre de pensées serait plus juste. Les histoires qu'il raconte ne sont qu'un prétexte et il aurait pu facilement s'en passer, il y a assez de matière sans avoir à en rajouter. Ou alors, à la limite, on ne garde que l'histoire de Prado et on vire Gregorius, parce que vraiment celui-là... il ne sert à rien de rien | je suis d’accord pour virer Prado qui, c’est vrai, n’est que prétexte pour faire passer le discours de Mercier (qui serait effectivement plus à sa place dans un essai) mais j’aime bien Gregorius, justement parce qu’il n’est pas parfait : vieux, usé, routinier et qui, malgré cela, se lève un beau matin et décide de suivre une impulsion, une envie passagère et s’envole vers l’inconnu (e)…il choisit de le faire, bouscule les obstacles et qu'importe sa quête pourvu qu'il ait, enfin, l’ivresse…  _________________ Le chêne qui plie, Défiant sa nature, Montre sa force.
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|  | | Epi Zen littéraire

Messages: 4428 Inscription le: 05/03/2008 Age: 49 Localisation: dans un Beau champ
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Jeu 21 Aoû 2008 - 19:48 | |
| Je connais bien ce sentiment Kenavo, quand on aime on voudrait que tout le monde aime aussi Je n'ai pas dit que je n'aimais pas le livre, mais que les histoires de Gregorius et de Prado n'apportaient rien. Elles ne servent qu'à véhiculer les pensées de l'auteur mais de façon grossière (j'entends par là que c'est cousu de fil blanc). Or, ces histoires étant ce qu'elles sont, à mon sens pas très intéressantes et plutôt ennuyeuses, c'est un gâchis parce qu'on finit par ne plus penser qu'à ça plutôt que de s'attacher à ce qui compte vraiment et qui est absolument génial, c'est-à-dire ses reflexions sur la vie, l'amour, la mort, etc. Dommage. Je constate tout de même que Prado a la faveur de ces dames mais que Gregorius a malgré tout un défenseur en la personne de Sousmarin. Car oui, il est humain, beaucoup plus que Prado finalement qui est effectivement trop parfait (il fait peur !) et tu as raison Kenavo de dire qu'il faut aussi des Gregorius pour faire un monde, ils constituent même la majorité et certainement en suis-je un moi-même et c'est peut-être pour cela qu'il m'ennuie autant | sousmarin a écrit: | Pour ma part, je ne trouve pas qu’ils soient opposés mais plutôt les 2 faces d’une même médaille…le côté humain (Gregorius), imprévisible, malgré sa personnalité qui nous le montre comme l’humain le plus prévisible qui soit, et bourrés de défauts puis le côté Prado, intellectuel et amoureux parfait…forcément parfait puisque mort…mais leurs quêtes se ressemblent étrangement… | Oui, je pense aussi que Gregorius et Prado en fait se ressemblent beaucoup, c'est pourquoi je parlais d'un double que Grégorius finalement recherchait, un double qui ne lui ressemble pas mais qui représente ce à quoi il aspire, peut-être inconsciemment et en lequel il se reconnaît. L'opposition Gregorius/Prado dont je parlais se rapporte plus au schéma ultra basique que l'auteur utilise et que j'ai trouvé trop simpliste et vraiment réducteur.
| sousmarin a écrit: | | je suis d’accord pour virer Prado qui, c’est vrai, n’est que prétexte pour faire passer le discours de Mercier (qui serait effectivement plus à sa place dans un essai) | Ben voilà 
Attention, c'est un livre que je trouve très beau, il a de la matière, de la belle matière mais il n'est pas très plaisant à lire malheureusement. _________________ It's OK to be a little broken, everybody's broken, in this life Bon Jovi
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|  | | kenavo Zen Littéraire

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 | |  | | Epi Zen littéraire

Messages: 4428 Inscription le: 05/03/2008 Age: 49 Localisation: dans un Beau champ
 | |  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Jeu 21 Aoû 2008 - 20:13 | |
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|  | | sousmarin Zen littéraire

Messages: 3055 Inscription le: 31/01/2007 Age: 45 Localisation: Sarthe
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Jeu 21 Aoû 2008 - 20:35 | |
| Les Prado n’existent pas, ils sont littéralement inhumains…quand on y réfléchit, le genre d’idéal que l’on ne veut surtout pas atteindre et encore moins voir autour de soi ; quoi de plus sûr dans ce cas que de le choisir carrément inatteignable... Prado ne sert pas que d’annonciateur au discours de Mercier, il a également le rôle d‘objet de la quête de Gregorius, le véritable héros du roman je trouve…mais pas très adapté pour énoncer les réflexions philosophiques de l’auteur… qui a donc fait d’une pierre, deux coups en fournissant un professeur à l’élève … mais, dès lors, l’objet de la quête supplante notre héros…changement de rythme et virage du roman. Pour ma part, je préfère le début, lorsque Gregorius vole d’un objet à l’autre comme un jeune chiot qui sort de la protection de sa mère et qui s’aventure à l’extérieur. Il apprend seul dans le brouhaha de la vie et je le trouve beaucoup plus touchant ainsi qu’en élève studieux penché sur les pages de Prado. La piste de la portugaise du début par exemple, qui a un goût de trop peu, aurait pu (du ?) être plus explorée…sans compter les personnages secondaires, trop vite passés ; à peine apparus, ils doivent céder la place à ce  de Prado, un peu pontifiant tout de même l’air de rien  … quoi, qui a dit que c’était moi le pontifiant…  _________________ Le chêne qui plie, Défiant sa nature, Montre sa force.
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|  | | aériale Zen littéraire

Messages: 9898 Inscription le: 01/02/2007 Age: 54 Localisation: Le Sud
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Ven 22 Aoû 2008 - 7:38 | |
| Alors je vous ai lus et je crois que dans l'ensemble on se rejoint! | kenavo a écrit: | | Vous ne connaissez pas une de ces personnes qui sont un peu perdues dans la vie.. qui ont ratés la plupart des opportunités que la vie leurs offrait - ou qui ont tout simplement renoncés de leur propre gré.. mais il faut de tout pour faire un monde.. et il faut aussi avoir des Gregorius |
Bien sûr on en connait, et même le monde en est peuplé! Et je les aime bien en littérature parce qu'on peut effectivement mieux s'y reconnaître que chez ces êtres parfaits que sont les Prado, comme le dit Sousmarin. C'est juste qu'ici il lui manque une âme à ce Grégorius. Ou du moins il la perd en s'en cherchant une... je ne l'ai pas trouvé attachant de ce fait
Je suis tout à fait d'accord avec toi quand tu dis:
| Sousmarin a écrit: | Pour ma part, je préfère le début, lorsque Gregorius vole d’un objet à l’autre comme un jeune chiot qui sort de la protection de sa mère et qui s’aventure à l’extérieur. Il apprend seul dans le brouhaha de la vie et je le trouve beaucoup plus touchant ainsi qu’en élève studieux penché sur les pages de Prado. La piste de la portugaise du début par exemple, qui a un goût de trop peu, aurait pu (du ?) être plus explorée…sans compter les personnages secondaires, trop vite passés ; à peine apparus, ils doivent céder la place à ce Prado ! |
Moi aussi je me souviens avoir accroché d'emblée à ce train avec l'histoire de cette rencontre, j'ai suivi Grégorius intriguée et le coeur palpitant, ne sachant pas où Mercier m'entraînait et puis... le rythme s'est essouflé, le personnage s'est effacé...pour laisser place à un homme sans consistance, à la recherche d'une ombre, et j'ai été déçue!
| Epi a écrit: | | J'ai justement trouvé cette opposition Gregorius/Prado trop facile, finalement ce sont les mêmes sauf que l'un s'est affirmé ou commence à s'affirmer beaucoup plus tard et grâce à l'autre. Trop basique à mon goût. Et contrairement à toi Aériale, Prado ne me plaît pas du tout, du tout |
Ce que j'ai aimé chez Prado c'est son discours, les vérités qu'il énonce -toi aussi j'ai l'impression?- Le personnage en lui-même n'existe pas assez et je le regrette. On a des bribes de son parcours mais il reste flou et ça m'énerve!
Par contre quand tu dis | Epi a écrit: | | Oui, je pense aussi que Gregorius et Prado en fait se ressemblent beaucoup, c'est pourquoi je parlais d'un double que Grégorius finalement recherchait, un double qui ne lui ressemble pas mais qui représente ce à quoi il aspire, peut-être inconsciemment et en lequel il se reconnaît. L'opposition Gregorius/Prado dont je parlais se rapporte plus au schéma ultra basique que l'auteur utilise et que j'ai trouvé trop simpliste et vraiment réducteur. |
Là je te trouve un peu dure Epi L'idée de la quête d'identité, de la recherche de son double, que Grégorius parvient à retrouver chez Prado et qui lui permet de s'accomplir est bien vue au contraire! Ca j'ai aimé. C'est juste qu'on est resté dans les idées et que je n'ai pas pû m'attacher à des êtres de chair et de sang. Il m'a manqué le souffle de la vie.
En résumé" je reprendrai les mots d'Epi | Citation: | Attention, c'est un livre que je trouve très beau, il a de la matière, de la belle matière mais il n'est pas très plaisant à lire malheureusement.
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En fait ce que je n'aime pas chez Mercier c'est son côté professeur. Il nous enseigne la vie et on écoute, sage et discipliné mais d'émotion, de vie point...:silent:
Sousmarin résume assez bien ce que je ressens en fin de coimpte
| Citation: | Prado ne sert pas que d’annonciateur au discours de Mercier, il a également le rôle d‘objet de la quête de Gregorius, le véritable héros du roman je trouve…mais pas très adapté pour énoncer les réflexions philosophiques de l’auteur… qui a donc fait d’une pierre, deux coups en fournissant un professeur à l’élève … mais, dès lors, l’objet de la quête supplante notre héros…changement de rythme et virage du roman
| Virage d'un roman et début d'un essai camouflé ...
C'est là où la rupture se fait et que l'on adhère complètement ou moins.  _________________ Après tout, la meilleure façon de parler de ce quel'on aime est d'en parler légèrement. Albert Camus
Dernière édition par aériale le Ven 22 Aoû 2008 - 8:44, édité 1 fois |
|  | | Marie Zen littéraire

Messages: 6904 Inscription le: 26/02/2007
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Ven 22 Aoû 2008 - 7:56 | |
| Il me faudrait une relecture, mais je n'ai pas trouvé cela simpliste du tout..et je pense que les deux personnages sont indispensables , un simple énoncé des pensées de l'auteur m'aurait semblé assez imbuvable! En fait, Epi, tu n'as jamais rencontré dans tes lectures, des personnages qui t'ont ouvert les yeux sur ce que tu étais, qui t'ont permis de comprendre à l'aide souvent d'une simple phrase, de voir clair tout d'un coup comme Gregorius commence à voir plus clair avec de nouvelles lunettes ( mais quel danger que de voir clair, et que ça prend du temps..)? _________________ J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible. André Comte-Sponville
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|  | | Epi Zen littéraire

Messages: 4428 Inscription le: 05/03/2008 Age: 49 Localisation: dans un Beau champ
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Ven 22 Aoû 2008 - 8:54 | |
| | Marie a écrit: | | En fait, Epi, tu n'as jamais rencontré dans tes lectures, des personnages qui t'ont ouvert les yeux sur ce que tu étais, qui t'ont permis de comprendre à l'aide souvent d'une simple phrase, de voir clair tout d'un coup comme Gregorius commence à voir plus clair avec de nouvelles lunettes ( mais quel danger que de voir clair, et que ça prend du temps..)? | Si Marie, bien sûr que ça m'est arrivé, plein de fois. Mais là, je ne sais pas, je n'ai pas pu m'attacher à Gregorius, ni à Prado. Seules les idées ont retenu mon attention en fait, donc complètement hors du roman.
En tout cas, plus de Pascal Mercier pour moi, pour l'instant, surtout après le commentaire de Coline sur son dernier livre qu'elle a trouvé décevant je crois. Je le garde dans un coin de ma tête tout de même et je crois que je finirai par l'acheter ce train de nuit (pour pouvoir souligner ce qui m'intéresse ) _________________ It's OK to be a little broken, everybody's broken, in this life Bon Jovi
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|  | | swallow Agilité postale

Messages: 677 Inscription le: 06/02/2007
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Ven 22 Aoû 2008 - 10:01 | |
| Epi disait hier: | Citation: | | Je constate tout de même que Prado a la faveur de ces dames mais que Gregorius a malgré tout un défenseur en la personne de Sousmarin |
Et bien, pour ma part, Le personnage auquel j´ai adhéré durant tout le roman c´est GREGORIUS, "les parfaits"genre Prado m´ennuyant à mourir. Gregorius me fait rire ( la 1ere chose qui m´attire chez un homme): l´épisode des nouvelles lunettes, puis le choix du costume avec les vendeuses . Toutes ces femmes ( et son peu d´experience en la matière) qui tournicotent autour de lui pour le conseiller dans ses achats!!! Je riais aux éclats en lisant.
J´ai lu " Train de nuit" avant tout, parce que les Parfums en parlaient. De plus, le titre me plaisait, présentant une coincidence avec ma vie privée. Ensuite, plein d´autres coicidences : l´apprentissage d´une langue moderne à partir de a connaissances de langues mortes, dans le cas de Gregorius, professeur de latin, de grec. Je me suis souvenue que lorsque j´ai débarqué en Espagne ( pour une toquade, genre celle de Gegorius qui part au Portugal, abandonnant tout, lui en plus, si collé à sa petite routine) n´ayant moi-même AUCUNE connaissance de la langue espagnole, je me mise à parler latin. Il fallait bien commencer par quelque chose. Bref, je me suis revue seule dans un pays etranger, accumulant maladresses et impairs, tout comme Gregorius. J´épiais partout comment sa gaucherie n´allait nullement compromettre sa découverte et sa fascination pour le pays, c´etait même quelquefois le moteur qui lui permettait d´oser aller de l´avant. C´est bien Gregorius que j´ai suivi durant tout le roman. Il m´ amuse, et ce n´est pas si facile d´y arriver. _________________ "L´homme, par le fait d´être homme, est déjà par rapport à l´âne ou au crabe un animal malade- car la conscience est une maladie." Miguel de Unamuno.
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|  | | Chatperlipopette Zen littéraire

Messages: 7126 Inscription le: 24/02/2007 Age: 44 Localisation: Bretagne
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Ven 22 Aoû 2008 - 12:15 | |
| Que c'est beau de vous lire au sujet de Train de nuit . Cela me rappelle d'excellents souvenirs de lecture et de belles émotions!!! J'ai mis du temps à le lire et beaucoup de temps à mettre par écrit mes ressentis de lecture...Grégorius? Je l'ai adoré cet homme, ce personnage complètement anachronique parfois et tellement vrai!!! Quant à Prado....le mystère et l'objet d'une quête extraordinaire. Je ne l'ai pas appréhendé comme un personnage parfait. _________________ Hochant la tête/il se lèche/le chat sous la lune (Issa)
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | |  | | sousmarin Zen littéraire

Messages: 3055 Inscription le: 31/01/2007 Age: 45 Localisation: Sarthe
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Ven 22 Aoû 2008 - 12:56 | |
| | Chatperlipopette a écrit: | | Quant à Prado....le mystère et l'objet d'une quête extraordinaire. Je ne l'ai pas appréhendé comme un personnage parfait. | Parfait n’est peut être pas le mot adéquat, disons ailleurs que dans le monde des humains…tout en ressemblant à eux quand même pour rester un minimum crédible…donc un humain mort et exemplaire en toutes circonstances de son vivant…une image qui manque de consistance ou, plus prosaïquement, de chair, de sang, de sueur et de tripes…l’exemplarité à ce niveau là est illusoire, voire dangereuse car, alors, elle cache bien souvent un fanatisme.  _________________ Le chêne qui plie, Défiant sa nature, Montre sa force.
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|  | | la-lune-et-le-miroir Envolée postale

Messages: 224 Inscription le: 24/07/2008 Age: 42 Localisation: Dordogne
 | Sujet: Re: Pascal Mercier Lun 15 Déc 2008 - 15:00 | |
| J'ai lu 'train de nuit pour Lisbonne' ... Très très beau livre. J'ai beaucoup aimé, même si j'y ai trouvé des longueurs (mais je pense que c'est parce que je n'ai pas assez de temps pour lire) _________________ "Le Style et la Structure sont l'essence d'un livre. Les grandes idées ne sont que foutaises". Nabokov
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