Je n'ai pas trouvé de sujet à propos de cet auteur dans l'Index, aussi me suis-je permis d'en créer un ! =)
Daniel Defoe (1660-1731)

Daniel Defoe, de son vrai nom Daniel Foe, était un aventurier, commerçant, agent politique et écrivain anglais, né le 10 octobre 1660 à Stoke Newington (près de Londres), mort le 21 avril 1731 à Ropemaker’s Alley, Moorfields (près de Londres). Il est notamment connu pour être l’auteur de
Robinson Crusoé et de
Moll Flanders.
Avant d'être écrivain, il eut une carrière de journaliste et d'agent politique, s'engageant dans les combats de son temps : il écrivit des pamphlets contre le gouvernement de Jacques II, soutint Guillaume d'Orange, et fut même condamné une journée au pilori par la reine Anne (ce qui lui valut un vers désobligeant et passablement faux de Pope, poète officiel de l'époque : "celui sans oreilles, qui fut au pilori").
Il a attendu d'avoir 60 ans pour écrire son premier roman, après une longue vie pleine d'expérience, d'anecdotes, et de combats divers.
Robinson Crusoé, inspiré de la vie de Alexandre Selkirk, verra le jour en 1719 ;
Moll Flanders et
Le journal de l'année de la peste en 1722.
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Je vous parle de Daniel Defoe parce que je viens justement de terminer Moll Flanders, dont le titre complet est (tenez-vous bien) :
Heurs et malheurs de la célèbre Moll Flanders, qui naquit à Newgate, et, pendant une vie continuellement variée, qui dura soixante ans, en plus de son enfance, fut douze ans une catin, cinq fois une épouse (dont une fois celle de son propre frère), douze ans une voleuse, huit ans déportée pour ses crimes en Virginie, et enfin devint riche, vécut honnête et mourut pénitente. D'après ses propres mémorandums.Un livre que j'ai du mal à cerner, mais que j'ai lu facilement,grâce à sa narration prenante et aux multiples aventures du personnage. Il faut dire que le titre a tout de même quelque chose d'intrigant ...
Ce qui est drôle, c'est de voir ce personnage de femme criminelle, qui tombe dans le vice, qui n'est pas toujours très honnête (vis à vis de son lecteur ou vis à vis d'elle-même), mais qui demeure assez attachant au final. Defoe montre bien, en tout cas, que c'est la pauvreté et la peur de manquer de pain qui pousse la jeune femme à commettre des larcins ou à manipuler son entourage. Ensuite, ce n'est qu'une fois tombée dans le vice, habituée à lui, qu'elle continue ses crimes sans plus être dans la nécessité. Cela me fait un peu penser à ce qu'écrit Thackeray, pas moins de 120 ans plus tard, quand il fait dire à Rebecca dans
La foire aux Vanités : "
je pourrais être une femme vertueuse si j'avais cinq mille livres sterlings de revenu." Autrement, par le style de l'écriture, par la façon dont le roman est conduit,
Moll Flanders m'a fait penser à
Manon Lescaut de l'abbé Prévost, qui date à peu près de la même époque.
Bref, un livre intéressant, qu'il serait peut-être agréable de découvrir.

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"Pas de jugement abrasif, c'est ma cuiller à soupe."