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 Evelyn Waugh

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kenavo
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MessageSujet: Evelyn Waugh   Mer 17 Déc 2008 - 22:54



Evelyn (Arthur St. John) Waugh, né à Londres le 28 octobre 1903, mort dans le Somerset le 10 avril 1966, est un écrivain britannique ; il se caractérise par sa pratique très pure et raffinée de la langue anglaise et par son style impitoyablement sarcastique.

Biographie
Evelyn naît dans le quartier londonien huppé d'Hampstead. Lycéen à la public school de Sherborne School dans le Dorset, il est cependant exclu pendant sa dernière année après la publication en 1917 d'une nouvelle, The Loom of Youth, où il fait état des pratiques homosexuelles des étudiants. Le texte ayant été jugé offensant pour la réputation de l'école, Evelyn est renvoyé.

Il poursuit son éducation au Hertford College (Oxford) comme étudiant en histoire moderne. Mais plus intéressé par sa production littéraire, la vie sociale de l'université et les cercles aristocratiques qu'il fréquente activement, il n'obtient que des résultats modestes et en 1924, met un terme à ses études.

Il devient alors professeur dans une école au Pays de Galles et, en 1925, tente de se suicider en s'éloignant des côtes à la nage ; il est cependant contraint de faire demi-tour par une piqûre de méduse.

Il exerce ensuite divers métiers (apprenti menuisier, journaliste) jusqu'à la publication de Decline and Fall (Grandeur et décadence) en 1928, son premier roman, partiellement autobiographique, empreint d'une rare verve satirique et d'un sens aigu du nonsense. Le succès de ce roman le propulse immédiatement sur le devant de la scène littéraire britannique et le réintroduit auprès des cercles de la haute société londonienne. Il prendra cependant ses distances avec ce milieu qui l'avait oublié après sa disgrâce scolaire, et le dépeindra avec une ironie sauvage dans ses romans suivants.

Devenu agnostique au Lancing College, il se convertit au catholicisme en 1930 ; ses idées religieuses se manifesteront de manière de plus en plus visible au fur et à mesure de sa carrière, jusqu'à constituer le principal élément thématique de ses dernières œuvres, coexistant avec un profond pessimisme. Il passe la décennie 1930-1940 à voyager en Asie et en Amérique latine, et à écrire.

Œuvres
1928 : Decline and Fall (Grandeur et décadence) ;
1930 : Vile Bodies (Ces corps vils) ;
1930 : Labels (Bagages enregistrés), récit de voyage ;
1932 : Black Mischief (Diablerie) ;
1934 : A Handful of Dust (Une poignée de cendre) ;
1938 : Scoop (Scoop) ;
1939 : Work Suspended (La Fin d'une époque), nouvelles ;
1942 : Put out more flags (Hissez les grand pavois) ;
1945 : Brideshead Revisited (Retour à Brideshead) ;
1948 : The Loved One (Le Cher Disparu) ;
1950 : Helena (Helena) ;
1952 : Men at Arms (Hommes en armes), (James Tait Black Memorial Prize) ;
1955 : Officers and Gentlemen (Officiers et gentlemen) ;
1957 : The Ordeal of Gilbert Pinfold (L'Épreuve de Gilbert Pinfold) ;
1961 : Unconditional Surrender (La Capitulation) ;
1962 : Basil Sael rides again (Basil Seal remet ça), nouvelles ;
A Little Order (Un peu d'ordre !), chroniques.


(je n'ai pris que ceux dont on cite une traduction française, il en a écrit d'autres)

Source: Wikipedia

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kenavo
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MessageSujet: Re: Evelyn Waugh   Mer 17 Déc 2008 - 22:55

Je vais aller voir le weekend le film Brideshead Revisited (qui existe déjà en minisérie des années 70 avec Jeremy Irons dans le rôle principale) et je réalise qu’on n’a pas de fil pour l’auteur du roman.. Wink

Je ne me suis pas pressée de lui ouvrir un fil jusqu’à présent parce que sa personnalité est relativement… difficile. En tout cas il s’est montré en faveur de situations, hommes politiques et convictions qui ne me donnent pas trop envie de le trouver fort sympathique. Mais parfois il y a des exceptions – et Evelyn Waugh est pour moi une de ses exceptions que je peux accepter à cause de son écriture et ses romans qui arrivent à pondérer tout cela.




Trailer (en anglais)

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kenavo
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MessageSujet: Re: Evelyn Waugh   Mer 17 Déc 2008 - 22:55


Retour à Brideshead

Citation:
Présentation de l'éditeur
Invité à Brideshead, la magnifique demeure familiale de son ami Sebastian, le jeune Charles Ryder, étudiant à Oxford, découvre les mœurs et l'art de vivre de l'aristocratie anglaise. C'est au travers de cette grande fresque, se déroulant durant les " années folles " et enluminée de personnages plus excentriques les uns que les autres, que le grand Evelyn Waugh s'est juré de " suivre les cheminements de la volonté divine au sein d'un monde païen ". Humour, cynisme et gravité mêlés font de ce roman un des plus purs chefs-d'œuvre de la littérature anglaise du XXe siècle.


Un des rare roman que j’ai lu après que j’avais vu le film (en occurrence ici la minisérie).
On suit Charles Ryder des années vingt jusqu’à la 2e Guerre Mondiale – et avec lui le déclin de la ‘bonne’ société anglaise dans la personne de son ami Sebastian.
Des images, mais surtout un roman qui m’est resté en bonne mémoire et qui était une des premières connaissances dans ma vie lectrice avec la littérature anglaise.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Evelyn Waugh   Mer 17 Déc 2008 - 22:56


Une poignée de cendre

Citation:
Présentation de l'éditeur
Une sereine et digne lady saisie par la débauche ; son mari, un aristocrate bon ton, perdu dans la jungle amazonienne et condamné à lire à haute voix les œuvres complètes de Dickens pour ne pas mourir de faim : jamais l'humour d'Evelyn Waugh ne s'est déchaîné avec autant de férocité que dans ce roman qui raconte les avatars tragi-comiques d'un mariage trop conservateur. Pour Edmund Wilson, comme pour nombre d'admirateurs de Waugh, ce roman est son chef-d'œuvre. C'est en tout cas un roman d'irrévérence et d'iconoclastie comme on n'en rencontre pas deux par siècle


Il exploite dans ce roman son premier mariage malheureux. Et vu la cruauté du sort de son héros principal dans ce livre, on ne veut pas s'imaginer le mariage Wink
(de toute façon, comment pouvait il marier une femme du même nom que lui-même, Evelyn Cool )


De ce roman il existe aussi un film très bon avec une distribution prestigieuse: Kirstin Scott Thomas, James Wilby et Ruppert Graves


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MessageSujet: Re: Evelyn Waugh   Mer 17 Déc 2008 - 22:57


Ces corps vils

Citation:
Présentation de l'éditeur
" Soirées masquées, soirées sauvages, soirées victoriennes, soirées grecques, soirées cow-boys, soirées russes, soirées où il fallait se déguiser en quelqu'un d'autre, réceptions presque nudistes dans les quartiers de Saint-John Wood, réceptions dans des appartements, dans des studios, dans des maisons, dans des hôtels, des bateaux et des boîtes de nuit, dans des moulins à vent et dans des piscines; ternes bals de Londres, bals comiques d'Ecosse, bals ignobles de Paris, toute cette succession et cette répétition d'humanité agglomérée... Ces corps vils... " Evelyn Waugh. " Très grand, très noir et très drôle roman, dont l'action se situe quelque part du côté de la fin des années 30 dans les milieux de la jeunesse dorée anglaise, entre restaurants rupins, boîtes de nuit et guerre à l'horizon. A lire absolument. "

Un roman drôle et intelligent. Avec une multitude de personnages dont on a après lecture l'impression qu'ils vont faire partie du propre cercle de connaissance.
Un de mes préférés de lui.


Et encore und fois un roman qui a été la base d'un film - mais même avec le réalisateur Stephen Fry - un échec..
En tout cas pour moi qui adore le roman - une déception
J'avais l'impression que les personnes n'ayant pas lu le roman n'avaient aucune chance de comprendre un instant du film Crying or Very sad


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MessageSujet: Re: Evelyn Waugh   Mer 17 Déc 2008 - 22:57



Le Cher disparu

Citation:
Présentation de l'éditeur
Avec Le cher disparu, cette irrésistible satire des rites funéraires américains, Evelyn Waugh s'inscrit dans la lignée d'écrivains anglais qui, depuis Swift, ont su cacher sous la joie du rire un pessimisme manichéen. Humoriste redouté, Waugh est aussi considéré, pour la pureté et le classicisme de sa langue, comme l'un des maîtres de la littérature anglaise contemporaine


Du noir.. du plus que noir.. et pour tous les amateurs de la série Six Feet Under - un must... et la preuve qu'avant cette série il y a déjà eu quelqu'un qui savait se "moquer" d'un sujet si sérieux qu'est la mort Wink

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MessageSujet: Re: Evelyn Waugh   Mer 17 Déc 2008 - 22:57

Bon vous voyez.. j’aime.. et j’en ai encore lu d’autres de lui.. mais je vais m’arrêter là.. déjà en ne citant que ces quelques titres, j’ai envie de les reprendre et les relire..
J’espère vous avoir donné aussi un peu l’envie de découvrir Very Happy

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Nezumi
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MessageSujet: Re: Evelyn Waugh   Jeu 18 Déc 2008 - 0:12

Oulà, ça remonte à loin Evelyn Waugh (épreuve de version du CAPES sourire ).
C'est un auteur anglais important, merci pour ce fil, Kena! bonjour

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kenavo
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MessageSujet: Re: Evelyn Waugh   Jeu 18 Déc 2008 - 0:15

Nezumi a écrit:
Oulà, ça remonte à loin Evelyn Waugh (épreuve de version du CAPES sourire ).
Very Happy on se retrouve régulièrement dans des situations pour nous rendre compte de notre âge intense reflexion

Nezumi a écrit:
C'est un auteur anglais important, merci pour ce fil, Kena! bonjour
oui.. je pense quand même qu'il manquait par ici Wink

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Queenie
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MessageSujet: Re: Evelyn Waugh   Jeu 18 Déc 2008 - 0:55

kenavo a écrit:
tente de se suicider en s'éloignant des côtes à la nage ; il est cependant contraint de faire demi-tour par une piqûre de méduse.


Non mais c'est carrément terrible ça!! Choupinet qui veut mourir mais qui rentre vite à la maison parce qu'une méduse lui a picoté la jambe. J'adore!


Citation:
Le Cher disparu


Du noir.. du plus que noir.. et pour tous les amateurs de la série Six Feet Under - un must... et la preuve qu'avant cette série il y a déjà eu quelqu'un qui savait se "moquer" d'un sujet si sérieux qu'est la mort


Moi qui vient de me mater un épisode de 6 feet Under, ça me dit bien ça.

En tout cas, il a l'air drôle le gars.

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Shielded from unexpected fury
Frightened survivor in my world too shy to see
Softly I spoke, softly I'm dying
Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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