sentinelle Zen littéraire

Age : 38 Inscrit le : 20 Juil 2007 Messages : 4446 Localisation : Belgique
 | Sujet: Théodore Monod Lun 21 Juil 2008 - 17:36 | |
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Théodore Monod est le troisième fils de Wilfred Monod, pasteur et théologien protestant dont l'influence spirituelle a beaucoup joué sur son fils.
Il entre au Muséum d'histoire naturelle dès 1922 puis y soutient sa thèse en 1926. Il découvre le continent africain grâce à deux missions de recherche, puis parcourt le Sahara occidental pendant plus d'un an : le zoologiste devient géologue, botaniste, archéologue, préhistorien...
En 1930, son service militaire le mène au Sahara algérien : ses recherches sont définitivement orientées vers une région du monde dont il est devenu un éminent spécialiste. Désormais, les voyages se succèdent.
En 1938, Monod est affecté à Dakar pour créer un institut de recherche. Sous son impulsion, l'Institut français d'Afrique noire devient un très grand centre scientifique. De 1953 à 1964, il parcourt 5200 km à pied et à dos de chameau à travers le Sahara occidental.
Il poursuit aussi ses recherches sur la faune marine : il est nommé directeur du laboratoire des pêches d'outre-mer au Muséum en 1942 puis élu à l'Académie des sciences en 1963. Considéré par ses pairs comme un des meilleurs spécialistes de poissons et de crustacés, Monod était aussi un écologiste chrétien antimilitariste et engagé. Il s'éteint à 98 ans.
Bibliographie
* La Mort de la « Baleine rouge », Nouvelle historique (88 pages), 1929, éditée par Desclée de Brouwer en 2004. * Méharées, exploration au vrai Sahara, Je sers, Paris 1937, rééd. Actes Sud, 1989. * Livre des prières (tiers-ordre des veilleurs), Labor et Fides, Genève 1937. * L’Hippopotame et le Philosophe, 1942, rééd. 1946 non censurée, rééd. Actes Sud, 1993 (texte de 1946). * Bathyfolages, plongées profondes, Julliard, 1954, rééd. Actes Sud, 1991. * Les Déserts, Horizons de France, Paris 1973. * L’Émeraude des Garamantes, souvenirs d’un saharien, L’Harmattan, Paris 1984, rééd. Actes Sud, 2001. * Et si l’aventure humaine devait échouer, 1991, rééd. Grasset 2000. * Le Fer de Dieu. Histoire de la météorite de Chinguetti. avec Brigitte Zanda, Actes Sud, 1992. * Ballade de mes heures africaines, Babel, Mazamet 1993. * Désert libyque, Arthaud, 1994. * Maxence au désert, Actes Sud, Arles, 1995. * Majâbat Al-Koubrâ, Actes Sud, 1996. * Le Chercheur d’absolu, Le Cherche Midi, 1997. * Terre et Ciel, Babel, Entretiens avec Sylvain Estibal, Actes Sud, 1997. * Les Carnets de Théodore Monod,rassemblés par Cyrille Monod, Le Pré aux Clercs, 1997. * Paix à la petite souris, Desclée de Brouwer, 2001. * Tais-toi et marche…, Journal d’exploration El Ghallaouya-Aratane-Chinguetti, Actes Sud, 2002. * Dictionnaire humaniste et pacifiste, Essai, Le Cherche Midi, 2004. |
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sentinelle Zen littéraire

Age : 38 Inscrit le : 20 Juil 2007 Messages : 4446 Localisation : Belgique
 | Sujet: La mort de la Baleine rouge Lun 21 Juil 2008 - 17:38 | |
| La mort de la Baleine rouge

Dans les nuits de l'Avent de l'an 810, deux formidables drakkars surgissent de la brume pour aborder, envahir, saccager et mettre à sac les côtes Normandes. Parmi les pillards, Harald aux dents bleues, à la tête de ses guerriers, son fils Hjalmal et son lieutenant Smirle, le renard des neiges. Ces vikings, à la réputation effrayante, avant tout connus pour leurs attaques surprises et leurs natures violentes, s'apprêtent à dévaster un paisible village des bords de Seine.
A la stupéfaction des habitants du village de Grand-Couronne, les vikings ne se précipitent pas pour commettre leur horribles desseins mais construisent un tertre et sortent de l'eau un bateau à la voilure couleur rouge sang, la « Baleine rouge ». Suite à la mort inopinée de leur roi Harald aux dents bleues, la coutume de ces fiers guerriers scandinaves veut qu'à sa mort, le corps du roi accompagné de ses armements et de ses chevaux soient brûlés dans son drakkar. Bouter le feu à la « Baleine rouge » permet à l'âme du défunt guerrier de rejoindre le Walhalla mais octroie également quelques jours de répits aux villageois, allés se réfugier à l'église du village en priant avec ferveur en cette période de noël leur Dieu tout puissant.
Le fils Hjalmal devenu roi à la mort de son père Harald aux dents bleues devra prendre la tête de ses hommes pour organiser le pillage qui aura lieu après avoir respecter le rituel qui accompagne les cérémonies funéraires de son défunt père. Mais il est las de cette vie de ripaille, las de cette sauvagerie, las de cette vie faite de violences sans fin. Il décide de s'enfoncer seul dans la forêt...
Célèbre naturaliste, explorateur, chercheur et professeur au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, Théodore Monod écrivit en 1929 - il a 27 ans à l'époque - cette longue nouvelle sous forme de conte de noël. Petit bijou longtemps resté inédit, cette première rencontre avec l'auteur fut une vraie réussite ! |
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bix229 Sage de la littérature

Inscrit le : 24 Nov 2007 Messages : 1627 Localisation : Lauragais (France)
 | Sujet: Théodore Monod Lun 21 Juil 2008 - 17:51 | |
| J'aimais beaucoup Théodore Monod, marcheur infatigable, poète du désert et anti nucléaire convaincu...
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Cachemire Agilité postale

Age : 42 Inscrit le : 12 Fév 2008 Messages : 606 Localisation : Francfort
 | Sujet: Re: Théodore Monod Lun 21 Juil 2008 - 18:23 | |
| | bix229 a écrit: | J'aimais beaucoup Théodore Monod, marcheur infatigable, poète du désert et anti nucléaire convaincu...
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Moi aussi je l'aime beaucoup. Je n'ai eu le temps que de lire Méharées jusqu'à présent - j'ai beaucoup aimé -, mais j'ai une anthologie de ses livres qui traîne dans ma PAL depuis longtemps... _________________ La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. Fernando Pessoa |
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kenavo Zen littéraire

Age : 42 Inscrit le : 08 Nov 2007 Messages : 8486 Localisation : Luxembourg
 | Sujet: Re: Théodore Monod Lun 21 Juil 2008 - 18:27 | |
| Majâbat al-Koubrâ se trouve dans ma PAL - parce que j'adore les déserts Mais le livre que Sentinelle nous a présenté me tente aussi...  _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin |
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