
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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Malorie Main aguerrie

Messages: 522 Inscription le: 08/09/2007 Age: 25 Localisation: Marseille
 | Sujet: Patrick Modiano Mer 19 Sep 2007 - 10:31 | |
|  Patrick Modiano est né le 30 juillet 1945 à Paris d'un père juif originaire d'Alexandrie et d'une mère belge débarquée à Paris en 1942 pour tenter sa chance comme comédienne. Deux parents qui se sont rencontrés dans le Paris occupé et ont vécu dans une semi-clandestinité. Le jeune Patrick vivra toute son enfance dans une atmosphère où flottera toujours comme une "odeur vénéneuse de l'Occupation", liée à certaines relations troubles de son père et aux récits entendus. Ballotté de collège en pension, entre un père absent et une mère en tournée, très tôt livré à lui-même, Patrick Modiano gardera de son enfance aventureuse une nostalgie première, que reflètent presque tous ses romans, et brutalement interrompue par la mort tragique en 1957 de son frère cadet, Rudy, à qui il dédiera tous ses premiers livres. Antoine de Gaudemar et Paule Zajdermann, Un siècle d'écrivain. (...) Etudes à I'école du Montcel à Jouy-en-Josas (Seine- et-Oise),au collège Saint-Joseph de Thônes (Haute-Savoie) au lycée Henri-lV (Paris) ; titulaire du baccalauréat, il n'entreprend pas d'études supérieures ; à partir de 1967 il n'exerce d'autre activité professionnelle que celle de romancier. Rue des Boutiques Obscures : 1965, l'agence de détective privé Parisienne de Monsieur Hutte ferme. Hutte part en retraite et se retire à Nice, sa ville d'enfance. Guy Roland qui travaillait avec monsieur Hutte depuis dix ans. Ils s'étaient rencontrés lorsque Guy était devenu amnésique. Monsieur Hutte lui avait obtenue des papiers et une nouvelle identité. Guy décide de partir à sa recherche, partir pour un long voyage (même s'il ne quitte pas la France) pour se retrouver, savoir qui il était. Au cours de sa recherche, il recueille des bribes de la vie de cet homme qui était peut-être lui et à qui, de toute façon, il finit par s'identifier. Comme dans un dernier tour de manège, passent les témoins de la jeunesse de ce Pedro McEvoy, les seuls qui pourraient le reconnaître : Denise Coudreuse, Freddie Howard, Gay Orlow, Dédé Wildmer, Rubirosa et bien d'autres encore, au noms et aux passeports compliqués, qui font que ce livre pourrait être l'intrusion des âmes errantes dans le roman policier. Ce roman est une véritable quête de soi, des son passé afin de mieux construire son avenir. Patrick Modiano à une écriture simple mais riche en rebondissement et en émotion. Ainsi, le lecteur que je fus, c'est retrouvé à rechercher le passé de ce Guy comme si je vivais les moments avec lui... Un roman court mais plein de sensations fortes. Un bon moment pour ce poser soi-même les questions sur notre passé... |
|  | | coline Parfum livresque

Messages: 20849 Inscription le: 01/02/2007 Localisation: Nord Auvergne
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Mer 19 Sep 2007 - 12:04 | |
| Je recopie ici ce que j'ai posté sur un autre fil: Modiano est si discret qu'on l'oublie... Il parle peu dans les médias, et même lorsqu’il parle, on l’entend à peine… L’ambiance de ses livres est très nostalgique, très marquée par la période de l’Occupation (mais pas seulement) J’ai lu et apprécié : Lacombe Lucien, Villa triste, Rue des boutiques obscures, Remise de peine, Dora Bruder, Accident nocturne…(C'est trop loin pour en faire des commentaires sérieusement, il faudrait que je les relise.) "Vous savez, j’ai toujours eu le sentiment que ma nature profonde était la faculté au bonheur, mais qu’elle avait été détournée tout au long de ma vie par des circonstances extérieures. C’est le hasard qui m’a fait naître en 1945, qui m’a donné des origines troubles et qui m’a privé d’un entourage familial. Je ne peux pas me sentir responsable des idées noires, de l’angoisse, d’une certaine forme de morbidité qui m’ont été imposées. Je n’ai jamais choisi le matériau de mes livres. J’ai dû écrire non pas avec ce que je suis, c’est-à-dire quelqu’un de banal et heureux, mais avec ce que le destin a fait de moi. Comme je le dis à un moment dans ce livre, «à la profondeur du tourment, je préfère la légèreté du bonheur». Mais je me console en me disant que tout est programmé et que si ça n’avait pas été moi, un autre aurait eu l’impression d’être un clandestin. Moi, si j’étais né à la campagne, j’aurais été un écrivain paysagiste. Cela m’aurait suffi." P. Modiano En octobre, sort le prochain livre de Patrick Modiano : Dans le café de la jeunesse perdue. Peut-être une occasion de le (re)découvrir _________________ "Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie." (Jean Louis Barrault)
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|  | | sentinelle Zen littéraire

Messages: 5701 Inscription le: 20/07/2007 Age: 39 Localisation: Belgique
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Dim 30 Sep 2007 - 19:02 | |
| Le magazine Lire du mois d'octobre nous permet de découvrir les premières pages de son dernier roman : Dans le café de la jeunesse perdue. Ainsi qu'une critique du roman par l'auteur Douglas Kennedy. J'ai lu les premières pages et j'ai bien aimé. Je crois donc que je vais me laisser tenter par son petit dernier comme première lecture de Patrick Modiano. Extrait :| Citation: | | J'ai toujours cru que certains endroits sont des aimants et que vous êtes attiré vers eux si vous marchez dans leurs parages. Et cela de manière imperceptible, sans même vous en douter. Il suffit d'une rue en pente, d'un trottoir ensoleillé ou bien d'un trottoir à l'ombre. Ou bien d'une averse. Et cela vous amène là, au point précis où vous deviez échouer. Il me semble que Le Condé, par son emplacement, avait ce pouvoir magnétique et que si l'on faisait un calcul de probabilités le résultat l'aurait confirmé: dans un périmètre assez étendu, il était inévitable de dériver vers lui. J'en sais quelque chose. |
Liens sur le site Lire :
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|  | | Babelle Zen littéraire

Messages: 3727 Inscription le: 14/02/2007 Localisation: FSB
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Dim 30 Sep 2007 - 20:16 | |
| Merci pour les liens! | Citation: | | "...sa langue est épurée, sans fioriture, et c'est avec cette économie de moyens qu'il recrée le Paris des années 1960. Il a un don particulier pour les détails révélateurs qui nous ramènent à un monde où un numéro de téléphone s'énonce «Auteuil 15-28», où il existe une boulangerie ouverte toute la nuit «au début de la rue de Douai» et où, près de la place Blanche, un petit cinéma toujours désert - sauf le samedi - propose des films qui «se passaient dans des pays lointains, comme le Mexique et l'Arizona". Douglas Kennedy |
Encore un Modiano très Modiano.
| Citation: | | "Elle accrochait mieux que les autres la lumière, comme on dit au cinéma. De tous, c'est elle que l'on remarque d'abord. En bas de page, dans les légendes, elle est mentionnée sous le prénom de «Louki»." |
Une musique à part sur l'écran du roman français. Je poserais le décor Modiano ainsi : Une disparition -féminine, souvent. Un témoin qui part à sa recherche -narrateur -souvent. Ce témoin ne l'a pas vraiment connue mais il l'a vue passer, et tire pour lui-même sur le fil du profil perdu dont chaque détail ramènera à une réalité probable mais fuyante. Car Modiano semble bien avoir perdu quelque chose. Je me demande toujours si ces disparues que traque le narrateur ont réellement existé. Souvent, sur le trottoir d'en face, à l'angle d'une rue, dans les squares où s'acheminent les ombres du matin jusqu'au soir, il se retourne sur une silhouette qu'il croit reconnaître. Mais ça n'a peut-être pas d'importance. La disparue de Modiano quitte un hôtel parisien entre 40 et 45, une villa de bord de mer à l'après-guerre, le Condé des années soixante, et plus rien. Ou presque. Car pour notre plus grand plaisir les éléments qui rythment la recherche font la démonstration de l'existence du sujet : photographie, article de journal, annonce, le témoignage du concierge, une carte postale, un timbre sur l'enveloppe. De petits éléments qui donnent consistance au fantasme dans l'attente du retour de quelqu'un. Pedigree, autobiographie plutôt qu'autofiction, m'a finalement confirmée dans mon sentiment envers l'auteur qu'on découvrit chez Pivot dans les années 74 avec Livret de famille. En aura-t-il jamais fini d'attendre quelqu'un qui n'est jamais rentré? |
|  | | sentinelle Zen littéraire

Messages: 5701 Inscription le: 20/07/2007 Age: 39 Localisation: Belgique
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Mer 10 Oct 2007 - 16:45 | |
| J'ai visionné son interview dans l'émission "Esprits libres". Il me touche ce Monsieur, avec sa façon de bafouiller et de ne pas trouver le "juste" mot. Et sa promo fonctionne à merveille avec moi : je suis allée chercher son petit dernier ce midi L'émission est iciEt la chanson de Vincent Delerm en hommage à Modiano est là. Très ému Vincent... et ça s'entend... et c'est beau :heart: |
|  | | Bédoulène Zen littéraire

Messages: 3426 Inscription le: 06/07/2007 Age: 64 Localisation: Provence
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Mer 10 Oct 2007 - 17:00 | |
| Contrairement à Sentinelle sa façon de s'exprimer ne m'y incitait pas. Toutefois comme il ne faut pas se fier aux apparences et vu vos commentaires je prendrai certainement un livre de Modiano la prochaine fois à la bibliothèque. Il me semble qu'il y avait aussi Pascal Quignard mais j'été trop fatiguée pour attendre, dommage. bisous bisous |
|  | | sentinelle Zen littéraire

Messages: 5701 Inscription le: 20/07/2007 Age: 39 Localisation: Belgique
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Mer 10 Oct 2007 - 18:51 | |
| Ah mais je mets ma main au feu qu'il écrit aussi bien qu'il parle aussi mal C'est sa sensibilité, sa timidité qui m'ont touchée, avec le cafouillage qui va avec  |
|  | | sentinelle Zen littéraire

Messages: 5701 Inscription le: 20/07/2007 Age: 39 Localisation: Belgique
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Mer 10 Oct 2007 - 19:21 | |
| Extrait d'un article de Delphine Peras pour l'Express Livres | Citation: | Vraiment très grand - entre 1,95 et 1,98 mètre selon les sources, on n'osera pas lui demander - Patrick Modiano est aussi un grand timide. Ses pantalons un peu courts, sa façon mécanique de se mouvoir, comme pour s'excuser d'occuper l'espace: on dirait un cousin éloigné du M. Hulot de Jacques Tati. Derrière une inquiétude contenue, l'écrivain a l'air, lui aussi, d'être parfois absent au monde. Ce qui ne l'empêche pas de se montrer très attentif. On sent vite que cette gloire des lettres françaises préfère s'intéresser aux autres plutôt que de parler de lui. Fidèle à sa réputation, il peine toujours à finir ses phrases, les ponctuant régulièrement de longs soupirs, après avoir lâché «comment dire..., c'est difficile à expliquer..., c'est très compliqué...». Mais il suffit d'aborder un autre sujet que «sa vie son oeuvre» pour que ces hésitations s'évanouissent.
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|  | | coline Parfum livresque

Messages: 20849 Inscription le: 01/02/2007 Localisation: Nord Auvergne
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Jeu 11 Oct 2007 - 17:26 | |
| | sentinelle a écrit: | J'ai visionné son interview dans l'émission "Esprits libres". Il me touche ce Monsieur, avec sa façon de bafouiller et de ne pas trouver le "juste" mot.
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Moi aussi il me fait craquer... :) _________________ "Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie." (Jean Louis Barrault)
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|  | | Babelle Zen littéraire

Messages: 3727 Inscription le: 14/02/2007 Localisation: FSB
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Dim 21 Oct 2007 - 16:43 | |
| Je remets le lien pour ceux et celles (comme moi) qui n'ont pas pu voir en direct. Il s'agit d'un très bel hommage. Avec le recul, je trouve que Monsieur Modiano bafouille bien moins qu'il ne le faisait plus jeune sur les plateaux... Moi aussi je trouvais à cela beaucoup de charme... Au fur et à mesure que l'émission nous permet de nous rapprocher de l'auteur, on perçoit chez ce dernier un profil bien délimité, entier, solide, pas si "confus" que ça. De très belles pensées : la statue à recomposer... avez-vous noté la phrase exacte? L'écriture-Modiano, au fond, plus qu'une obsession ou une recherche, c'est ce qu'il fait de sa mémoire, ce qu'il fait avec ses souvenirs, ce qu'il tricote, et pas seulement le souvenir ou les dates elles-mêmes... |
|  | | aériale Zen littéraire

Messages: 9898 Inscription le: 01/02/2007 Age: 54 Localisation: Le Sud
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Dim 21 Oct 2007 - 18:10 | |
| Bien d'accord avec vous les filles, il est craquant ce Modiano Merci pour ce lien , très intéressant, Babelle, et qui donne vraiment envie de le connaître davantage. Je n'ai de lui que Une Jeunesse commencé il y a longtemps et jamais terminé, à l'époque où je ne finissais pas toujours mes romans... Mais cette vidéo et le fait que vous êtes toutes très convaincantes me fait revenir sur cette possible erreur. Merci en tout cas  _________________ Après tout, la meilleure façon de parler de ce quel'on aime est d'en parler légèrement. Albert Camus
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|  | | sentinelle Zen littéraire

Messages: 5701 Inscription le: 20/07/2007 Age: 39 Localisation: Belgique
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Dim 21 Oct 2007 - 18:43 | |
| J'ai enfin lu mon premier roman de Modiano, qui se trouve également être le plus récent : Dans le café de la jeunesse perdue. J'ai l'impression, à vous lire, que nous retrouvons tous les thèmes qui lui sont chers : la nostalgie, l'absence, le refus de l'absence, le besoin de comprendre, la beauté des choses perdues, le souvenir... Il marque l'emprunte de ses personnages au travers une multitude de noms de rues, procédé qui peut lasser mais qui souligne le besoin d'appuyer chaque souvenir sur des repères tangibles. L'emploi des noms de rues me faisait penser aux cailloux que le petit poucet de Charles Perrault laissait tomber le long de sa route pour retrouver plus aisément son chemin et remonter à la source… Dans le café de la jeunesse perdue m'a aussi laissée dubitative : ai-je aimé ? Je ne sais pas, je reste perplexe. J'ai surtout eu l'impression d'avoir levé un coin du voile sur l'univers d'un auteur. J'ai comme un goût de trop peu. Ce roman m'a donc donné l'envie d'aller un peu plus loin. Je pense que mon prochain Modiano sera Pedigree. Le roman Dans le café de la jeunesse perdue est proposée au cerclage de Parfum de Livres  |
|  | | sentinelle Zen littéraire

Messages: 5701 Inscription le: 20/07/2007 Age: 39 Localisation: Belgique
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Dim 21 Oct 2007 - 18:47 | |
| Extrait : | Citation: | | J'ai toujours cru que certains endroits sont des aimants et que vous êtes attiré vers eux si vous marchez dans leurs parages. Et cela de manière imperceptible, sans même vous en douter. Il suffit d'une rue en pente, d'un trottoir ensoleillé ou bien d'un trottoir à l'ombre. Ou bien d'une averse. Et cela vous amène là, au point précis où vous deviez échouer. Il me semble que Le Condé, par son emplacement, avait ce pouvoir magnétique et que si l'on faisait un calcul de probabilités le résultat l'aurait confirmé: dans un périmètre assez étendu, il était inévitable de dériver vers lui. J'en sais quelque chose. |
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|  | | Babelle Zen littéraire

Messages: 3727 Inscription le: 14/02/2007 Localisation: FSB
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Dim 21 Oct 2007 - 19:10 | |
| | sentinelle a écrit: | | Il marque l'emprunte de ses personnages au travers une multitude de noms de rues, procédé qui peut lasser mais qui souligne le besoin d'appuyer chaque souvenir sur des repères tangibles. L'emploi des noms de rues me faisait penser aux cailloux que le petit poucet de Charles Perrault laissait tomber le long de sa route pour retrouver plus aisément son chemin et remonter à la source… | Les rues qu'il arpentait enfant, adolescent, les mêmes rues que ses jeunes parents devaient emprunter durant l'occupation. Il a même acquis des bottins anciens (téléphoniques) des années de l'après-guerre (Odéon 52 80)... Son intérieur est composé de ces "petits papiers" comme autant de témoins du passé. Je me suis surprise à le voir déambuler dans Paris comme un Perec revenant dans la rue de son lieu de naissance. |
|  | | coline Parfum livresque

Messages: 20849 Inscription le: 01/02/2007 Localisation: Nord Auvergne
 | Sujet: Re: Patrick Modiano Dim 21 Oct 2007 - 19:40 | |
| | sentinelle a écrit: | …
Dans le café de la jeunesse perdue m'a aussi laissée dubitative : ai-je aimé ? Je ne sais pas, je reste perplexe. J'ai surtout eu l'impression d'avoir levé un coin du voile sur l'univers d'un auteur. J'ai comme un goût de trop peu. Ce roman m'a donc donné l'envie d'aller un peu plus loin. |
Suite à l'émission, je l'ai commandé cet après-midi...
Cet homme délicat me touche. Sa discrétion aussi.
L'émission a permis de comprendre un peu comment il écrit. En s'imprégnant d'abord des lieux avec une infinie précision, il dit que cela libère ensuite son imagination. J'ai aimé lorsqu'il a dit que, possédant bien les lieux, le cadre, les personnages tout à coup venaient s'y épanouir "comme des fleurs".
Son bureau, comme un "bazar d'archiviste" ou de "receleur" était très étonnant. Les objets qu'il collectionne lui donnent des matériaux précis au service de son imagination: bottins, photos, vieux téléphones ou machines à écrire, revues, journaux...
La vraie surprise était pour moi d'apprendre qu'il avait écrit pour Françoise Hardy la chanson enjouée "Etonnez-moi Benoît!"
Et ce mot qui revient, dit-il, très souvent dans sa bouche: "bizarre"... _________________ "Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie." (Jean Louis Barrault)
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