
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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| | | Andrea Camilleri [Italie] | |
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| Auteur | Message |
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Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1772 Inscription le: 22/07/2008 Age: 60 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Jeu 20 Nov 2008 - 21:04 | |
| Chrisdusud | Citation: | | un peu à la manière d'Ettore Scola ou Fellini. |
Pas tout à fait d'accord Fellini et Scola sont quand même très romains.Mais la Sicile a aussi ses très grands auteurs,Pirandello bien sûr mais aussi Vittorini et Sciascia,une littérature différente de celle de Camilleri mais qui la complète. _________________ Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
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|  | | Nezumi Zen littéraire

Messages: 7932 Inscription le: 07/02/2007 Age: 39
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Jeu 20 Nov 2008 - 21:18 | |
| Oui Camilleri c'est un Sciascia humoristique et truculent. _________________ Car ce sont bien de menus accidents qui nous font chérir un livre plutôt qu'un autre. (Roger Caillois)
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|  | | chrisdusud Sage de la littérature

Messages: 1132 Inscription le: 20/04/2008 Age: 41 Localisation: Corse
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Jeu 20 Nov 2008 - 21:19 | |
| | Bellonzo a écrit: | Chrisdusud
| Citation: | | un peu à la manière d'Ettore Scola ou Fellini. |
Pas tout à fait d'accord Fellini et Scola sont quand même très romains.Mais la Sicile a aussi ses très grands auteurs,Pirandello bien sûr mais aussi Vittorini et Sciascia,une littérature différente de celle de Camilleri mais qui la complète. |
En évoquant Ettore Scola ou Fellini j'avais en tête certains de leurs personnages. Je pensais à cette rudesse dans les traits, la cupidité, la bêtise, la naïveté... des sales gueules en somme! |
|  | | tom léo Main aguerrie

Messages: 549 Inscription le: 06/08/2008 Age: 46 Localisation: Bourgogne
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Jeu 20 Nov 2008 - 22:32 | |
| J'ai lu et aimé " La forme de l'eau". C'est rare que je m'aventure avec des polars etc., mais là j'ai accroché. Je copie: Quatrième de couverture Vigàta, Sicile orientale. Au Bercail, lieu agreste fréquenté par les prostituées, les travestis et les dealers, on retrouve le corps de l'ingénieur Luparello, parrain politique de la région. A sa manière, nonchalante et peu orthodoxe, le commissaire Montalbano mène l'enquête, en ces zones grises où la Loi et son contraire tissent des liens... Une première plongée dans les secrets d'une Sicile d'aujourd'hui, mélancolique, désopilante et tragique. Comme d'autres, je souligne l'implantation de l'histoire dans la Sicile... |
|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Ven 21 Nov 2008 - 7:02 | |
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|  | | Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Ven 21 Nov 2008 - 10:19 | |
| J'ai ajouté la concession du téléphone et la saison de la chasse dans ma LAL, ça fait tellement du bien des fois les romans qui font rire. _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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|  | | Nezumi Zen littéraire

Messages: 7932 Inscription le: 07/02/2007 Age: 39
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Ven 21 Nov 2008 - 10:29 | |
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Ven 21 Nov 2008 - 11:02 | |
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|  | | Nezumi Zen littéraire

Messages: 7932 Inscription le: 07/02/2007 Age: 39
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Ven 21 Nov 2008 - 11:18 | |
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Jeu 1 Jan 2009 - 12:59 | |
| Les enquêtes du commissaire Collura| Citation: | Présentation de l'éditeur Lorsque, à la suite d'une blessure, le commissaire Cecè Collura se trouve en congé forcé, il accepte, en guise de convalescence, un poste de commissaire de bord sur un navire de croisière. Mais veiller au bien-être des passagers devient vite secondaire pour ce digne collègue de Montalbano qui n'a pas laissé son flair au vestiaire. Dans le huis clos de la croisière, petits et grands mystères vont s'enchaîner. Étrange disparition d'un bébé, manœuvres d'héritier sans scrupules, incartades conjugales, perte de bijoux, identités camouflées, Cecè démêle le jeu des apparences et de la réalité. Du moins, autant que faire se peut...
Publiées au cours de l'été 1998 dans le quotidien La Stampa, ces huit nouvelles sont autant de clins d'œil à Agatha Christie où l'on retrouve le ton humoristique et enlevé propre à l'écrivain sicilien. |
Pas de règle sans exception. Hier encore je disais que je ne lis pas de polar – mais quand il s’agit d’Andrea Camilleri, je veux bien faire une exception. Bien qu’on ne peut pas appeler ces nouvelles du ‘polar’. J’aime bien les histoires dans les endroits clos – étant adolescente c’étaient aussi ces romans là que j’adorais le plus d’Agatha Christie. Mais nous voilà confronté à des nouvelles, chacune limité à quelques pages, puisqu’il s’agissait d’un travail pour un journal qui se limitait à un certain nombre de lignes. Andrea Camilleri arrive à donner un bon moment de plaisir à son lecteur. En plus je trouve qu’ici c’est le livre qui convient très bien pour entrer dans son monde littéraire – en ce qui concerne son commissaire Montalbano. Si on aime Collura, on va adorer Montalbano  _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | bix229 Zen littéraire

Messages: 5045 Inscription le: 24/11/2007 Localisation: Lauragais (France)
 | Sujet: Andrea Camilleri Jeu 1 Jan 2009 - 14:26 | |
| Comment se fait il que tu aimes Montalbano, Kenavo ? Je croyais que tu n'aimais pas les polars ? Moi je l'aime beaucoup : sa façon fraternelle de se meler aux gens, d'aimer les femmes, son pays et la bonne cuisine. Mais le comparer à Agatha Christie, non ! Un seul reproche : la traduction qui faute de trouver un équivalent du dialecte, se mele d'inventer quelque chose qui n'existe pas, avec des expressions pitoresques provençales.
Dernière édition par bix229 le Mar 27 Jan 2009 - 17:47, édité 1 fois |
|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Jeu 1 Jan 2009 - 16:56 | |
| | bix229 a écrit: | | Comment se fait il que tu aimmes Montalbano, Kenavo ? Je croyais que tu n'aimais pas les polars ? |
Je fais quelques exceptions - surtout pour Leonardo Padura avec son commissaire Mario Condé ICI et Qiu Xiaolong avec son commissaire Chen ICI. Montalbano rejoint ces personnages - mais à cause de manque de temps je ne m'aventure pas trop souvent en polars..
| bix229 a écrit: | | Mais le comparer à Agatha Christie, non ! |
Montalbano n'est pas comparé à Agatha Christie! C'est le héros de ses nouvelles, le commissaire Collura, dont Camilleri lui même fait la référence en fin du livre dans une interview, faite lors de la parution de ces histoires en forme de livre:
...La deuxième chose qui m'est venue à l'esprit, car j'aime faire des paris avec moi-même, était de donner à ces enquêtes les limites d'un univers clos. C'est le petit jeu auquel se livre souvent Agatha Christie […] Et j'ai choisi un bateau de croisière parce qu'il offre de nombreuses possibilités de rencontres avec des personnes très différentes. C'est ainsi qu'est née l'idée du commissaire de bord. _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | Nezumi Zen littéraire

Messages: 7932 Inscription le: 07/02/2007 Age: 39
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Sam 10 Jan 2009 - 18:33 | |
| La couleur du soleilAvec un certain retard, mes impressions de lecture sur ce dernier ouvrage de Camilleri. Comme le dit Kenavo, il ne faut pas chercher en La couleur du soleil une véritable biographie ou une masse documentaire sur le Caravage. D’abord parce que cet ouvrage n’en a pas la dimension (il s’agissait au départ d'une nouvelle de commande, étoffée ensuite en "novella", ou court roman). Ensuite parce que ce n'en est pas vraiment le propos. Dès l'entrée en matière (grâce au procédé littéraire éminemment romanesque du "mystérieux manuscrit trouvé par l'auteur en personne") on est dans le domaine de la fiction, ou à la rigueur de la "biographie fantasmée". On lira ce "journal" comme on peut lire Blonde, de JC Oates, non pour l'exactitude historique, mais pour la plongée qu'il nous offre dans l'esprit troublé d'un personnage exceptionnel, à la vie tumultueuse. D'autant que ce roman se focalise sur une assez courte tranche de la vie du peintre, à savoir son odyssée méditerranéenne, de Naples à la Sicile en passant par Malte. Mais cette période, marquée par l'errance, la violence et la montée en puissance d'une folie indissociablement liée au génie créateur, semble être particulièrement cruciale dans son existence. Camilleri propose surtout une explication étonnante, peut-être fictive mais séduisante, de sa fameuse utilisation du clair-obscur. Souffrant de sensibilité à la lumière, le Caravage se serait adressé à une certaine Celestina, prostituée reconvertie en guérisseuse, qui lui aurait prescrit des gouttes pour les yeux. | Citation: | A quelque temps de là, je comme je devais me rendre pour la journée dans une maison à la campagne, je me versai une goutte de cet empirique dans chaque œil. Et je haussai les yeux vers le soleil. Quelle ne fut pas ma stupeur de m’apercevoir que le soleil était devenu noir, à croire qu’une éclipse l’avait obscurci et qu’il rayonnait d’une lumière noire, laquelle assombrissait hommes et choses, mais pas à pur et à plein, car ils restaient visibles, du moins en partie, comme tranchés par la lumière d’une lampe ou d’une bougie…Cet effet dura jusqu’à l’embrunir, quand le jour céda le pas à la nuit. Mais Celestina ne m’avait pas averti que cette vision du soleil noir pouvait se manifester derechef sans ses gouttes. Mais je sais maintenant que toute mon existence, de longue main avant que Celestina me donne cet empirique, avait commencé et continué sous le signe du soleil noir.
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Cette lumière noire éclairant ses tableaux, cause ou conséquence de sa névrose, sera perçue par ses adversaires comme "un maléfice suprêmement diabolique […] la vision inversée du soleil et de sa lumière signifiait obéissance à la loi inverse, c'est-à-savoir la loi contraire à la loi divine". Le roman comporte un cahier central pour admirer les œuvres mentionnées et décrites dans cet étonnant vrai-faux "journal". _________________ Car ce sont bien de menus accidents qui nous font chérir un livre plutôt qu'un autre. (Roger Caillois)
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | |  | | Nezumi Zen littéraire

Messages: 7932 Inscription le: 07/02/2007 Age: 39
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Sam 10 Jan 2009 - 18:40 | |
| Merci! J'ai de bons souvenirs autour de ce roman (les bavardages chez Coiffard, la rencontre nantie  ).  _________________ Car ce sont bien de menus accidents qui nous font chérir un livre plutôt qu'un autre. (Roger Caillois)
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|  | | | | Andrea Camilleri [Italie] | |
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