
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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| | | Andrea Camilleri [Italie] | |
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| Auteur | Message |
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kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Dim 26 Avr 2009 - 8:54 | |
| j'en ai parlé d'un nouveau livre de lui icimais j'ai aussi succombée pour un autre Privé de titre| Citation: | Résumé En 1921, à Caltanissetta en Sicile, Lillino Grattuso, jeune sympathisant fasciste, est tué par une balle perdue lors d'une bagarre de rue, la nuit. Michele Lopardo, sympathisant communiste, est pour les autorités le coupable tout désigné, alors que Grattuso est élevé malgré lui à la dignité de seul martyr fasciste de Sicile. |
_________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | Bédoulène Zen littéraire

Messages: 3426 Inscription le: 06/07/2007 Age: 64 Localisation: Provence
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Dim 26 Avr 2009 - 18:32 | |
| je vais bientôt lire Camilleri, comme je suis du sud et que j'aime les brocolis (pas ceux qui sont vendus dans les supermarché, non ceux qui sont goûteux et que les Siciliens voisins dans mon enfance cultivaient, avec des fleurs jaunes) j'espère que je capterai l'esprit de Camillerie à tantôt _________________ Peu de gens lisent; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux. (Voltaire)
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|  | | Hellois Posteur en quête

Messages: 78 Inscription le: 18/01/2009 Age: 28 Localisation: Italie - Venise
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Lun 27 Avr 2009 - 8:43 | |
| Privé de Titre... J'ai pleuré beaucoup en lisant ce roman... émouvant, très triste, enragé.... à lire. _________________ La morale est la faiblesse de la cervelle, A. Rimbaud, Une Saison en Enfer, 1873
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|  | | bulle Zen littéraire

Messages: 4837 Inscription le: 02/07/2007 Localisation: Un "verre de promesse". à Ker Ael.
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Sam 16 Mai 2009 - 14:14 | |
| J'inclus cet auteur dans ma liste à lire. Aux adeptes, par quel livre commencé? _________________ Le bonheur ne s'acquiert pas, il ne réside pas dans les apparences, chacun d'entre nous le construit à chaque instant de sa vie avec son coeur. [Proverbe africain]
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|  | | Arabella Zen littéraire

Messages: 4182 Inscription le: 02/12/2007 Age: 47 Localisation: Paris
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Sam 30 Mai 2009 - 9:50 | |
| La première enquête de Montalbano Il s'agit en réalité de trois nouvelles qui se passent à des moments diférents de la carriière de notre commissaire. Et la fameuse première enquête du titre a trait à la première enqûte de notre homme après sa nomination à Vigata, après son exil dans l'intérieur du pays. Il y découvre cette ville dans laquelle se passeront ses futurs exploits, s'installe, découvre ses nouveaux collaborateurs, et résoud sa première affaire dans ce nouveau territoire. Les deux autres nouvelles se passent à des moments ultérieurs. Ce qu'il y a de commun dans les trois enquêtes, c'est qu'aucune ne donne lieu à un meurtre, même si on aurait pu y arriver sans notre commissaire de choc. C'est donc sans doute plus léger que les affaires criminelles sans doute plus habituelles de Montalbano. L'aspect drôlatique est donc sans doute plus facilement au premier plan que dans des intrigues plus sanglantes. Le commissaire a le temps de flâner, de manger, de faire des rencontres. Je suis partagée suite à cette lecture. Cela se lit très facilement, très agréablement, très rapidement, on sourit, on est pris par l'intrigue. Mais en même temps j'ai trouvé tout cela, en particulier les personnages un peu caricaturaux. Une sorte de folklore pour touristes presque. Et puis les situations évoquées sont par moment terribles, La Maffia et la terreur qu'elle fait régner, les enlèvements , viols, la justice qui manque de moyens etc. Et pour parler de ce type de sujets, le livre manque d'une pointe de noirceur, de désespoir, de réalisme tout simplement. C'est un peu trop optimiste compte tenu du contexte. Mais c'est le premier livre de Camilleri que je lis, peut être pas le plus représentatif, et comme cela se lit vraiment avec un indéniable plaisir, je ferrai une autre tentative, un peu plus tard. _________________ Si la raison dominait sur la terre, il ne s'y passerait rien. (Fontenelle)
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|  | | Eve Lyne Sage de la littérature

Messages: 1719 Inscription le: 08/08/2008
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Sam 30 Mai 2009 - 13:30 | |
| | Arabella a écrit: | Je suis partagée suite à cette lecture. Cela se lit très facilement, très agréablement, très rapidement, on sourit, on est pris par l'intrigue. Mais en même temps j'ai trouvé tout cela, en particulier les personnages un peu caricaturaux. Mais c'est le premier livre de Camilleri que je lis, peut être pas le plus représentatif, et comme cela se lit vraiment avec un indéniable plaisir, je ferrai une autre tentative, un peu plus tard. |
Je rejoins ton avis. J'ai lu un seul Camilleri et si j'ai aimé le style je suis restée sur ma faim concernant l'intrigue. _________________ Et ce qui fait la beauté des choses, c'est notre attitude personnelle. Olivier de Kersauson
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|  | | Epi Zen littéraire

Messages: 4428 Inscription le: 05/03/2008 Age: 49 Localisation: dans un Beau champ
 | |  | | Bédoulène Zen littéraire

Messages: 3426 Inscription le: 06/07/2007 Age: 64 Localisation: Provence
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Dim 14 Juin 2009 - 18:16 | |
| Je viens de terminer "la première enquête de Montalbano" dans lequel livre comme le note Arabella sont rassemblées 3 enquêtes. La 1ère enquête porte sur l'assassinat d'animaux dont la grandeur augmente à chaque "crime", mais un écrit laissé par l'assassin dirige Montalbano vers une évidence : la prochaine victime sera humaine. La première enquête de Montalbano se déroule à Vigatà où il vient d'être muté. L'instinct du Commissaire lui fait suivre une jeune fille dont le regard absent et la présence dans l'enceinte du Tribunal l'intriguent. La jeune fille se confit finalement au Commissaire et il parviendra avec habileté à faire "tomber" des "mafiosi" pour leurs actions répréhensibles. La dernière enquête concerne l'enlèvement d'une fillette de 3 ans et là aussi des "mafiosi" sont impliqués. L'écriture m'a réjouie; de la truculence et verve. Les expressions du midi qui traduisent certains mots me sont familières et ne m'ont donc pas étonnées. Je pense que les Siciliens qui sont aussi du Sud ont peut-être la même façon imagée de s'exprimer même si les termes sont différents.
Les repas du Commissaire et son bonheur de manger sont de bons moments dans cette lecture.
Je ne pense pas qu'il eut fallu dramatiser les attitudes ou langage des membres du Commissariat par rapport aux actions mafieuses. C'est avec habileté et dans le souci de préserver, les témoins et les habitants de Vigatà que le Commissaire a choisi d'oeuvrer pour résoudre et mener à bien ses enquêtes.
Je vais approfondir ma connaissance de Camilleri.extraits (faut cliquer sur les images avec cet hébergeur)   le tricot s'y prêtait, il était en laine, pas en fer. Tu m'as compris ? - parfaitement. Donc c'est ça que pense vosseigneurie ! -c'est comme ça que je pense.   _________________ Peu de gens lisent; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux. (Voltaire)
Dernière édition par Bédoulène le Dim 14 Juin 2009 - 23:12, édité 1 fois |
|  | | Nezumi Zen littéraire

Messages: 7932 Inscription le: 07/02/2007 Age: 39
 | |  | | Bédoulène Zen littéraire

Messages: 3426 Inscription le: 06/07/2007 Age: 64 Localisation: Provence
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Dim 14 Juin 2009 - 23:14 | |
| sympa de partager le même sentiment Nezumi. _________________ Peu de gens lisent; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux. (Voltaire)
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|  | | kathel Envolée postale

Messages: 254 Inscription le: 16/01/2008 Age: 51 Localisation: Lyon
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Jeu 27 Aoû 2009 - 11:39 | |
| Maruzza Musumeci  Gnazio Manisco, dont les premières pages retracent l’enfance, est né en Sicile, a travaillé dès son plus jeune âge comme ouvrier agricole. C’est un être simple, mais pas tout à fait aussi naïf qu’il semble tout d’abord, et la chance lui sourit puisqu’il réussit, tout miséreux qu’il est, à partir pour les Etats-Unis. Les années passent là-bas, Gnazio se débrouille, trouve du travail, apprend l’anglais, fréquente la communauté italienne, mais quand la mafia lui demande un service qu’il leur refuse, il sait qu’il vaut mieux ne pas rester sur place. Pourquoi pas dès lors rentrer à Vigàta, son lieu de naissance ? L’histoire débute vraiment alors, Gnazio achète un terrain au bord de la mer, lui qui a toujours détesté tout ce qui est marin. "Monter sur un bateau ? Aller se bambaner sur la mer ? Au milieu des tempêtes ? Se faire sarabouler par des vagues hautes comme une maison de trois étages ? Quand la mer est cafie de poulpes gros comme des chars à bancs et que c’est bien rare si une de ces bestioles ne réussit pas à vous agraper, vous attirer par le fond et vous noyer proprement ?"On raconte de drôles d’histoires concernant ce terrain, mais Gnazio passe outre. A ce moment il atteint l’âge de quarante-sept ans, tout de même, et lui vient l’idée de trouver une épouse. La mère Pina, guérisseuse et entremetteuse à ses heures, se charge de lui trouver la perle rare, et après quelques tentatives, lui présente Maruzza, très belle femme qui n’a qu’un défaut, celui de se prendre, quelques jours par an, pour une sirène. Aller plus loin dans l’histoire serait dommage, mais sachez que je me suis vraiment divertie et délectée de ce roman. La langue en est très riche et originale, il faut saluer le travail de la traductrice qui a su rendre ce patois sicilien de façon très chantante, mais sans que l’on ait l’impression d’entendre une conversation sur le vieux port de Marseille, et pour cause puisqu’elle utilise un parler lyonnais beaucoup moins connu mais très savoureux ! Le lecteur se plaît à imaginer ce petit coin de Sicile, les falaises, la maison qui tourne le dos à la mer, l’olivier centenaire, l’étable, puis l’arrivée de Maruzza qui bouleverse ce paysage autant que le pauvre Gnazio. C’est la première fois que je lisais un roman d’Andrea Camilleri qui ne soit pas un policier. Son commissaire Montalbano m’a accompagné durant de nombreuses lectures passionnantes, mais je viens de découvrir une autre facette de l’auteur, avec ce court roman nourri de contes et de mythologie, à déguster tranquillement, en se régalant à la fois des péripéties et des trouvailles verbales : un vrai délice ! 162 pages Editeur : Fayard (26/08/2009) Traduction : Dominique Vittoz |
|  | | kenavo Zen Littéraire

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 | |  | | domreader Agilité postale

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 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Jeu 27 Aoû 2009 - 18:35 | |
| Moi aussi j'aime la bonhomie féroce d'Andréa Camilierai et celui-ci me tente bien. _________________ 'La croissance n'est qu'une appellation politiquement correcte pour désigner la cupidité', Arni Thorarinsson, Le Dresseur d'Insectes, 2007.
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|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22980 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Mer 7 Oct 2009 - 22:54 | |
| Le tailleur gris | Citation: | Présentation de l'éditeur Le directeur d'une banque, à la retraite, a épousé en secondes noces une veuve bien plus jeune que lui, Adele, dont on découvre peu à peu la double personnalité. Affamée de reconnaissance sociale et parangon de respectabilité, elle est aussi dotée d'un appétit sexuel sans bornes et sans morale, au point d'imposer à son vieil époux la présence d'un jeune cousin qui sait la satisfaire. Est-elle totalement insensible ou aime-t-elle en réalité son mari plus que tout ? Le vieil homme creuse l'énigme. Tout en perçant à jour les faux-semblants d'une société bourgeoise qui affecte la bienfaisance et pratique le compromis mafieux, tout en acceptant sa déchéance contre quelques moments de bonheur sensuel, il découvre des facettes contradictoires d'Adele, incroyable figure féminine, en attendant le jour où elle revêtira le tailleur gris... Écrit dans une langue sobre, ce roman d'Andrea Camilleri nous fait découvrir un nouvel aspect, totalement inconnu jusque-là, du talent du grand auteur sicilien, dans la lignée des Simenon sans Maigret. Dans cette histoire où le tragique se fait quotidien, les virtuosités langagières se font discrètes comme le désespoir qui pointe. Une grande et splendide réussite d'un écrivain octogénaire qui est aussi, et de très loin, le plus lu en Italie depuis une quinzaine d'années. |
En dehors de ces romans policiers autour du Commissaire Montalban, je suis presqu’une inconditionnelle de Camilleri – et je ne ressors pas déçue. C’est un roman bien à lui – on reconnaît son goût pour des histoires bien ficelées, le héros accompagné d'une jolie femme avec laquelle ont peut aussi montrer un peu de sexe, mais étant déjà un peu âgé il se pose des questions sur la fidélité de sa femme et la société sicilienne qui va avoir un peu sa couche en même temps. Un bonbon tout doux qui ne se révèle pas si doux et qui m’a donné un très bon moment de lecture _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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|  | | Bédoulène Zen littéraire

Messages: 3426 Inscription le: 06/07/2007 Age: 64 Localisation: Provence
 | Sujet: Re: Andrea Camilleri [Italie] Jeu 8 Oct 2009 - 18:09 | |
| merci Kena pour ton commentaire. je goûterais volontiers à cette friandise à tantôt _________________ Peu de gens lisent; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux. (Voltaire)
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|  | | | | Andrea Camilleri [Italie] | |
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