la-lune-et-le-miroir Envolée postale

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 | Sujet: Nikos Kazantzaki : Alexi Zorba (Zorba le Grec) Jeu 4 Sep 2008 - 14:23 | |
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L'auteur :
Níkos Kazantzákis (en grec Νίκος Καζαντζάκης) ou improprement, Kazantzaki, est un écrivain grec né à Héraklion, (Crète) le 18 février 1883 et décédé le 26 octobre 1957 à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne). Penseur influencé par Nietzsche et Bergson, il a également adhéré au marxisme et au bouddhisme, tout en étant profondément chrétien. Journaliste envoyé comme correspondant dans diverses régions du monde, notamment pendant la Guerre d'Espagne pour le quotidien Kathimeriní, il a par ailleurs exercé à diverses reprises des fonctions officielles en Grèce, notamment en organisant le rapatriement des centaines de milliers de réfugiés micrasiates suite à la révolution russe de 1917 et au démantèlement de l’Empire ottoman en 1922 et un bref passage au gouvernement après la Seconde Guerre mondiale. Il fut lauréat du Prix international de la paix en 1950. Il est aussi l'un des instigateurs du renouveau de la langue grecque moderne, la dhimotikí, inspirée des traditions orales (plutôt que du grec ancien) dans laquelle il a traduit de nombreux ouvrages de référence.
Le livre :
Un superbe livre, un film qui a marqué une génération, avec Anthony Quinn dans le rôle de Zorba.
Le narrateur est attablé dans un bistrot enfumé du Pirée. Dehors, il fait brumeux et triste. A l’intérieur de lui encore plus : il vient de dire adieu à son ami qui est parti soutenir ses compatriotes en danger quelque part dans le Caucase. Lui, il va partir pour un rivage crétois où il a loué une mine de lignite. Il s'en veut de ne vivre que dans les livres, dans les mots, et compte se jeter avec toute son énergie dans cette exploitation. Vivre avec des gens simples, vivre la vraie vie, celle du concret. Soudain il se sent observé par la fenêtre. Il se retourne et est dévoré par un regard auquel il n'arrive pas à échapper. L’homme, le regard, a la soixantaine, un baluchon sur l’épaule, ouvre la porte et marche droit vers lui. Il lui demande de l'emmener. A la question « Pourquoi ? », il répond avec dédain : « Pourquoi ! Pourquoi ! . On ne peut donc rien faire sans pourquoi ? Comme çà, pour son plaisir ? » Quand le narrateur lui demande quel est son métier, il répond : « Tous les métiers : du pied, de la main, de la tête, tous. Manquerait plus que ça, qu'on choisisse. » Cet homme s’appelle Alexis Zorba et le narrateur l'engage. Les voilà partis pour une grande aventure. L’exploitation de la mine, oui, mais cela ce n'est qu’un vague détail !… Ils vont surtout apprendre à se connaître, à se découvrir et à devenir les meilleurs amis du monde. Zorba : le feu, les flammes, la vie sous toutes ses formes. Un homme qui sait sans connaître, parce que la vie c’est ça et rien d'autre. Un homme qui vit par la musique, le cœur, le corps, le soleil, la musique et la femme. Nous allons découvrir des personnages aussi attachants que la « Bouboulina », aussi envoûtants que « la veuve », toujours de noir vêtue, rasant les murs, cachant sa beauté et sa sensualité, dont tout le petit village parle. Notre narrateur aura bien des difficultés à poursuivre son Dante et son Bouddha. Zorba va solidement secouer sa vie !… Un jour qu’il lit Mallarmé, le narrateur découvre soudain que tout cela lui apparaît « exsangue, dénué d’odeur, de saveur et de substance humaine. Des mots d'un bleu décoloré, vides, suspendus en l'air. »
Un trésor de livre  _________________ "Le Style et la Structure sont l'essence d'un livre. Les grandes idées ne sont que foutaises". Nabokov |
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