Allez, après Arabella, pour en rajouter une couche (catégorie : comment donner envie de lire un écrivain)
Le Temple des Oies Sauvages ("Gan no tera", 139 pages, traduit par Didier Chiche, 1961). Prix Naoki.
C'est en quelque sorte un roman policier - mais au bout du compte, Les Frères Karamarov pourraient également faire partie de ce genre.
Le point de départ a des résonnances biographiques évidentes : dans un temple zen près de Kyoto, un jeune novice arrive un jour ; il a un physique disgrâcieux, avec une grosse tête.
Moine lubrique, courtisane, peinture... et crime parfait sont au menu de ce livre. Le problème, c'est qu'on attend la révélation d'un ressort psychologique ou factuel, quelque chose qu'on n'aurait pas vu de prime abord... et qu'on n'a pas grand chose au final, la psychologie des personnages étant assez monolithique. Un peu décevant, donc, mais peut-être m'attendais-je à trop.
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Quand les gens sont de mon avis, il me semble que je dois avoir tort. - Oscar Wilde