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 Spinoza

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Sam Paradise
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MessageSujet: Spinoza   Mar 1 Sep 2009 - 13:19

TRAITE THEOLOGICO-POLITIQUE, Spinoza (chap. XX)

Ouvrage remarquable sur la liberté de pensé dans un État libre.

Spinoza arrive à sa conclusion : l’Etat doit avoir pour fin la liberté ; chacun doit pouvoir penser et dire ce qu’il pense en toute liberté.
La paix de l’Etat n’est pas menacée par cette liberté mais au contraire garantie par elle.

On peut certes empêcher la libre expression de la pensée, mais non la pensée elle-même.
Cette hypothèse est parfaitement absurde car si tel était le cas, aucun souverain n’aurait recours à la violence (censure, persécution …), il lui suffirait de dicter à chacun ses pensées, ses jugements.
Un gouvernement est violent et en échec s’il tente de "commander aux âmes", il est modéré s’il accorde la liberté.
Le but de l’Etat est donc la liberté.

Spinoza a renversé les données du problème : ce n’est pas la liberté du jugement qui menace l’Etat mais sa suppression.

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MessageSujet: Re: Spinoza   Mar 1 Sep 2009 - 14:43

huhu, je ne seai pas contre une petite biographie et quelques développements... parce que je trouve ça un peu rapide sourire

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Vous savez, "Qu'importe" est une maladie qu'on ne soigne pas encore...
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MessageSujet: Re: Spinoza   Mar 1 Sep 2009 - 16:30

Je lirai tous les posts qui se publieront ici. Je connais très mal Spinoza, mais les auteurs qui me plaisent et que je lis le citent souvent, alors j´ai tout interêt à vous lire sur ce fil... attentif

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Sam Paradise
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MessageSujet: Re: Spinoza   Mar 1 Sep 2009 - 17:04

Voici donc une biographie de Spinoza (sélection de la page Wikipédia) :

Baruch Spinoza (né le 24 novembre 1632, Amsterdam, Pays-Bas - mort le 21 février 1677, La Haye) était un philosophe néerlandais dont la pensée eut une influence considérable sur ses contemporains et nombre de penseurs postérieurs.

Issu d'une famille marrane, Spinoza fut un héritier critique du cartésianisme. Il prit ses distances vis-à-vis de toute pratique religieuse, mais non de la réflexion théologique, grâce à ses nombreux contacts interreligieux. Après sa mort, le spinozisme, condamné en tant que doctrine athée, eut une influence durable. Gilles Deleuze le surnommait le « Prince des philosophes », tandis que Nietzsche s'inspira explicitement de son refus de la téléologie.

Baruch Spinoza est né à Amsterdam le 24 novembre 1632 dans une famille juive d'origine portugaise, mais le 27 juillet 1656, le herem (décision d'excommunication) qui maudit Spinoza pour cause d'hérésie est particulièrement violent et, chose rare, définitif.
Il est difficile de savoir avec exactitude quels propos sanctionnent le herem car aucun document ne fait état de la pensée de Spinoza à ce moment précis. On sait cependant, qu'à cette époque, il fréquente l'école du libertin Franciscus van den Enden (peut-être dès son ouverture en 1652), où il apprend le latin, découvre l'Antiquité (notamment Terence) et les grands penseurs des XVIe et XVIIe siècles, comme Hobbes, Bacon, Grotius, Machiavel. Il côtoie des hétérodoxes de toutes confessions (notamment des collégiants, des érudits lecteurs de Descartes, dont la philosophie exerce sur lui une influence profonde). Il est probable qu'il professe dès cette époque qu'il n'y a de Dieu que philosophique, que la loi juive n'est pas d'origine divine, et qu'il est nécessaire d'en chercher une meilleure - propos rapportés à l'Inquisition en 1659 par deux Espagnols ayant rencontré Spinoza et Juan de Prado lors d'un séjour à Amsterdam. Quoi qu'il en soit, Spinoza semble accueillir sans déplaisir cette occasion de s'affranchir d'une communauté dont il ne partage plus les croyances. On ne possède aucune trace d'un quelconque acte de repentance destiné à renouer avec elle.

En 1663, il commence à enseigner à un élève, Casearius, la doctrine de Descartes. De ces cours, il tire Les principes de la philosophie de Descartes(Spinoza était un excellent professeur de philosophie), dont la publication donne lieu à une correspondance centrée sur le problème du mal, avec Willem van Blijenberg, un marchand calviniste qui produira ensuite des réfutations de l'Éthique et du Traité théologico-politique. Il est probable que la rédaction de deux ouvrages ait précédé la publication des Principes : le Traité de la réforme de l'entendement (inachevé et publié avec les œuvres posthumes) et le Court traité (publié seulement au XIXe siècle).

Dans les années 1660, Spinoza est de plus en plus fréquemment attaqué comme athée. Si aucun procès ne lui est intenté, contrairement à d'autres de ses contemporains, c'est probablement parce qu'il écrit en latin et non en néerlandais. Dans ce contexte de tensions, il interrompt l'écriture de l'Éthique pour rédiger le Traité théologico-politique, dans lequel il défend la liberté de philosopher et conteste l'accusation d'athéisme. L'ouvrage paraît en 1670, sous couvert d'anonymat, et avec un faux lieu d'édition. Il suscite de vives polémiques, y compris chez des esprits ouverts, comme Leibniz, ou chez des hommes que Spinoza rencontre occasionnellement en privé, comme l'entourage calviniste de Louis II de Bourbon-Condé. Pour ceux-ci, il convient de distinguer la nouvelle philosophie (Descartes, Hobbes) de la réflexion plus radicale de Spinoza. Quant aux autorités religieuses, elles condamnent unanimement l'ouvrage. En avril 1671, sur requête des synodes provinciaux, la Cour de Hollande juge qu'une ordonnance doit être prise pour interdire la diffusion du Traité et d'autres œuvres jugées blasphématoires, comme le Léviathan de Hobbes. Elle demande également que des poursuites soient engagées contre les auteurs et autres responsables de la publication des ouvrages. Les États de Hollande rechignent néanmoins à suivre la décision de la cour et à interdire des œuvres écrites en latin. Ce n'est qu'en 1674, après la chute de de Witt, que les livres visés seront effectivement interdits par les autorités séculières.

Le contexte politique, avec l'invasion française, devient moins favorable encore pour Spinoza. La mainmise de Guillaume d'Orange sur les Provinces Unies met fin à une période de libéralisme quasi républicain. Après l'assassinat des frères de Witt (1672), l'indignation de Spinoza est telle qu'il souhaite afficher dans la rue un placard contre les assassins ("Ultimi Barbarorum", les derniers des barbares), ce dont l'aurait dissuadé son logeur. Cependant, le philosophe, qui a abandonné Voorburg pour La Haye vers 1670, ne quitte pas le pays. Ainsi refuse-t-il en 1673, par souci d'indépendance, l'invitation de l'Electeur palatin qui proposait de l'accueillir à l'Université d'Heidelberg.

En 1675, Spinoza tente de publier l'Éthique - reculant devant les risques encourus - et commence à rédiger le Traité politique. Sa pensée audacieuse lui vaut la visite d'admirateurs ou de personnalités comme Leibniz. Il meurt deux ans plus tard, le 21 février 1677. Malgré son image d'ascète isolé, il n'a jamais cessé d'être au sein d'un réseau d'amis et de correspondants, qui contredisent au moins partiellement sa réputation de solitaire. Ce sont eux, en particulier le médecin Ludovic Meyer, qui publient ses œuvres posthumes : l'Éthique, la plus importante, et trois traités inachevés (Traité de la réforme de l'entendement, le Traité politique et l'Abrégé de grammaire hébraïque).


En ce qui concerne le développement du commentaire du chapitre XX du Traité téologico-politique, il faut un peu plus de temps. J'aimerais me replonger dans la lecture dudit chapitre et de certains de mes anciens devoirs et notes de philo.

Sam.

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MessageSujet: Re: Spinoza   Mar 1 Sep 2009 - 21:03

merci bonjour

en fait je suis autant curieux de contexte que de développement, parce que le "aucun souverain n’aurait recours à la violence (censure, persécution …), il lui suffirait de dicter à chacun ses pensées, ses jugements." , ça se travaille, à travers une "monoforme" comme dirait Peter Watkins (et des exemples de produits ambigus et réducteurs comme Home de YH Bertrand)... tout en supposant que ça ne date pas d'hier non plus... huhu...

mais pas que ce morceau, parce que l'état ça sous entend une critique et une finalité donc un contexte, je ne dois pas être clair, disons que je ne suis pas sur d'appliquer la bonne perspective...

prends tout ton temps clown

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