Parfum de livres…parfum d’ailleurs

Accueil­*Portail*­Galerie­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Charles d'Ambrosio

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
coline
Parfum livresque


Messages: 20849
Inscription le: 01/02/2007
Localisation: Nord Auvergne

MessageSujet: Charles d'Ambrosio   Lun 6 Aoû 2007 - 14:11



Charles D'Ambrosio, né à Seattle en 1960 dans une famille italo-irlandaise. Il vit à Portland (Oregon).
Il avait publié il y a 10 ans Le Cap.

Viennent de sortir en France (avril 2007): Le Musée des poissons morts et Orphelins.

_________________
"Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie."
(Jean Louis Barrault)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
coline
Parfum livresque


Messages: 20849
Inscription le: 01/02/2007
Localisation: Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Charles d'Ambrosio   Lun 6 Aoû 2007 - 14:17

Le musée des poissons morts

Grosse déception pour moi que ce recueil de nouvelles.
Je m’attendais à ces portraits d’êtres aux existences déglinguées. La phrase de Camus citée en exergue, était un avertissement : «L'homme désespéré n'a pas besoin de terre natale.»
Cette perspective n’avait rien pour me déplaire, au contraire.

Seulement, j’ai lu ces récits et je ne me suis pas sentie en empathie avec les personnages. Chaque nouvelle se lisait bien, puis se terminait, et il n’en restait rien pour moi. Aucune émotion de lecture. Je suis restée en dehors.

Cela m’intéressera d’avoir vos avis si vous lisez ce recueil de nouvelles car je vois bien que mon jugement ne correspond en rien à ce que j’ai pu lire comme critiques dans la presse. J’ai même lu quelque part : « Chef d’œuvre ! »…ce dont je me méfie, mais tout de même…

J’ai peut-être une explication mais je n’en suis pas certaine. J’ai lu ces nouvelles en les faisant alterner avec des pièces de théâtre de Wajdi Mouawad auxquelles j’ai trouvé tellement de force que les nouvelles de Charles d’Ambrosio m’ont paru ternes.

Que racontent ces nouvelles ? Il y en a huit :

- Partage des eaux : (celle que j’ai préférée)
Deux jeunes garçons. L’un est orphelin de mère : elle a été tuée dans un accident et le père vit comme une épave. L’enfant est à l’orphelinat.
L’autre garçon est ce que l’on appellerait un enfant gâté. Tous deux s’opposent puis deviennent amis.
Ils partent camper dans les Olympic Mountains avec le père du second. L’escapade idyllique tourne au tragique lorsque le père apprend à son fils qu’il s’apprête à divorcer.

- Drummond et Fils :
Un réparateur de vieilles machines à écrire vit avec son fils de 25 ans, schizophrène. - Scénariste : dans un hôpital psychiatrique, un scénariste interné tombe amoureux d’une ballerine qui s’automutile en se brûlant avec des cigarettes…

- L'Ordre des choses : un jeune homme et une jeune femme parcourent le pays soit-disant pour collecter des fonds pour une œuvre caritative et arnaquent les pauvres gens un peu crédules.

- Là-haut vers le nord : retrouvailles en pleine campagne, à l’occasion de Thanksgiving, d’un couple avec la famille de la femme et les amis de ses parents. Chasse, alcool et évocation d’un viol…

- Bénédiction :
Un couple a quitté New York pour une maison dans l'Etat de Washington. Ils en sont heureux, pour eux tout (re)commence. Mais il y a l’arrivée du père alcoolique de la femme, du frère, de la belle-sœur et de leur bébé…

-Le Musée des poissons morts :
Le tournage minable d'un film pornographique plus que minable.

-Le jeu de cendres :
Un homme fonce sur l’autoroute avec l’urne funéraire de son grand’père.

Ambiance!

_________________
"Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie."
(Jean Louis Barrault)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marie
Zen littéraire


Messages: 6904
Inscription le: 26/02/2007

MessageSujet: Re: Charles d'Ambrosio   Mer 9 Avr 2008 - 20:00

Le musée des poissons morts
traduit de l'américain par France Camus-Pichon
Editions Terres d'Amérique Albin Michel



Moi beaucoup d'émotion... Bien sûr, c'est très retenu, et c'est peut être pour cela que tu parles de "terne". Pas vraiment noir, mais gris foncé...Pas de winners dans ce monde américain ( le vrai, que l'on découvre très vite dès que l'on s'éloigne un peu des grandes villes et des quartiers chics), mais des quidams qui cherchent vaille que vaille , même pas à vivre. A survivre. Orphelins, schizophrènes , ados suicidaires, marginaux de toutes sortes. Tous des personnages légèrement "en porte-à-faux",plus ou moins exclusd'un système qui ne fait aucun cadeau.
Ce n'est même pas triste, c'est glaçant, c'est la réalité.
De temps en temps , au milieu du marasme, des phrases fulgurantes, une langue qui donne vie à des personnages comme ces cantinières bénévoles " avec des cheveux de science-fiction, des nuages de gaz bleuté, des vapeurs de fusées chauffées à blanc, des explosions de frisottis atomiques"
Et puis quelques lueurs.
" L'opposé de l'amour est le désespoir" dit une soeur dans Passage des eaux.
Amour d'une soeur pour son frère, d'un père pour son fils schizophrène..
Mais quand même, tout de suite la note discordante dans ce pays richissime, celle du bébé qui crie tout le temps parce que sa mère rajoute beaucoup d'eau dans le lait, pour que les boites durent plus longtemps...
Bienvenue aux Etats-Unis.

_________________
J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kenavo
Zen Littéraire


Messages: 22980
Inscription le: 08/11/2007
Age: 43
Localisation: Luxembourg

MessageSujet: Re: Charles d'Ambrosio   Mer 9 Avr 2008 - 21:51

Merci Marie pour tes mots qui font un peu contrepoids à ceux de Coline Wink
Tu me redonnes envie de relire quelques unes de mes nouvelles préférées de ce livre

_________________
Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion.
Saint Augustin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Charles d'Ambrosio

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres…parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Littérature nord américaine (par auteur ou fils spécifiques)-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet