Parfum de livres…parfum d’ailleurs

Accueil­*Portail*­Galerie­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Peter Cameron

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
kenavo
Zen Littéraire


Messages: 22980
Inscription le: 08/11/2007
Age: 43
Localisation: Luxembourg

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Sam 14 Fév 2009 - 17:30

domreader a écrit:
Pffff, quand même, ........
bisous et l'espoir que tu vas passer un bon moment avec ses livres..

_________________
Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion.
Saint Augustin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
domreader
Agilité postale


Messages: 982
Inscription le: 19/06/2007
Age: 50
Localisation: Ile de France

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Sam 14 Fév 2009 - 17:38

kenavo a écrit:
domreader a écrit:
Pffff, quand même, ........
bisous et l'espoir que tu vas passer un bon moment avec ses livres..


J'en suis sûre d'avance bisous

_________________
'La croissance n'est qu'une appellation politiquement correcte pour désigner la cupidité', Arni Thorarinsson, Le Dresseur d'Insectes, 2007.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aériale
Zen littéraire


Messages: 9898
Inscription le: 01/02/2007
Age: 54
Localisation: Le Sud

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Sam 14 Fév 2009 - 18:13

domreader a écrit:
Ben voilà, vous pouvez être fières de vous, j'ai craqué et j'en ai commandé 4 de Cameron (d'occas) sur amazon. Je vous rappelle, que je ne devais pas acheter de livres avant fin avril. Cela faisait partie de mes résolutions du premier de l'an....et vous me faites faire n'importe quoi, voilà !.... pale

Enfin, heureusement que vous êtes là,

Pffff, quand même, ........

Domreader...tu me fais trop rire rire

Et tu me soulages aussi...je m'étais dit de ne plus acheter tant que je n'avais pas réduit ma PAL au tiers sourire

_________________
Après tout, la meilleure façon de parler de ce quel'on aime est d'en parler légèrement.
Albert Camus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marie
Zen littéraire


Messages: 6904
Inscription le: 26/02/2007

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Sam 14 Fév 2009 - 19:10

Très sympathique, et d'une grande finesse, ce roman de Peter Cameron, Un jour cette douleur te servira.
Le titre vient d'Ovide : " Prends ton mal en patience; un jour cette douleur te servira."
Et elle lui a servi! Car ce très jeune homme décalé , trop intelligent pour son bien comme le qualifiait un de ses enseignants, malheureux, bien sûr, de par son sentiment d'inadaptation, finit par conclure
Moi je me trouve raisonnable. J'ai seulement dix-huit ans. Comment saurais-je de quoi j'aurai besoin?

C'est vrai que l'on a envie de faire lire ce roman à bien des parents ,la leçon est toute simple , soyez présents, aimez-les pour ce qu'ils sont, et laissez les évoluer à leur rythme!
Un roman plein de tendresse et d'humour.

_________________
J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marie
Zen littéraire


Messages: 6904
Inscription le: 26/02/2007

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Sam 14 Fév 2009 - 19:28

Pour Coline, explication sur le titre dans le roman:

La dernière fois que j'avais affronté une semblable situation de vie en collectivité, c'était l'été de mes douze ans, au centre nautique où mes parents m'avaient inscrit. Ils divorçaient cet été là et nous expédièrent au loin, ma soeur et moi. Agée de quinze ans, Gillian se vit offrir un grand tour en Europe avec la famille de son amie Hilary Candlwood, mais moi, je dus subir le bagne du stage de voile au cap Cod. Je crois que mes parents avaient trop tardé à organiser mon départ et que tous les camps de vacances ordinaires étaient complets ( d'ailleurs, ils ne m'auraient guère mieux convenu). Je découvris par la suite que le camp Zéphir n'était même pas un centre nautique normal, mais l'un de ceux qui font de la publicité au dos du New York Times Magazine ( avec celle pour les prytanées militaires), prétendant amender , par le miracle des travaux physiques forcés et des splendeurs de la nature, les adolescents à problèmes. Même la devise du Camp Zéphir était sinistre: " Prends ton mal en patience; un jour,cette douleur te servira."

_________________
J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arabella
Zen littéraire


Messages: 4182
Inscription le: 02/12/2007
Age: 47
Localisation: Paris

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Sam 14 Fév 2009 - 19:44

domreader a écrit:
Ben voilà, vous pouvez être fières de vous, j'ai craqué et j'en ai commandé 4 de Cameron (d'occas) sur amazon. Je vous rappelle, que je ne devais pas acheter de livres avant fin avril. Cela faisait partie de mes résolutions du premier de l'an....et vous me faites faire n'importe quoi, voilà !.... pale

Enfin, heureusement que vous êtes là,

Pffff, quand même, ........


4, d'un coup, diantre surpris

Mais à mon avis tout ça c'est l'effet de l'abstinence que tu t'est imposée, personnellement quand je me limite pendant un certain temps, je finis toujours par craquer, et d'une façon impressionnante.

_________________
Si la raison dominait sur la terre, il ne s'y passerait rien. (Fontenelle)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
coline
Parfum livresque


Messages: 20849
Inscription le: 01/02/2007
Localisation: Nord Auvergne

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Sam 14 Fév 2009 - 19:45

Marie a écrit:
Même la devise du Camp Zéphir était sinistre: " Prends ton mal en patience; un jour,cette douleur te servira."[/i]


Cela ferait une excellente signature!... laugh

Bon...Vous avez gagné...Je l'ai noté ce roman... content

_________________
"Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie."
(Jean Louis Barrault)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aériale
Zen littéraire


Messages: 9898
Inscription le: 01/02/2007
Age: 54
Localisation: Le Sud

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Sam 14 Fév 2009 - 20:08

coline a écrit:
Cela ferait une excellente signature!... laugh

Bon...Vous avez gagné...Je l'ai noté ce roman... content

Oui, on a gagné!
tu as retrouvé ton sourire cheers

_________________
Après tout, la meilleure façon de parler de ce quel'on aime est d'en parler légèrement.
Albert Camus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Queenie
Administrateur


Messages: 9977
Inscription le: 02/02/2007
Age: 29
Localisation: -Monolithe-

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Dim 15 Fév 2009 - 2:20

Me donne envie ce livre avec ce super titre (la couv' est trop laide par contre)

_________________
Shielded from unexpected fury
Frightened survivor in my world too shy to see
Softly I spoke, softly I'm dying
Crushed by your power, by my wilingness to bleed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arabella
Zen littéraire


Messages: 4182
Inscription le: 02/12/2007
Age: 47
Localisation: Paris

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Dim 15 Fév 2009 - 11:45

Queenie a écrit:
Me donne envie ce livre avec ce super titre (la couv' est trop laide par contre)


Oui, vraiment. Dommage qu'il ne soit pas sorti chez Actes Sud, comme certains de ses livres précédents.

_________________
Si la raison dominait sur la terre, il ne s'y passerait rien. (Fontenelle)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
eXPie
Zen littéraire


Messages: 4059
Inscription le: 22/11/2007
Age: 36
Localisation: Paris

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Dim 15 Fév 2009 - 11:54

Un jour cette douleur te servira.

Le narrateur, James, a a dix-huit ans. Il vit à New-York. Sa mère, divorcée, tient une galerie d'art très contemporain (du style poubelles érigées en œuvres d'art : un passage bien marrant, même si le sujet n'est pas neuf). Sa grande sœur sort avec un prof marié.
James décide de ne pas aller à l'Université. La fac, ça ne sert à rien, on apprend plus de la vie. De plus, les jeunes de son âge l'insupportent. Leurs centres d'intérêts sont trop différents. Il se sent plus à l'aise avec des gens plus âgés, comme sa grand-mère.

"Etre seul constitue pour moi un besoin fondamental, comme la nourriture et l'eau,mais je me rends compte qu'il n'en va pas de même pour les autres." (page 53).

Il aimerait bien pouvoir s'acheter une maison bien tranquille, loin de New York. Bouquiner tranquillement. Il regarde sur internet ; une maison lui plaît beaucoup, avec une véranda qui me semble rappeler celle de sa grand-mère (est-ce aussi pour cela qu'elle lui plaît, la maison ?).

Sa mère tente de le convaincre d'aller à l'Université. Elle parle notamment de la fille d'une amie :
Citation:
"- [….] Elle entre en troisième année. Malheureusement, elle va la passer au Honduras. Il paraît que [l'Université] Brown a une antenne là-bas, où l'on enseigne des artisanats aux autochtones.
- Ça ne devrait pas être l'inverse ?
- Comment ça ?
- Pourquoi les autochtones du Honduras ont-ils besoin que les étudiants de Brown leur enseignent des artisanats ?
- Frances me l'a expliqué. Leurs artisanats ne valent rien, semble-t-il. Alors, grâce à cette antenne, ils vont confectionner des objets d'artisanat qui peuvent se vendre à l'étranger, comme les sacs tissés à la main, les bougies parfumées, les savons." (page 61).

James montre de la réticence, et trouve bizarre qu'on puisse "adorer une université".
Sa mère lui reproche d'être si réticent à éprouver "de l'enthousiasme pour quoi que ce soit, ou même à l'accepter chez les autres. C'est très irritant, et immature." (page 61).
Personnellement, cela m'a fortement rappelé mon entretien avec une psy en première la fac (on y passait tous, ça devait l'occuper, la psy) : "Vous êtes blasé" fut son diagnostic. Ha, ha, ça me fait encore rire.
Revenons-en au roman.
Qu'est-ce qui enthousiasme James ?
"- J'adore Trollope. Et Denton Welch et Eric Rohmer".
On comprend encore mieux le décalage qui peut exister avec ses petits camarades.

Mais il y a également un décalage avec le milieu intello New-Yorkais. Discussion avec sa sœur :
Citation:
"- Tu suivais un cours d'autobiographie ? Ca existe à Barnard ?
- Oui, a répondu Gillian, et cesse de m'interrompre. […]
- Entendu. Je trouve simplement que c'est un peu bizarre de rédiger son autobiographie avant même d'être sorti de l'université.
- Par les temps qui courent, on n'est jamais trop jeune pour rédiger son autobiographie." (pages 186-187).

Une copine à elle est sur le point d'être publiée. Elle a déjà touché six cent mille dollars de l'éditeur.
Citation:
"Son autobiographie était géniale ; Amanda a tout ce qui se fait de mieux dans le style histoire affreuse : l'inceste, la maladie mentale, la drogue la boulimie, l'alopécie, et j'en passe. Tout ce qui se fait de mieux pour une autobiographie. Quelle veinarde !
- Qu'est-ce que c'est que l'alopécie ?
- La chute des cheveux, des poils. Elle était chauve de partout." (page 189).


Sentiments de décalage par rapport aux ploucs, par rapport au snobisme bien-pensant intellectuel (la galerie d'art, l'Université), par rapport aux centres d'intérêts des jeunes de son âge. Peur de l'inconnu, peut-être, ou plutôt de rater quelque chose.
Citation:
"Je crois que c'est ce qui m'effraie : que tout soi aléatoire. Que ceux qui pourraient compter pour vous passent à côté. Ou que vous passiez à côté. Comment savoir ?" (page 200).

C'est un gros problème. Si tout est prédéterminé, cela pose problème (Jacques le Fataliste en sait quelque chose), et si cela ne l'est pas, c'est le hasard qui fait peur.
Peut-on avoir la liberté sans le hasard ?

James espérait que le monde des adultes serait différent de celui des ados, que "le critère d'être cool, ou initié, ou « populaire » ne jouerait plus le rôle d'arbitre du lien social" (page 216).
Mais non. Les adultes sont pareils, ont des lunettes de marque… ils suivent le "conformisme imbécile" (que l'on a pu voir sur des publicités en France, qui incitaient les millions de Français à affirmer leur personnalité unique en portant tous la même marque).

Et le pauvre James ne connaît pas encore le monde de l'entreprise…

Un très bon roman, drôle mais assez triste (mais apaisé ?), qui rappelle par moments L'Attrape-Cœur (dégoût similaire de la bêtise et du snobisme).

_________________
Quand les gens sont de mon avis, il me semble que je dois avoir tort. - Oscar Wilde
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.plathey.net
Marie
Zen littéraire


Messages: 6904
Inscription le: 26/02/2007

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Lun 16 Fév 2009 - 20:06

Citation:
Un très bon roman, drôle mais assez triste (mais apaisé ?),

Je ne l'ai pas trouvé triste.. il a été tellement bien entouré, ce James, même par ses parents d'ailleurs, même s'ils sont un peu barges et absents, que c'est plein d'espoir! Il écrira des romans ou deviendra un nouveau Woody Allen, il a le même genre d'humour!
Quant au monde de l'entreprise , il y a un passage très drôle, après une conversation téléphonique avec un agent immobilier:

Je déteste avoir affaire à quelqu'un qui travaille à la commission. J'ai longtemps ignoré l'existence de ce genre d'emplois; âgé d'une dizaine d'années, j'avais accompagné mon père chez un concessionnaire BMW dans le New Jersey pour acheter une nouvelle voiture , et le vendeur qui s'occupa de nous était si combatif qu'il ceintura mon père lorsqu'il dit qu'il avait besoin de réfléchir et se dirigea vers la sortie. Je me souviens que je demandai à Papa ce qui allait de travers chez ce monsieur et il me répondit que rien n'allait de travers, c'était simplement un requin; que dans certains métiers il fallait être un requin, tout le monde le comprenait et s'y faisait. Je demandai à mon père s'il était un requin et il dit que non, qu'il ressemblait plutôt à un vautour, il laissait les autres tuer la proie et se nourrissait des restes. Dérouté par ces révélations, j'eus envie de lui demander s'il existait des métiers pour les agneaux et les lapins, mais je sentis qu'il ne fallait pas lui poser cette question. Je pensai que je deviendrais peut être plus combatif en grandissant, mais ce n'a pas été le cas , en vérité cela constitue un problème avec lequel je me débats toujours. J'imaginais que des gens dans le milieu artistique pourraient être des agneaux, or je me trompais, John se comporte bel et bien en requin à sa façon branchée, et maman se montre quelquefois très vautour. C'était donc là une autre raison impérieuse pour quitter New York et trouver un moyen de gagner ma vie qui n'exigerait pas que je donne libre cours à des instincts sauvages...

_________________
J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arabella
Zen littéraire


Messages: 4182
Inscription le: 02/12/2007
Age: 47
Localisation: Paris

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Lun 16 Fév 2009 - 21:59

Je n'ai plus le livre, mais j'ai l'impression que je vais très vite l'acheter,néanmoins c'est par moments triste, il y a vraiment une grande souffrance chez James, cela se manifeste en particulier pendant le fameux voyage. Mais l'humour est une de ses façons de se défendre, donc c'est drôle pour le lecteur, et en même temps porteur d'espoir pour le devenir de James.

_________________
Si la raison dominait sur la terre, il ne s'y passerait rien. (Fontenelle)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
eXPie
Zen littéraire


Messages: 4059
Inscription le: 22/11/2007
Age: 36
Localisation: Paris

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Lun 16 Fév 2009 - 22:32

C'est vrai qu'il y a un peu le monde de l'entreprise, notamment le passage où James va manger avec son père. Les cadres ont un bureau avec fenêtre ; leur secrétaire une sorte de cagibis.

De l'humour, oui, il y en a, mais je le vois plus comme la politesse du désespoir que comme autre chose. Il y a des passages franchement drôles, mais attristant d'un certain côté (sur le conformisme, l'humiliation au travail, l'art contemporain, les relations humaines). C'est drôle, mais le fait que ce soit drôle, eh bien c'est triste.
Evidemment, on ressent tous différemment ce qu'on lit (heureusement).

En tout cas,elle est rudement bien, cette phrase d'Ovide.

_________________
Quand les gens sont de mon avis, il me semble que je dois avoir tort. - Oscar Wilde
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.plathey.net
domreader
Agilité postale


Messages: 982
Inscription le: 19/06/2007
Age: 50
Localisation: Ile de France

MessageSujet: Re: Peter Cameron   Sam 21 Fév 2009 - 14:28

Reçu Andorra, hier, mais je pense que je l'aurai fini trop tard pour faire un commentaire dans les 11 auteurs du mois, enfin on verra.

_________________
'La croissance n'est qu'une appellation politiquement correcte pour désigner la cupidité', Arni Thorarinsson, Le Dresseur d'Insectes, 2007.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Peter Cameron

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres…parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Littérature nord américaine (par auteur ou fils spécifiques)-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet