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William Faulkner

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bix229
Sage de la littérature



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MessageSujet: william faulkner   Mer 13 Fév 2008 - 15:12

Quoi ? Ils ont débaptisé Les Palmiers sauvages sans me prévenir ? !

Tout ça au profit d'un titre à la best seller de Lapierre et Collins ?

Bon , moi j'ajoute que les recueils de nouvelles sont particulièrement réussis. Ainsi que L'invaincu qui est aussi une sorte de recueil de nouvelles. En plus, c'est une bonne introduction à l'univers de Faulkner ?
Tu entends Coline, il n'y a pas de malédiction sur une littérature ! Il n'y a que notre regard réticent. Et tout cela peut changer. Queenie, je t'assure la littérature latino américaine est diverse. Demande donc à Amapola qu'elle te parle de la littérature brésilienne...
Quant à la littérature italienne, vous risquez de passer à coté.
Mais bon ce que j'en dis !Suspect
colibri
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animal
Zen littéraire



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MessageSujet: Re: William Faulkner   Sam 16 Fév 2008 - 20:45

Une rose pour Emily et autres nouvelles

(petit folio à 2€... ces nouvelles sont extraites de Treize histoires nous dit la chose)

Quatre petites nouvelles :
- Une rose pour Emily
- Chevelure
- Soleil couchant
- Septembre ardent


quatrième de couverture a écrit:
Au centre des plus célèbres nouvelles de William Faulkner, trois portraits de femmes denses et profonds : la tragique Miss Emily, cloîtrée dans sa maison comme dans ses souvenirs ; Minnie Cooper, vieille fille tourmentée par l'indifférence des hommes jusqu'au meurtre, et Nancy, la blanchisseuse noire abandonnée par son mari, dont le jeune Quentin raconte les peurs et les superstitions.

Un voyage hallucinant au bout de la folie et des passions les plus dangereuses par l'auteur du Bruit et la fureur.


Même ville : Jefferson... tout début XXème siècle ? Faulkner raconte le regard des autres, les "on dit", les habitudes de petite ville et de milieu(x). Et il y en a des différences de milieux... et des envies. Dans ces petites nouvelles on découvre ainsi les histoires de personnages par l'extérieur, la différence. Et les personnages qui nous sont racontés, le sont non parce qu'ils sont seulement socialement différents mais parce que humainement ils suivent un chemin qui a l'air autre et définit comme déjà tracé, chemin que l'on découvre petit à petit.

C'est très sombre, toute l'humanité n'est pas montrée sous son meilleur jour. C'est difficile à poser parce que ça vous attrape de curiosité et de fascination, de fatalité... Dans l'avant dernière nouvelle, avec Nancy la blanchisseuse j'ai retrouvé cette drôle de narration à travers l'enfance, qui m'avait marquée dans The unvanquished.

c'est étouffant, violent et un peu fou... c'est beau en même temps.

Si j'en crois mes deux seules lectures de cette auteur. Ce petit livre est idéal pour mettre le bout de sa patte dans cette univers particulier... Chaque nouvelle est significative (un léger faible pour la seconde : histoire d'un coiffeur obscurément dévoué à son amour)

extrait bientôt.

rem : la dernière nouvelle Septembre ardent qui fait moins portrait de femme que les trois autres est particulièrement dure : pseudo vengeance vraiment aveugle sur bouc émissaire noir par gros c..(s) violent(s).
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coline
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MessageSujet: Re: William Faulkner   Sam 16 Fév 2008 - 21:35

bix229 a écrit:
Si je suis un lecteur de Michon, Coline ?

Je pense bien ! C'est peut etre notre meilleur romancier vivant...

Meme s'il n'avait écrit que Vies minuscules...

De temps en temps, me donner un bon coup de coude dans les cotes, Coline !surpris
colibri


Oh...je n'avais pas vu ta réponse...Very Happy
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« Parfois on rêve de recevoir un beau mensonge, des paroles dont on dit qu’elles sont dictées par l’amour. Dans l’instant on pleure dans les bras de personne, éperdument. » (Marie Cosnay, Adèle la scène perdue)
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bix229
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MessageSujet: william faulkner   Sam 16 Fév 2008 - 22:24

Tu parles bien de ce livre, Animal, ça donne envie de le lire à ceux qui
ne connaissent pas Faulkner, et à moi de le relire, au moins ses nouvelles dans un premier temps. Coline, pas tentée ?

colibri
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animal
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MessageSujet: Re: William Faulkner   Dim 17 Fév 2008 - 10:55

extrait (de Chevelure) :

Citation:
Quelques fois, j'avais envie de tout leur raconter. J'arrivais à Jefferson, je le trouvais là derrière son fauteuil. Il ne changeait pas, son visage ne vieillissait pas, pas plus que ne chageait la couleur des cheveux de la petite Reed malgré toute la gomme et la teinture qu'elle fourrait dessus. Mais il était là, rentré de son "petit tour par là-bas", à économiser pendant une année, à aller tous les dimanches à l'église, à réserver ce fameux sac de bonbons à la menthe pour les enfants qui venaient se faire couper les cheveux par lui, jusqu'à ce que le moment arrivât de prendre sa valise en carton et ses économies d'une année et de retourner à Division verser un accompte sur l'hypothèque et nettoyer la maison.

Parfois, quand j'arrivais à Jefferson, il était parti, et Maxey me racontait la façon dont il coupait les cheveux à la petite Reed ; il en enlevait un peu ici, un peu là, et tenait le miroir pour qu'elle pût voir, comme si elle eût été actrice. "Il ne la laisse pas payer, dit Matt Fox. C'est lui qui paye lui-même de sa poche les vingt-cinq cents et les mets dans la caisse.
- Eh bien, c'est son affaire fit Maxey. Tout ce que je vois là-dedans ce sont les vingt-cinq cents. Je me fiche pas mal d'où ils viennent."

Cinq ans après, j'aurais peut-être dit : "C'est probablement son tarif." Parce qu'elle avait fini par être enceinte. On le disait du moins, quant à moi je n'en sais rien, si ce n'est que les bruits qu'on fait courir au sujet des jeunes filles ou des femmes ne sont la plupart du temps que jalousie et revanche de la part de celles qui n'osent pas en faire autant, ou n'en ont pas trouvé l'occasion. Mais au mois d'avril, à l'époque où il était absent, on chuchotait qu'elle avait fini par être enceinte, qu'elle avait essayé de se faire avorter avec de la térébentine et qu'elle était très malade.

En tout cas, pendant à peu près trois mois on ne la vit plus dans les rues. Quelques-uns disaient qu'elle était dans un hôpital à Memphis, et quand elle vint de nouveau au salon de coiffure, ce fut le fauteuil de Matt qu'elle choisit, bien qu'à ce moment-là celui d'Hawkshaw fût libre, pour tourmenter celui-ci, peut-être, comme elle l'avait déjà fait. Maxey dit qu'elle avait l'air d'un spectre fardé, qu'elle paraissait décharnée et maladive, malgré sa robe aux couleurs criardes et tout le reste, tandis qu'assise dans le fauteuil de Matt elle remplissait toute la boutique de son caquetage et de ses rires, de son parfum et de ses longues jambes qui semblaient toujours nues, et qu'Hawkshaw à côté de son fauteuil vide faisait semblant d'être très occupé.

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Miss Tics
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MessageSujet: Re: William Faulkner   Dim 9 Mar 2008 - 12:32

Je commence "Tandis que j'agonise" de Faulkner, c'est le premier livre de lui que je lis et j'espère que c'est un bon choix pour débuter... Suspect
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MessageSujet: Re: William Faulkner   Sam 17 Mai 2008 - 3:56

Citation:
Pourquoi lire Faulkner,
pourquoi s’écorcher volontairement la cornée
sur ces phrases interminables,
ces phrases à la syntaxe impossible,
presque ridicule, pourquoi s’entêter à déchiffrer
une œuvre à laquelle l’auteur lui-même avouait
parfois ne rien comprendre?
Faulkner doit être lu pour la dureté des mots,
l’âpreté du propos, et pour sa totale maîtrise du langage,
utilisé parfois comme une matraque,
parfois comme une paire de cisailles rouillées.
Il doit être lu et admiré pour l’indéniable modernité
de son œuvre — intemporelle, vraiment.

Il faut le lire comme les cinéphiles voient Lynch ou Fellini,
comme les mélomanes écoutent Monk ou Mahler:
l’œuvre est complexe, ardue mais essentielle.

William Faulkner: Les Snopes, une histoire de famille


avec une invitation comme celle-là,
je vais donc me laisser tenter par Faulkner.
avec entre autres " Une rose pour Émily" suivit des Snopes.
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William Faulkner

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