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 Milan Kundera

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Bellonzo
Sage de la littérature


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MessageSujet: Re: Milan Kundera   Jeu 8 Jan 2009 - 22:00

Coline je n'en attendais pas moins de toi.Rien à voir mais conseille-moi un livre de Henry Bauchau,mon premier.Le boulevard périphérique? Ou un autre?

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Au bar le Lieutenant Drogo boit un verre avec Bogart,Don Quichotte et le Dr .Jekyll.
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coline
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MessageSujet: Re: Milan Kundera   Jeu 8 Jan 2009 - 22:09

Bellonzo a écrit:
Coline je n'en attendais pas moins de toi.Rien à voir mais conseille-moi un livre de Henry Bauchau,mon premier.Le boulevard périphérique? Ou un autre?


Oui...Le boulevard périphérique c'est bien!...
Ou L'enfant bleu?
Ou Oedipe sur la route?
Ou Antigone?...

Mais je m'excite... content ...Un seul, m'as-tu demandé, pour commencer...Le boulevard périphérique...

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"Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie."
(Jean Louis Barrault)
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kenavo
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MessageSujet: Re: Milan Kundera   Jeu 8 Jan 2009 - 22:16

Epi a écrit:
J'aimerais retrouver le bonheur de lire Kundera et ce sera peut-être avec ce livre qui me tente même si je doute un peu, il m'a tellement déçue ! Pourtant, je l'ai aimé lui !
un peu de même pour moi.. pour l'instant je m'abstiens.. bien que le commentaire de Bellonzo pourrait me redonner envie Wink

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Saint Augustin
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toma
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MessageSujet: Re: Milan Kundera   Dim 15 Fév 2009 - 3:22

Kundera, l'auteur que j'ai le plus aimé - avec Bukowski...

Ses histoires n'ont aucun intérêt.

Ses personnages sont fantomatiques et pourtant plus vrais que nature... ils flottent dans le réel, un décor de carton-pâte...

Il a un côté médecin-légiste... au chevet du roman et des personnages... arrivé trop tard pour faire des romans classiques... (d'où son côté médecin-légiste). Un autre de mes favoris, Volodine, est coincé dans le même tunnel...

le dernier livre que j'ai lu de lui : "Jacques et son maître"... une variation à partir de "Jacques le fataliste". Un texte amusant, intelligent et audacieux. A lire !

j'ai reçu ce matin un essai de François Ricard sur l'oeuvre de l'auteur, j'aurai donc l'occasion d'en dire davantage sur Kundera et d'en faire un portrait un peu plus flatteur...
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isabus2
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MessageSujet: Kundera   Jeu 23 Juil 2009 - 15:49

L'identité

J'ai fini le roman, l'écriture est simple. Les deux personnages en font toute l' originalité. Dans la collection Folio, en postface, François Ricard présente une certaine analogie avec La lenteur L'anti-conformisme auquel le couple, Jean-Marc et Chantal, fait preuve est remarquable. Car, si d'un coté ils sont intégrés socialement, leur couple lui vit en marge. "Car tel est bien l'amour de Jean-Marc et Chantal: un espace aménagé en marge du monde, à l'écart de la vie, contre la vie, en fait, et donc "une hérésie, une transgression des lois écrites de la communauté humaine" est écrit en 4ème de couverture.

Le titre pourrait prêter à de nombreuses erreurs d'interprétation. Comme l'auteur est tchèque, on peut dès lors s'embarquer à penser d'histoire de nationalité, de racines et bien, il n'en est rien. C'est l'oeil de l'autre, de l'être aimé qui a tout l'intérêt. La beauté avec laquelle les sentiments et les émotions sont mis à nu est un chef d'oeuvre de sincérité.
Conseil qui n'engage que mes mots : Avant de lire, relire le début de L'Alchimiste de Coelho, cela ouvre le diaphragme de l'âme.

Un passage est peut-être un peu glauque, selon ma sensibilité, mais sortir grandie d'une oeuvre mérite bien de passer outre. Bonne lecture.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Milan Kundera   Jeu 30 Juil 2009 - 9:06

Pour Steven qui était hier à la recherche du fil Kundera Wink


Exercices d'admiration

Corina Ciocârlie
Le Jeudi


Dans son dernier ouvrage, Une rencontre, paru chez Gallimard – comme tous les autres –, Milan Kundera paie sa dette envers des œuvres qu'il admire et qu'il arpente en long et en large afin d'y débusquer des réponses plausibles à des questions qui ne se posent pas.

Depuis quand Karénine ne faisait-il plus l'amour à Anna? Et Vronski? Aviez-vous déjà remarqué que les protagonistes des grands romans – Pantagruel, don Quichotte, Valmont, Tom Jones, Werther – n'ont pas d'enfants? Sauriez-vous pourquoi les gens, malgré leurs expériences vécues, sortent d'une épreuve historique «toujours aussi bêtes qu'ils y sont entrés»?
Tout comme Francis Bacon – qui se sentait plus proche de Shakespeare que de Beckett, auquel il était pourtant sans cesse comparé –, Milan Kundera se réclame de l'histoire de l'art dans sa totalité: «Le XXe siècle ne nous dispense pas de nos dettes envers Shakespeare.» À ses yeux, le besoin de garder près de nous les pâles silhouettes à demi oubliées de nos prédécesseurs ne relève guère d'une futile exhibition intellectuelle, mais du simple désir de «garder le temps passé à l'horizon du roman et de ne pas abandonner les personnages dans le vide où la voix des ancêtres ne serait plus audible».

Vieux amours

Avec ces neuf essais (dont certains revisités) qui s'inscrivent dans la lignée de L'Art du roman et des Testaments trahis, Kundera convie donc le lecteur à Une rencontre avec ses réflexions et ses souvenirs, ses vieux thèmes (le kitsch, l'idylle, la nostalgie) et ses vieux amours (Rabelais, Kafka, Broch, Janacek).
En mettant ses pas dans ceux de Nabokov, de Gombrowicz ou de sa compatriote Vera Linhartova – qu'il cite dans un mémorable intermezzo sur la liberté de l'écrivain, jamais «prisonnier» d'une seule langue ou d'une seule nation –, l'auteur de La Plaisanterie prouve, une fois de plus, qu'il a su transformer son exil en départ libérateur «vers un ailleurs, inconnu par définition, ouvert à toutes les possibilités».
Le monde selon Kundera, qui a pourtant changé depuis 1929 (sa date de naissance) ou depuis 1975 (l'année de sa seconde «naissance» parisienne), laisse entrevoir ce qui reste «tristement inchangeable, inchangeablement humain»: la solitude de l'individu abandonné face à son corps, le mystère de l'humour en tant que dernier refuge de l'humain, la persistance de la mémoire, mais aussi l'étonnante évidence que tout ce qui est (la peinture, la musique, le «désespoir joyeux» de Francis Bacon, cette «comique absence de comique» chez Dostoïevski, la séduction de l'invraisemblable chez Malaparte, l'esprit anti-moraliste et anti-idéologique de Hrabal) peut aussi ne pas être…

Listes noires

Dans Les Dieux ont soif, d'Anatole France, Kundera retrouve le leitmotiv existentiel qui traverse son Livre du rire et de l'oubli, à savoir la cohabitation de l'histoire insupportablement dramatique et du quotidien insupportablement banal: «Une cohabitation qui étincelle d'ironie, vu que ces aspects opposés de la vie se heurtent constamment, se contredisent, se ridiculisent l'un l'autre».
D'ailleurs, c'est en rendant hommage au même Anatole France – mis au ban par les poètes surréalistes – qu'il parvient à balayer d'un geste de la main les récentes accusations de délation politique qui lui auront peut-être coûté, à lui, un prix Nobel: «Sous le ciel troué d'une telle mémoire vaporeuse et illusoire, nous sommes tous à la merci des listes noires, de leurs verdicts arbitraires et invérifiables, toujours prêts à singer leur stupide élégance.»
Et pour que rien de lourd ne reste de cet épisode, il passe à autre chose, sans aucun pathos, aucun rire jaune, avec seulement «un léger, léger, léger voile de tristesse» qui est devenu sa marque de fabrique.



source

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MessageSujet: Re: Milan Kundera   Jeu 22 Oct 2009 - 21:54

Le livre du rire et de l'oubli (Kundera)

A la croisée des chemins entre recueil de nouvelles, essai, fiction et autobiographie, on s'engage dans Le livre du rire et de l'oubli comme porté par une indicible quiétude qui s'affine au gré des mots comme une subtile sérénité remémorative des lectures de l'enfance, tant Kundera "conte" ses personnages, ses lieux, ses idées...
Tout ici est coulant, d'un naturel qui apaise. Et pourtant, sous cette simplicité de style, on aborde de nombreux sujets autrement plus profonds qu'ils n'y paraissent: le rire bien sûr, et l'oubli, celui d'un peuple en perte d'identité, celui de l'être aimé, celui de soi-même... Puis l'exil, le désir, l'oppression politique, comme autant de thèmes récurrents d'une œuvre langoureusement poétique et inclassable.
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tom léo
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MessageSujet: Re: Milan Kundera   Sam 24 Oct 2009 - 10:08

Voila que le fil avait remonte et moi, je viens aussi de terminer une deuxieme lecture de "L`insoutenable legerete...".

Je suis heureux de cette relecture, mais encore plus impressionne par le cote "reflexion" de ce livre. Il faut quand meme dire que l`auteur est tres present: il donne des commentaires sur les actes et pensees de ses acteurs et developpe quasimment des theses, des enonces, des explications. Souvent en faisant cela il est originale et nous donne sur quoi reflechir. Mais il y a des passages ou il presente les choses comme si il aurait fait le tour de la question: il avait presente differentes alternatives en exposant par exemple le vecu aussi bien des uns que des autres. Le meme evenement est raconte sous differents angles, points de vue. Cela me plait. Mais est-ce que jamais on epuise les regards sur un evenement, est-ce que meme un conteur soi-disant omniscient peut pretendre avoir etaler toutes les possibilites? La, je trouve des fois que Kundera est un peu...- quoi? - trop sur de lui-meme.

Mais c`est un livre que je peux recommander...!!!
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Milan Kundera

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