Un titre qui reste toujours dans un coin de ma tête,
le "Cherokee Mist" d'Hendrix
Curieusement, je ne connais pas l'originale d'Hendrix
mais j'adore ce que le bassiste suédois
Jonas Hellborg en fait dans
The Word (1995), une interprétation plutôt douce et grâcieuse, qui m'évoque le même type d'atmosphère qu'on retrouve chez
Vesaas dans
Palais de Glace, l'hiver scandinave, la glace, le rêve....
Sensation qui doit surement beaucoup aux sonorités du disque et à sa formation singulière: une basse acoustique, un quartet à cordes (celui de l'américain David Soldier), et une batterie (Tony Williams!).
C'est écrit et arrangé avec beaucoup de raffinement, une mélancolie qui transporte.

A écouter
iciCette mise en relation est très subjective, mais je retrouve par exemple aussi une collusion proche entre Vian et Robert Wyatt: l'humour et la poésie, l'amour de la vie et des femmes avec, derrière, comme un mal-être toujours présent; deux artistes qui ont, en tout cas, profondément marqué mon rapport à la musique/l'écriture. Je me suis d'ailleurs toujours demandé jusqu'à quel point nos expériences d'auditeur et de lecteur pouvaient être liées, et par là, nos goûts musicaux/littéraires...
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I lie in the road trying to trip up the passing cars
Yes me and the hedgehog we bursting the tyres all day