
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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bix229 Zen littéraire

Messages: 5045 Inscription le: 24/11/2007 Localisation: Lauragais (France)
 | |  | | sentinelle Zen littéraire

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 | |  | | sentinelle Zen littéraire

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 | Sujet: Re: Hubert Felix-Thiefaine Mer 23 Avr 2008 - 19:24 | |
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|  | | Steven Sage de la littérature

Messages: 2809 Inscription le: 26/09/2007 Age: 37 Localisation: Saint-Sever (Landes)
 | Sujet: Re: Hubert Felix-Thiefaine Mer 23 Avr 2008 - 19:40 | |
| On part de Bashung, et on arrive à Hubert Félix Thiéfaine !! Je ne connais pas du tout, ou très peu Bashung. Pas un seul titre cité ne m'évoque quoique ce soit... Par contre, Thiéfaine j'adore. Et je ne suis pas d'accord avec Bix quand il dit que Thiéfaine était plus percutant à ses débuts. Il a évolué, se rapprochant peu à peu d'un de ses grands modèles : Léo Ferré (pour les paroles, pas la musique). Et "Défloration 13" est à mon sens un de ses meilleurs albums... | Citation: | Les fleurs de rêve obscur sécrètent de noirs parfums Dans la féérie marbrée des crépuscules forains Théâtre d'harmonie, panorama lunaire Aux délicieuses lenteurs de cortège funéraire Où les âmes nuageuses nimbées de sortilèges S'évaporent dans l'ivresse glacée d'un ciel de neige Banquise phosphorescente et bleu-mélancolie Qui projette ses violons sur d'étranges rhapsodies Aux étranges accords sous d'étranges latitudes Qui te révèlent les fastes de la solitude |
Je me relis et ... aucun rapport avec Bashung !!! Je le laisse ici et je verrai si quelqu'un ouvre un fil sur Thiéfaine, je ferai un copié/collé. _________________ Le jour où les terriens prendront figure humaine, j'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène.
Hf Thiéfaine
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|  | | sentinelle Zen littéraire

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 | |  | | sentinelle Zen littéraire

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 | Sujet: Re: Hubert Felix-Thiefaine Mer 23 Avr 2008 - 20:07 | |
| Merci ma reine  |
|  | | bix229 Zen littéraire

Messages: 5045 Inscription le: 24/11/2007 Localisation: Lauragais (France)
 | Sujet: Hubert Felix Thiéfaine Mer 23 Avr 2008 - 20:15 | |
| J'ai dit à propos de Thiefaine qu'il était plus percutant à ses débuts. Je n'ai pas dit plus poétique. Ce n'est pas pareil...  |
|  | | Steven Sage de la littérature

Messages: 2809 Inscription le: 26/09/2007 Age: 37 Localisation: Saint-Sever (Landes)
 | |  | | Steven Sage de la littérature

Messages: 2809 Inscription le: 26/09/2007 Age: 37 Localisation: Saint-Sever (Landes)
 | Sujet: Re: Hubert Felix-Thiefaine Mer 23 Avr 2008 - 21:17 | |
| Avant propos d'une monographie de Pascale Bigot : | Citation: | C'était chez moi, en Italie, il y a quelques années. Hubert-Félix, à table, participait au silence de cette Toscane encombrée de souvenirs colorés. J'attendais Leonardo da Vinci. Nous l'attendions, tous, avec dans le fond de nos consciences l'Amour et la fureur d'aimer et de le faire savoir. Hubert-Félix se taisait. Leonardo ne vint pas. C'était l'été, les cigales nous le faisaient savoir avec, dans le fond de leurs castagnettes, une volonté rythmique très proche du théâtre et de la scène... Il vint alors, Hubert-Félix, débordant de tendresse, parlant, chantant et donnant au verbe une pathétique présence : c'était un oiseau vainqueur, les cigales sous les ailes, la musique se révélant soudain comme l'inédit de la folie, quand la folie devient maîtresse et que plus rien ne l'arrête. Le voilà, Hubert-Félix, le silence en bandoulière et Leonardo dans les mirettes. Dans la salle pleuraient les loups déchaînés. Les louves tendaient les bras vers ce lac de lumière où la musique se teint en rouge avant de disparaître. Les mots d'Hubert-Félix emportent tout vers l'inconnu, vers la tendresse aussi, quand la tendresse lui prend la main. A toute de suite, Hubert !
Léo Ferré |

Et un lien ou on trouve le texte intégral de cet ouvrage, publié en 1988 et introuvable aujourd'hui : http://www.thiefaine.free.fr/ACCUEIL/Hft.php _________________ Le jour où les terriens prendront figure humaine, j'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène.
Hf Thiéfaine
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|  | | Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Re: Hubert Felix-Thiefaine Jeu 24 Avr 2008 - 12:30 | |
| aaah HFT Découvert lorsque je partageais un appart' avec une copine. Notre appart-aquarium se mariait bien avec Alligator 427. Une de mes préférées je pense. Quoique... quand j'entends Les dingues et les paumés ou la plus "classique" Je t'een remets au vent" - je sombre dans une douce folie. aaah et la cancoillotte !!! qu'est-ce que c'est bon la cancoi !! (eh voilà j'ai envie de danser mio maintenant!!!!! _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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|  | | K Envolée postale

Messages: 292 Inscription le: 30/11/2007 Age: 36 Localisation: Belgique
 | Sujet: Re: Hubert Felix-Thiefaine Ven 25 Avr 2008 - 16:07 | |
| | Citation: | Je déplace tout ça lorsque K aura créé le fil Thiéfaine  |
Ben... c'est fait, apparemment.
Sinon, pour y aller de mon petit commentaire sur Hubert, je l'ai découvert avec son premier album, qui s'intitulait Tout corps vivant branché sur le secteur étant appellé à s'émouvoir (il avait déjà le chic pour les titres bizarroïdes !) On y trouvait bien sûr, entre autres, la fameuse "fille du coupeur de joints" (n'est-ce pas, Sentinelle ? Ca te rappelle des souvenirs d'herbivore peut-être ? ), un séminariste à moto ("22 mai"), un vendeur de cerceuils ("La maison Borniol") qui appate le client en déclarant : "15 % d' réduction sur suicides collectifs !" (humour noir) et un fou qui a chanté dix-sept fois, sans oublier la cancoilotte bien sûr mais celle-là, j'ai dû vraiment avoir le texte sous les yeux pour la comprendre ! Un premier album très original, complètement atypique pour l'époque (1977).
J'ai moins accroché à sa période purement rock années 80 (Eros uber alles), voir carrément décroché avec un album à la noirceur néo-gothique (Fragments d'hébétude).
Mon préféré reste Défloration 13, toujours aussi pessimiste sur le fond mais quand même moins étouffant que "Fragments... Quelques morceaux énergiques ("Joli mai mois de Marie", "Parano-safari..."), des textes d'une grande lucidité ("Eloge de la tristesse", l'incroyable "Also sprach Winnie l'ourson"), chanson surréaliste ("Les fastes de la solitude"), un petit rayon de soleil tout de même ("Le Touquet juilllet 1925") et anarchie défoulante ("Quand la banlieue descendra sur la ville"). Pas vraiment accessible à la première écoute, peut-être, mais on y prend goût dès la seconde. Et puis, une superbe pochette :

Je ne résiste pas à coller le texte de Also sprach Winnie l'ourson, même s'il est un peu long :
La nuit s'achève les étoiles pèlent le jour se lève ta mère vêle & ton rêve amer commence en transe & sans trêve en enfer car tu sais qu'on achève les nouveaux-nés les veaux de l'année qui cassent la cadence dès que tu nais on te met le pied à l'étrier
& faut ramer toute la journée tu es damné tu es fiché sur le fichier qui fait chier les fauchés échauffés & les chattes échaudées & giflé par le chef qui te dit : l'apprenti si tu fais ci tu fais pas ça tu sais la vie c'est pas du cinéma ; qui rit le mercredi vendredi pleurera & sans doute cramera son karma comme un rat le mardi ; oh la la l'abruti qui l'employé du mois jamais ne deviendra also sprach winnie l'ourson
peu à peu t'avances dans la danse mais faut apprendre à reculer à t'effacer faut pas comprendre faut pas toucher pas mettre les yeux dans le même panier ni les doigts dans le nez des mémés aux gros nénés pas fumer dans les cabinets ni picoler sur l'oreiller : boire ou bander il faut choiser la vie c'est pas comme dans une salle de projection avec du pop-corn à la con & les deux mains nichées sur des nichons au bout de l'hameçon de l'âme-soeur qui te fait l'ascension de ton bandonéon & quand les petites culottes mouillent & se retrouvent soûles dans la foule vas-y cool roule & roucoule ma poule la vie c'est pas qu'un vit y a tous les sans q.i qui drucker le dimanche & nohain le jeudi also sprach winnie l'ourson
mais y a pas que les conneries futiles & dérisoires qui flinguent le quotidien du citoyen moyen il y a les horreurs que nous livre l'histoire à la une des journaux pour faire jouir t.f.1 entre bombardements accidents tremblements de terre ici ou là dans l'attentat du temps pas la peine de t'inscrire pour les tribulations du roumi jean marie parti en algérie pour que t'aies la vision des cruelles perversions ineffables infamies de ces démocraties it's not utile itou de relire cheyenne autumn ou autre chose de marie sandoz pour connaître la cause des névroses des nécroses overdoses cirrhoses des autochtones piégés par la psychose des visages roses moroses also sprach winnie l'ourson
pas la peine de revoir "le mépris" de godard ni "la honte" de bergman ni "gang bang à cuba" pour finir en paumé à la sortie des gares entre une vieille hétéro deux diesels & trois rats & quelques veuves austères -militantes limitées dévorant les rognons de leurs enfants morts-nés pas la peine d'écouter la fin du titanic vue par gavin bryars déjà tu coules à pic déjà l'ultime question n'attend plus les réponses aux métaphores obscures obsolètes & absconses les mots sont des rapaces qui tournent hallucinés au-dessus du corral où pleurent des fiancés l'amour est un enfant de coyote enragé qui fuit le chapparal en emportant les clés also sprach winnie l'ourson
mais faudra te relever embrayer faire semblant de gagner de boxer de montrer toutes tes dents les gens d'ici n'aiment pas les souffreteux-gisants qui leur donnent l'impression que la vie c'est pas kiffant tu devras leur faire croire que tu t'en es sorti que maintenant tu t'en fous que ce qui est dit est dit même si ça veut rien dire les gens d'ici s'épanchent si tu leur donnes pas l'illuse d'être des museaux de tanches parfois faudra aussi faire croire que tu les aimes que tes synapses cramées te servent encore d'antennes & leur servir à boire les noyer dans l'amour dans l'ivresse des caresses des baisers de velours l'amour est un enfant de poème incongru qui bugle de son muggle aux remugles d'hallus les morues de la rue also sprach winnie l'ourson
maintenant tu es mûr pour le combat dans ton hamac tu sais tout tu sais rien c'est pareil c'est en vrac c'est l'éternel scénar c'est l'éternel roman c'est ce qu'on nous apprend dans l'ancien testament dans l'odyssée d'homère dans play-boy dans france-soir dans les pièces de shakespeare les manuels d'histoire dans le journal de mickey dans les modes & travelots dans vélo-magazine dans " mets-la-moi-rocco " dans le petit albert dans le livre des morts dans le coran dans l'argus dans le journal des sports dans batman aristote bukowski ou schiller van gogh warhol pollock debussy ou mahler dans fustel de coulanges notorious big aussi & puis dans la naissance de la tragédie & dans winnie oui dans winnie also sprach winnie l'ourson
Mais il y a pas mal d'albums que je ne connais pas encore et on les trouve difficilement chez les disquaires ou en Médiathèque. Pas assez commercial, Thiéfaine. Trop critique. Tant mieux.  |
|  | | sentinelle Zen littéraire

Messages: 5701 Inscription le: 20/07/2007 Age: 39 Localisation: Belgique
 | Sujet: Re: Hubert Felix-Thiefaine Ven 25 Avr 2008 - 17:23 | |
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|  | | Steven Sage de la littérature

Messages: 2809 Inscription le: 26/09/2007 Age: 37 Localisation: Saint-Sever (Landes)
 | Sujet: Re: Hubert Felix-Thiefaine Sam 17 Mai 2008 - 22:36 | |
| Un peu la même chose que Sentinelle. Beaucoup, beaucoup de souvenirs sur ce chanteur, et sa musique. Certaines de ses chansons me font halluciner. Notamment celle-ci, qui décrit sa ville natale et ses jeunes années, créant un univers noir à souhait : | Citation: | Villes natales et frenchitude Clichés de poubelles renversées Dans la neige au gris jaunissant Ou un vieux clébard estropié R'niffle un tampon sanguignolent. Givré dans la nuit de Noël, Un clocher balbutie son glas Pour ce pékin dans les ruelles Qui semble émerger du trépas. Il vient s'arrêter sur la place Pour zoomer quelques souvenirs, Fantômes étoilés de verglas Qui se fissurent et se déchirent. Ici, y avait un paradis Ou l'on volait nos carambars. Maint'nant, y a plus rien, mon zombi, Pas même un bordel ou un bar. Voici la crèche municipale, Sous son badigeon de cambouis, Ou les générations foetales Venaient s'initier à l'ennui. Cow-boys au colt 45, Dans la tendresse bleue des latrines, On était tous en manque d'indiens Devant nos bols d'hémoglobine. Voici l'canal couvert de glace Ou l'on conserve les noyés Et là, c'est juste la grimace D'un matou sénile et pelé Mais ses yeux sont tellement zarbis Et son agonie si tranquille Que même les greffiers, par ici, Donnent l'impression d'être en exil. Voici la statue du grand homme Sous le spectre des marronniers Ou l'on croqua la première pomme D'une quelconque vipère en acné Et voici les murs du lycée Ou t'as vomi tous tes quatre heures En essayant d'imaginer Un truc pour t'arracher le cœur Mais t'as jamais vu les visages De tes compagnons d'écurie. T'étais déjà dans les nuages A l'autre bout des galaxies, Trop longtemps zoné dans ce bled A compter les minutes qui tombent, A crucifier de fausses barmaids Sur les murs glacés de leurs tombes. Un camion qui passe sur la rocade Et le vent du Nord se réveille Mais faut pas rêver d'une tornade. Ici les jours sont tous pareils. |
_________________ Le jour où les terriens prendront figure humaine, j'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène.
Hf Thiéfaine
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|  | | Steven Sage de la littérature

Messages: 2809 Inscription le: 26/09/2007 Age: 37 Localisation: Saint-Sever (Landes)
 | Sujet: Re: Hubert Felix-Thiefaine Ven 5 Sep 2008 - 21:56 | |
| Un petit morceaudes années 80, comme ça, pour ce soir : http://fr.youtube.com/watch?v=E4Ab3vMIidc _________________ Le jour où les terriens prendront figure humaine, j'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène.
Hf Thiéfaine
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|  | | Queenie Administrateur

Messages: 9977 Inscription le: 02/02/2007 Age: 29 Localisation: -Monolithe-
 | Sujet: Re: Hubert Felix-Thiefaine Ven 20 Fév 2009 - 11:59 | |
| ça fait bien longtemps, et y'a des matins où ça sonne bien La vierge au Dodge 51 _________________ Shielded from unexpected fury Frightened survivor in my world too shy to see Softly I spoke, softly I'm dying Crushed by your power, by my wilingness to bleed
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