Lorsque j'étais une toute petite fille, ma meilleure amie avait une soeur plus âgée que nous. Par elle, j'ai découvert très tôt Joan Baez et je l'ai aimée d'emblée.
Ses chansons ont accompagné toute ma vie. J'achetais tous ses disques et j'ai eu la chance de la voir deux fois en concert.
Je l'ai un peu moins écoutée ces dernières années mais il suffit que je mettre un CD pour que je tombe aussitôt sous le charme de sa voix.
La semaine dernière, j'ai réentendu soudain dans le spectacle d'Ariane Mnouchkine sa version des
Bacchianas Brasileiras n°5 ...
Alors ces derniers jours, je n'ai écouté que des disques de Joan Baez...
Joan Baez naît à New York, le 9 janvier 1941.
Fille de père mexicain et de mère irlandaise, Joan apprend à faire face à la discrimination et aux injures racistes.
Joan Baez est dotée d’une voix de soprano absolument unique, et un léger vibrato ajoute une immense intensité à chacun de ses morceaux.
Dès 1959, la jeune chanteuse se fait remarquer dans un festival avec des chansons traditionnelles. Joan Baez fait ses débuts à Boston au Newport Folk Festival de 1959.
En 1960, elle sort son premier album, « Joan Baez ».
Pour elle, la musique sert à interpeller les consciences. Avec les chansons de Bob Dylan, dont elle tombe amoureuse, Joan poursuit son activisme.

En solo, avec sa guitare acoustique, Joan Baez chante le folk, l’inégalité entre les hommes, la pauvreté, l’inanité de la guerre, les trahisons amoureuses ou la rédemption. Celle qui interprète la condition humaine, en lui donnant des accents de tragédie, de dignité et de résistance, est surnommée «
la reine du Folk » ou «
la Madone des pauvres gens ».
Luttant pour les droits de l’Homme, Jan Baez ne se considère pas seulement comme une chanteuse, mais aussi comme une politicienne.
Lors du discours historique de Martin Luther King, elle est là pour faire chanter «
We Shall Overcome » aux manifestants. Comme Martin Luther King, elle rêve de justice et ne craint pas la mort physique si elle doit libérer de la mort psychologique.

En 1965, poursuivant ses engagements politiques, Joan Baez fonde l’institut pour l’étude de la non-violence. Soucieuse de délivrer un message de paix et de liberté, elle multiplie, tout au long de sa carrière, les apparitions dans le monde entier. En pleine guerre du Vietnam, elle part à Hanoi, avec les soldats, pour aider Amnesty International à s’établir.
De Woodstock à la Fête de l’Humanité, de Sarajevo à Madrid, Joan s’oppose à la guerre et à la dictature.
Joan chante la souffrance en anglais, mais pour les Chiliens, qui souffrent de la politique de Pinochet, elle chante en espagnol. «
No Nos Moveran » est censuré sous Franco. En 1977, trois ans après la mort du dictateur espagnol, elle se rend en Espagne pour l’interpréter.
Dans les années 70, « la reine du Folk » épouse le leader du mouvement anti-guerre David Harris, un fan de country. Par amour, elle se tourne vers la Country.
Puis plus tard vers la pop avec
Come from the Shadows (1972). Elle continue sur cette voie pop rock et commence à écrire ses propres chansons.
Diamonds & Rust (1975) disque d’or, lui permet de sortir son premier album entièrement écrit par elle-même,
Gulf Winds( 1976.)
Son album,
European Tour (1980) sort uniquement en dehors des Etats-Unis.
Dans les années 80, Joan Baez se tourne vers le rock engagé. Dans «
Recently », elle interprète «
Biko » de Peter Gabriel.
En 1990, elle poursuit engagements et collaborations.
En 2003, Joan Baez sort «
Dark Chords On A Big Guitar »
Ses nombreux succès, dont «
Suzanne », «
Stewball », «
Farewell Angelina », «
Amazing Grace » , etc…
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"Faire du théâtre c'est exorciser les démons de notre Personnage. Pourrais-je dire: si j'ai fait du théâtre, c'était pour m'éviter de jouer la comédie dans la vie."
(Jean Louis Barrault)