Parfum de livres…parfum d’ailleurs

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 Grains de mots d'un sousmarin au fil du temps...

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sousmarin
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MessageSujet: Une petite histoire...   Dim 8 Avr 2007 - 17:26

La situation :

Dans une pièce totalement fermée (portes et fenêtres sont closes) gisent par terre Roméo et Juliette.
Ils sont tous deux morts et autour d'eux, on peut voir de l'eau et des débris de verre.
Ils sont là, au pied d'une table.


Le déroulement des faits :

Je vais me payer Juliette, se dit un jour Roméo.
En sournois, il se faufila près du logis de Juliette et se positionna pour l’attraper. Malheureusement pour lui, il ne vit pas la cale mal placée sous le pied arrière gauche de la table soutenant son corps …
Malgré le poids relativement léger de Roméo, la cale ripa lorsque ce dernier, plein d’assurance, s’apprêta à porter le coup de grâce et il tomba dans l’eau.
Suite au choc, Juliette sortit de l’eau sans le vouloir et en mourut. Roméo par contre, ne pu en sortir et en mourut...car le cercueil de verre se brisa mais trop tard !



Pour la chute : cliquez dans le cadre

Spoiler:
 

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MessageSujet: L’amour malsain   Mer 11 Avr 2007 - 11:53

Dans l’aube blafarde, un enfant dort par terre,
Il semble si serein, avec son ours qu’il serre,
Récupéré hier, sur le bord du chemin,
Quand pleurant doucement, il a trompé sa fin.

Quelquefois, aimer, n’est que paravent de lâche,
Une façon d’oublier, ce qui en nous fait tâche,
Mais que se passe t-il, quand notre cœur est pris ?
Que nous trouvons souvent, notre surmoi surpris ?

Nous respectons règles et culture textuelle,
Qui s’accommodent mal, de nos élans sexuels,
L’amour ne serait-il, que façon de justifier ?
Ce que l’égo renie, l’animal crucifié ?

L’enfant est toujours là, ses 2 yeux grands ouverts,
Pourrissant lentement, sur un lit de prés verts,
Car personne n’a su, écouter les pulsions,
"Monstres" contrôlables, pathétique passion !

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MessageSujet: Où est l’étoile…   Mer 18 Avr 2007 - 10:59

Le secret du bonheur, réside dans l’approche,
Que l’on fait du désir, mais suffisamment proche,
De la droite ligne, de notre cœur ci gît,
L’abondance ne doit pas générer l’orgie.

Jouissons de notre vue, véritable affaire,
Respirons ce parfum, embaumant l’atmosphère,
La pêche juteuse, ne se dévore pas,
L’on caresse sa peau, le velouté appât.

Alors nos dents croquent, dans sa chair délicate,
Le jus coulant à flot, accueillant l’effet qat,
Donnerons nous libre court à nos sentiments ?
Les entend t-on pousser, dans notre firmament ?

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MessageSujet: Stances d’un riche à Nicolas   Lun 30 Avr 2007 - 22:47

(Adaptation libre de « Stances à un cambrioleur » de Georges Brassens)


Prince des libéraux de la cambriole,
Toi qui eus le bon goût d’étaler ta maison,
Jusqu’à ce que l’on colporte tes gaudrioles,
En ton honneur j'ai composé cette chanson.

Sache que j'apprécie à sa valeur le geste,
Qui te fit fermer la porte en arrivant,
De peur que l’étranger n'apportasse la peste,
Des voleurs comme il faut c'est rare de ce temps.

Au peuple, tu laisseras que strict nécessaire,
Des boulots précaires leur quotidien sera,
Pour que nous profitions de ce que tu nous sers,
Quel investissement mon salaud tu feras.

Autre signe indiquant toute absence de tare,
Respectueux du gros capitaliste tu n'as,
Pas donner aux pauvres à Neuilly moindre are,
Solidarité sainte du profitanat.

Pour toutes ces raisons vois-tu, je t’élirai,
Sans arrière-pensée après mûr examen,
Ce que tu veux, petit, je te le donnerai,
Ça pouvait pas tomber en de meilleures mains.

D'ailleurs moi qui te parle, avec mes maisonnettes,
Si je n'avais pas dû hériter du succès,
J'aurais tout comme toi, su virer malhonnête,
Je serais devenu ton complice, qui sait ?

En vendant l’image, prends garde au marchandage,
Ne vas pas lâcher vérité aux journalistes,
Tiens leur la dragée haute en évoquant l'adage,
Qui dit que celui qui paie tient à jour la liste.

Fort de ce que je n'ai pas voté la Royal,
Tu es tenu quand je te siffle de venir,
Ta moindre compassion tuerait le loyal
Reste je t'en prie l’égoïste souvenir.

Président, mon ami, que ton mal me profite,
Que Mercure te préserve de la bonté,
Et pas trop de remords, d'ailleurs nous sommes quittes,
Ne te dois-je pas ma fortune à compter.


Post-scriptum, si le vol est l'art que tu préfères,
Ta seule vocation, ton unique talent,
Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires,
Et tu auras toujours tes flics comme chalands.

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MessageSujet: Renversement   Mer 9 Mai 2007 - 16:44

Sur notre terrasse, où souffle une brise,
Un soleil éclatant, coule jusqu’à la frise,
Impudique accueil, qui me fait penser elle.

Contemplant ce bonheur, j’ouvre nombreuses portes.

Inconnue trouvaille, pour déployer nos ailes,
Dans notre baignoire, ma quête finissant,
Exposée à jamais, dans son bain rouge sang.

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MessageSujet: Re: Grains de mots d'un sousmarin au fil du temps...   Jeu 10 Mai 2007 - 9:56


c'est superbe sousm'
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MessageSujet: Faim et fin   Ven 18 Mai 2007 - 11:13

Dans vie aride
Le temps affole
Manques humides
Sur la peau collent

Goutte de pluie
Désir qui hante
Ce cœur réjouit
Qui nous enchante

Chaussée glissante
Regard serré
Désir qui hante
Est enterré

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MessageSujet: Re: Grains de mots d'un sousmarin au fil du temps...   Sam 19 Mai 2007 - 11:07

Rythme haché, phrases lapidaires
associe pensées
phases binaires
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MessageSujet: Naissance de la terrreur   Lun 4 Juin 2007 - 18:23

Finesse du tissu, nous envoie dans la tente,
La douce lumière, de ton aube naissante,
Ton visage reçoit, ce message du ciel,
Et ta peau si belle, prend la couleur du miel.

Dehors l’oiseau chante, appelant sa compagne,
Mettant en sonore, l’éclatante campagne,
Je ne peux m’empêcher, d’esquisser un sourire,
Lorsque l’homme en blanc, nous prépare au pire.

Quand vos nains parlent du mérite de leurs pairs,
Notre enfant est mort, votre ailleurs en guerre,
Dans mon cœur maintenant, les couleurs m’illuminent,
Lorsque je descends seul, tout au fond de la mine.

Je veux de cet air pur, qui nous fait oublier,
Et qui verra aussi, les arrogants plier,
Déchiquetant mon corps, dans la quête du rien,
D’autres espoirs aussi, mourront comme le mien.

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MessageSujet: Robe dans le placard   Lun 18 Juin 2007 - 18:11

L’escargot est petit, il glisse, fait fusion,
Avec cerveau actif, il détruit l’illusion,
La pluie qui est fine, le temps qui est mobile,
Conscience de goutte, ne se fait pas de bile.

Ton corps est toujours là, ton esprit part ailleurs,
Vers des lieux si lointains, profondeur de tes peurs,
Robe dans le placard, n’est que bout de tissu,
Parfum qui flotte s’évapore sans issue.

Quand le froid m’envahit, que j’habille mon âme,
D’un doux, profond et si chaud souvenir de femme,
Je ne peux que panser, cette chair si aimée,

Et pleure doucement, celle qu’on dit Mémé,
Traversant champ glacé, en pleine chute libre,
J’aperçois bien plus bas, mes peurs… en équilibre.

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MessageSujet: Le chien et les rats   Ven 22 Juin 2007 - 11:10

Le chien et les rats
(libre adaptation du « Le loup et le chien » de Jean de La Fontaine)




Point de loup dans cette histoire,
Tant le chien faisait bonne garde.
Mais rats qui passaient un triste soir,
Virent le gras roquet qui s'était installé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Les rats l’eussent fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille,
Et le roquet, pouvoir autour de la taille
Pour se défendre hardiment.
Les rats donc l'abordent humblement,
Entre en propos, et lui font compliment
Sur son arrogance, qu'ils admirent.
Il ne tiendrait qu'à vous, beaux sires,
D'être aussi égocentrique que moi, leur repartit le chien.
Servez les riches, vous ferez bien:
Les pauvres sont misérables,
Ils ne veulent pas payer ces pauvres diables,
Tous ces frais de bouche dont nous avons faim.
Car quoi ? nous voulons ce luxe étalé.
Et avoir aussi ce teint halé.
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
Les rats reprirent : Que nous faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le chien : se nourrir sur les gens
Faire fuir ceux qui n’ont rien, les mendiants ;
Flatter ceux qui ont tout, aux puissants complaire ;
Moyennant quoi votre salaire
Sera fortes récompenses en toutes circonstances :
Yacht de luxe et de quoi se remplir la panse,
Sans parler de mainte promesse.
Les rats déjà se forgent une félicité
Et regardent le roquet avec tendresse.
Chemin faisant, ils voient le col du chien pelé :
Qu'est-ce là ? lui disent-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
Mais encore ? Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché? disent les rats : vous ne vivez donc pas
Comme vous voulez ? Pas toujours, mais qu'importe ?
Il importe si bien, que tous vos repas
Qui sont si tentants en quelque sorte,
Méritent bien de renier, même un trésor.
Cela dit, les rats s’installèrent, et ministres encore.

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MessageSujet: Plusieurs cordes…   Dim 1 Juil 2007 - 18:35

Qui n’a jamais connu, amour désespéré,
Passion dévorante, qui nous rend fou à lier,
Travail accaparant, nous ne pouvons qu’errer,
Vainement nous tournons, en demande d’alliers.

Nous voulons encore, une dose de plus,
De ce poison aimé, qui nous dévore l’âme,
Cette quête ronge, véritable lupus,
Notre joie de l’instant, occultée par la came.

Notre nuit intérieure, a toujours un chemin,
Qui accroche la vie, que d’une seule main,
Mais quelque soit son nom : travail, amour, passion,

Corde unique rime avec destruction,
Le bout de celle-ci, amène dans l’impasse,
Vide, nous explosons, quand ce mince fil casse.

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MessageSujet: Le prince charmant dans le miroir   Lun 23 Juil 2007 - 12:35

Vous qui, jeune fille, guettait prince charmant,
Oubliant de chercher, un fabuleux amant,
Unis vous ne serez, qu’en vous fermant les yeux,
Souvenir fabriqué, ne peut mener aux cieux.

Vision qui est formée, à travers nombreux filtres,
O quête de l’élu, vous préparez vos philtres,
Unique il sera, que si l’on veut bien voir,
Souvent le rêve n’est, que dans votre miroir.

Regardez le vraiment, sans y mettre le père,
Explorez ses recoins, même moindre impair,
Grattez carapace, au-delà du crapaud,
Allez vraiment ailleurs, sans siffler dans l’appeau.

Regardez le vraiment, sans y mettre le fils,
Désir si conforme, qu’il en devient factice,
Etonnez la nature, ne portez pas la peine,
Zappez votre prince, vous serez une reine.

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MessageSujet: Re: Grains de mots d'un sousmarin au fil du temps...   Lun 23 Juil 2007 - 21:48

Ton dernier poème me plait beaucoup Sousm'...bravo!
Quelle envolée, que de vérités...chapeau bas :farao:

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Après tout, la meilleure façon de parler de ce quel'on aime est d'en parler légèrement.
Albert Camus
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MessageSujet: Re: Grains de mots d'un sousmarin au fil du temps...   Mar 24 Juil 2007 - 10:16

beau poème sousm' ! il me rappelle une copine, sauf qu'elle, elle a plutôt tendance à avoir des amants aux allures de prince mais n'arrive pas à jouer la princesse...
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