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Les gens...

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monilet
Sage de la littérature



Age : 57
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MessageSujet: Re: Les gens...   Dim 18 Nov 2007 - 13:14

Mini-portrait : le tracassier.

Il se complaît dans le drame. Quand il ne le vit pas, il le crée.
Ça lui donne de l'importance : il se sait exister.
Il se morfond de sa malédiction mais l'alimente à souhait.
C'est un chieur, un fouille-misères.
Bien sûr il n'a rien fait : on l'accable, c'est scandale !
Toujours en quête de bonheur, il l'éloigne de lui avec ardeur, le tracassier...
_________________
(PASSAGE) Toi moi ton amour mon amour notre monde comme de nuages et d'ombre des vaisseaux de beauté
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sousmarin
Sage de la littérature



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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 22 Nov 2007 - 3:02

L’écolière

Couettes au vent, elle courait à en perdre haleine pour retrouver Mimi, son hamster préféré…depuis qu’elle l’avait, ses progrès en sport étaient fulgurants.
Son itinéraire parfaitement assimilé, elle slalomait dans les rues quand, soudain, en passant devant un terrain en friche, une main calleuse l’happa par ses cheveux.
Elle se retrouva couchée sur le sol, un homme sur elle, la bâillonnant de ses doigts si durs.
A ce moment là, elle se rappela ce que lui disait son père sur le point sensible des hommes ; alors, de toutes ses forces, levant son petit pied chaussé d’un soulier verni et au cuir lui aussi dur, elle frappa entre les cuisses de l’agresseur.
En arrondissant la bouche de surprise, il se coucha sur le côté pour une raison qui n’était pas celle qu’il espérait, il y a encore quelques minutes…elle put alors dégager la main et hurler au secours. Des gens arrivèrent, puis l’homme fut emmené par des policiers.

Elle se réveille en sueur de ce cauchemar, se rappelant ce que son père rajoutait à ses conseils : Méfie toi des étrangers.
Quelques jours plus tard, elle hurlera au secours contre son oncle.
« Pourquoi es tu si malheureux » demandera t-elle à son père…
_________________
Tout lecteur se rend compte que même en lisant continuellement, il ne lira qu’une partie infinitésimale de tout ce qui a été écrit. Comme beaucoup d’humains confrontés à leur faiblesse, il devrait en retirer une leçon d’humilité et non de dépit.
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Babelle
Sage de la littérature



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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 22 Nov 2007 - 12:21

Les gens de novembre 2007...

« -Nous sommes des STF (sans tribunal fixe) ! »
-précisa le bâtonnier devant la caméra de FR3, avant de s’allonger sur l’asphalte de l’entrée de l’autoroute où les avocats campaient depuis trois jours déjà avec leurs conseillers prud'hommes et magistrats.
Les juges et assesseurs, pour rejoindre le noyau protestataire, se frayaient tant bien que mal un passage entre les voitures rendues au blocage que leurs conducteurs avaient dû abandonner faute de pouvoir faire demi-tour.
Jurés, conciliateurs, médiateurs, enveloppés dans les couvertures de survie que les pompiers de région les avaient enjoint à revêtir pour la nuit, ne levèrent même pas la tête. Le jour n’était pas levé.
Harassés par l’inconfort des dernières 48 heures, le manque de sommeil, le froid qui persistait et l’échec des manifestations qui avaient précédé, chacun se recroquevillait sur sa surface de matelas à même le sol avec l’espoir de dormir encore un peu.
L'architecture de l'institution judiciaire du premier degré campait au pied des trente huit cabines automatisées qui avalaient leur droit de passage aux milliers de conducteurs jetant un par un nonchalamment chaque matin et chaque soir leur monnaie dans le ventre hideux de chaque balance métallique sur le front de laquelle était inscrit : « faites l’appoint ».
-S’étaient couchés là les juridictions spécialisées autonomes, les juridictions spécialisées non autonomes, employés des TGI, des TMI et des TPI, ceux des tribunaux paritaires, tribunaux des Pensions, tribunaux de Commerce, conseillers de prud'hommes et d’affaires sanitaires et sociales. Prud'hommes pécheurs et tribunaux maritimes commerciaux avaient été les derniers à rejoindre le site quand affluèrent les forces de police que la Ministre de l’Intérieur M A-M depuis la Place Beauvau avait cru bon de devoir envoyer avec l’injonction de ne pas tirer.
La DGPN se tenait donc à l’écart entre la DDSC et la DLPAJ sur les aires de repos de proximité, attendant que les journalistes se lassent et rejoignent leurs QG respectifs.
Non seulement aucun ne se lassait mais une file de près d’un kilomètre de marcheurs anonymes avait commencé de se tisser en empruntant la voie de droite. Foule composite des propriétaires de voitures bloquées, ambulanciers, curieux, conseillers généraux, élus locaux, maires des communes avoisinantes...
Des thermos de café circulaient avec des petites tasses et cuillères en plastique blanc.
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Me suis mise en bord de mer Suis un peu mélangée De quoi j'ai l'air
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Stell_A
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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 22 Nov 2007 - 14:27

A si elle pouvait être vraie cette capacité des professions judiciares à se mobiliser autant !
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feuilllle
Sage de la littérature



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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 22 Nov 2007 - 16:33

Très interessant Babelle .
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"La blancheur des ébènes ’ au soleil n’est pas sombre
Les ivoires deviennent ’ dans la nuit couleur d’ombre..."
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Babelle
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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 22 Nov 2007 - 20:26

feuilllle a écrit:
Très interessant Babelle .
Non, pas très, même pas une histoire... Mais je me suis rendu compte ce matin que je ne passais jamais par là... Vos textes sont très beaux, émouvants (Molinet, sousmarin et les autres...). Je n'ai pas eu le temps de tout remonter mais j'aime beaucoup ce portrait du "tracassier", et celui qui suit m'émeut.
Bravo!
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monilet
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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 22 Nov 2007 - 21:53

Les Maudits.

L'un pense " Je me suis trompé sur toi". L'autre, de même.
L'amour a duré quelques mois.
Soudain, éblouissant, indicible.
Et ce côté tangible du rêve les a fait s'accrocher. Des mois et des mois, presque des années : retrouver la splendeur, retrouver la Beauté !
Mais l'enlisement s'enkyste ; avec des rémissions, comme les derniers éclairs, attardés, d'un orage d'été.
Tout les fait à présent s'opposer. Leur violence seule témoigne de l'amour immergé.
Ils n'osent plus se parler.
Alors chacun souffre en son silence et médite le temps d'avant, aujourd'hui inoubliable provocation, malédiction.
Un impossible rêve qu'ils ne veulent clôturer : c'était si bien alors !

Ils ne se sont pas trompés.
La personne qu'ils regrettent existe, seulement - maintenant hors de portée.
_________________
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Steven
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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 29 Nov 2007 - 1:38

La serveuse

A Ménilmontant, derrière un comptoir, il y avait une petite rouquine aux yeux noirs. Ses yeux noirs, sombres, atténuaient le flamboiement de son visage encadré par ses cheveux de feu. Les clients le disaient : "Elle est là depuis toujours !" Pourtant elle était jeune même si dans ses yeux brillait une lueur sombre d'un autre âge. Elle tenait son bar, l'ouvrait tous les matins à 7h00 et y était présente chaque minute jusqu'à 22h00 tous les soirs. Malgré cela aucun client, aucun habitant ne pouvait dire qu'il la connaissait, qu'il était intime avec elle.
Car elle ne disait rien, "pas même merci ou à demain". De sa bouche jamais aucune parole ne sortait, jamais un mot ne franchissait ses lèvres. Elle était présente, servait, nettoyait, écoutait les histoires, était la cible de blagues salaces... Mais elle ne disait rien ! Pourtant son bar ne désemplissait pas ; les clients attirés par cette jeune femme pleine d'expérience se pressaient au comptoir à toutes heures, le matin pour le café, le soir pour l'apéritif. Et elle ne disait rien.
Pourtant en ce soir-là de décembre, les clients présents virent un sourire naître sur ses lèvres. Un sourire né "de cet homme poussant la porte". Cet homme massif, brun, dont le visage restait dans la pénombre même en pleine lumière. Il racontait des histoires d'une voix forte, des histoires venues d'ailleurs, un ailleurs qui touchait la serveuse. En l'écoutant; elle était submergée, prête à laisser son bar, à abandonner ses clients. Chaque mot entendu la transportait, la faisait voyager vers des rivages inconnus où elle aurait, enfin, vécu. Et cet homme tonnait, commandait, criait. Et tous les clients fascinés l'écoutaient. Mais quand il lui a parlé à elle c'était pour demander "Combien ça fait ?"
Citation:
Alors elle a dit "C'est pour la maison" et dans le bistrot ça a fait sensation. Alors il est parti comme il était venu arraché par la rue !"

Il est parti, emportant avec lui cet ailleurs, ses rivages, la laissant derrière lui.
Et elle a retrouvé son silence, mais un silence masquant des rêves et des illusions. Un silence douloureux confronté à son quotidien.

Texte inspiré par la chanson J'ai soif de la vie de Mano Solo

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Vie et rêves sont les feuilles d'un même livre
Arthur Schopenhauer
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Queenie
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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 29 Nov 2007 - 13:04

superbe texte !! tiens moi il m'a rappelé Julie de Mano Solo content
_________________
La mort vit en vous rongeant votre innocence et vos espoirs, et à la fin ne demeurent pour vous que la terre, la densité de la terre, le pouvoir et le triomphe éternels de la terre.
[P. Auster]
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Babelle
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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 29 Nov 2007 - 18:58

Ta Julie nous amène à Chinchin Queenie. Et je ne trouve pas J'ai soif de la vie de Mano Solo.
A la place, juste pour aujourd'hui :
Je suis venu vous voir
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Steven
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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 29 Nov 2007 - 19:51

Le titre exact c'est Soif de la vie. Excusez-moi pour l'imprécision.
Je suis un grand admirateur de Mano Solo et celles que vous citez font partie de mes préférées avec Une image et Le monde entier
Je vais peut-être réfléchir à un fil sur Mano Solo, poète, musicine, chanteur, peintre, et j'en passe...
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Babelle
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MessageSujet: Re: Les gens...   Jeu 29 Nov 2007 - 20:04

alors viens par ici
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monilet
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MessageSujet: Re: Les gens...   Mer 30 Jan 2008 - 10:28

Mal-être inattendu


Le train est à l'arrêt. Trois minutes au moins qu'il a fini de se remplir à cette petite gare. La voiture est à présent presque totalement occupée.
Et on ne part pas.
Elle est assise sur l'un des deux seuls sièges qui font face aux rangées de "voyageurs".
Immobiles. Il flotte dans l'air une gêne discrète, un je ne sais quoi de pesant.
Silence quasi total. Les yeux se cherchent, inexpressifs, puis se fuient.
Certains lisent encore. Eux n'ont pas à se chercher une contenance que peut-être ils simulent.
Chacun perçoit obscurément que quelque chose n'est pas ordinaire.
C'est l'attente. Elle se prolonge et le malaise s'épaissit.
Enfin le grondement sourd des moteurs qui montent en puissance, annonciateurs du départ proche.
Les gens bougent un peu, les respirations se décrispent. On les sent libérés.
Le monde est redevenu normal.
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sousmarin
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MessageSujet: Re: Les gens...   Mar 19 Fév 2008 - 21:38

Le mort-vivant

- Un enterrement montre les individus tels qu’ils sont.
- Pourquoi tu dis cela, Emma ?
- Parce que cela symbolise notre précarité. Un être que nous avons connu a vécu, il s’est manifesté à notre regard. Il emmagasinait un nombre considérable d’émotions, d’expériences et de capacités et là, en une fraction de seconde, son âme a disparu, son passé s’est évaporé et son avenir n’existe plus pfffft…
- Ben, certains te diront que rien n’a disparu.
- Connerie.
- Tu sais, ce qui fait la valeur de la vie c’est aussi sa perte.
- Ah oui…et si je mourrais demain, tu tiendrais toujours le même discours.

L’homme blêmit et quitta son air pontifiant.
- Tu as eu des nouvelles de l’hôpital ?
- Je vois que tu as quelques difficultés à harmoniser idées et réalités, dit-elle en souriant.
Reprenant un air sérieux, elle ajouta que le problème n’était pas l’hôpital mais leur couple et méthodiquement elle se mit à détruire son amant, à frapper là où ça fait mal…de plus en plus fort. Son travail de sape fini, elle quitta la table et sans même un salut, partit.

Emma rentra chez elle et s’endormit douillettement, soulagée et sans l’ombre d’un regret.
Sur la table trônait un papier où, dans des termes harmonieux et soigneusement choisis, l’hôpital lui annonçait que son enterrement aurait lieu dans les 6 mois.
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monilet
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MessageSujet: Re: Les gens...   Mer 20 Fév 2008 - 23:15

Malle sanglante

Pierre Truzimu marchait là, au beau milieu du champ, dans la gadoue qui ça et là giclait de dessous ses chaussures de ville pour venir atterrir mollement avec un petit « slasschhh » sur ses bas de pantalon au pli impeccable.

— Olé, ça va barder ce soir, avec ma virago, merde ! Pourvu qu’elle soit d’humeur, sinon elle va me chanter un de ces cantiques !!
Pierre était un aficionado…
Il atteignit enfin le tertre que Froissard, son associé, lui avait décrit et ne fut pas long à découvrir l’espèce de trou qui se trouvait là, au pied des trois chênes. Un morceau de métal vert y luisait d’un éclat mat au travers du rectangle minuscule de ce qui paraissait être l’ouverture d’une cachette très bien dissimulée.
Un frisson d’excitation mêlée de peur le parcourut quand il réussit à y introduire la main. Il palpa précautionneusement de droite et de gauche et finit par trouver, vers le bas, une sorte d’anneau. Doucement il le tira et cela libéra un panneau qu’il n’avait pas remarqué, au sol, parfaitement recouvert de mousses et de terre.
Au fond de la planque, la malle dont Froisard lui avait parlé.
Il sentit la sueur lui descendre dans le dos.
Il tendit la main. La cantine n’était même pas cadenassée. Avec crainte il bascula le couvercle et ne trouva qu’un buvard. Un peu remis, il souleva le dessus. Dedans, une lettre cachetée à la cire.
— Voilà bien des mystères, se dit-il, complètement rassuré à présent.

Froissard et lui étaient détectives associés et depuis un mois ils travaillaient pour le compte d’un homme qui leur avait demandé de filer sa femme dont le comportement lui semblait étrange.
Froissard l’avait vue, par une nuit claire de nouvelle lune, venir jusqu’à ce lieu et s’activer près de la cachette. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien tramer ?
Fébrile, il décacheta la lettre.
« Bande de pooucs (sûrement une coquille !) J’ai deviné votre manège depuis des semaines. Allez donc vous faire voir chez les grecs ! »
À demi groggy, il se redressa lentement et s’éloigna d’un pas serpentin, tentant de se consoler d’un : « Allez, mon Pierrot, tu en verras d’autres».
Mais qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir dire à son client qu’il avait jour après jour tenu au courant des progrès de ses démarches ?
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